GUERRE 1914-1918

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        Les textes en vert proviennent de l’encyclopédie « Mémoires du XXème siècle de Bordas »

        Les textes en marron proviennent d’un éphéméride du Courrier Picard

(il apparaît que les faits peuvent être à des dates légèrement différentes)

 

 

 

Jeudi 1er octobre 1914.

Dix-septième jour de la bataille de l'Aisne : violent combat dans la région de Roye, entre Noyon et Amiens.

Les Français progressent du côté de Verdun et dans la Woëvre du coté de Toul.

Les Belges repoussent les attaques des Allemands à Anvers et réoccupent Malines.,

En Galicie, les Russes, qui ont investi Przemysl, s'approchent de Cracovie et pénètrent en Hongrie.

A Tsing-Tao, les Japonais bombardent des forts allemands.

(3) Le quotidien socialiste Vorwärts, suspendu pour une durée indéterminée le 28 septembre, est autorisé à reparaître, après que les autorités militaires allemandes eurent reçu l’engagement que le journal ne parlerait plus de « lutte des classes »

           (4) D’important groupes d’habitants de Tournai arrivent à Lille, fuyant devant les Allemands.

Vendredi 2 octobre 1914.

Dix-huitième jour de la bataille de l'Aisne : continuation de très violents combats aux environs de Roye; les attaques des Allemands sont toutes repoussées. Dans la région d'Arras, les Français ont dû légèrement reculer.

Des Zeppelins lancent sans résultat des bombes sur Compiègne.

Aux abords de Saint-Mihiel, il n'y a plus d'Allemands sur la rive gauche de la Meuse.

Les Belges continuent à repousser les incessantes attaques des Allemands contre Anvers.

Les Russes chassent les Allemands qui bombardaient Ossowetz (place forte de- Russie, près de la frontière de la Prusse orientale, au S. d'Augustovo).

Les Serbes et les Monténégrins avancent en Bosnie.

           (3) Le ministre de l’Intérieur Louis-Jean Malvy accorde aux tchèques résidant en France le même statut qu’aux ressortissants des nations alliées.

           (4) Arras est l’enjeu d’une grande bataille. Les Allemands attaquent en force les français résistent.

 

Du jeudi 1er au vendredi 9 octobre

(2) Bataille d'Arras

 

Samedi 3 octobre 1914.

Dix-neuvième jour de la bataille de l'Aisne: continuation de très violents combats; les Allemands reçoivent des renforts provenant du centre de l'armée.

Dans l'Argonne, l’armée du Kronprinz est refoulée au nord de la route de Varennes-la-Harazée-Vienne-la-Ville (ville de la Marne, au S.-E. de Ville-sur-Tourbe).

En Woëvre, les Français avancent.

          Les Allemands bombardent Anvers.

          Quatre corps d'armée allemands sont rejetés sur le Niémen; la ville d'Augustovo (ville de Russie,

Le Kronprinz avec ses troupes

sur la frontière de la Prusse orientale) est prise par les Russes.

En Galicie, les Autrichiens reculent on désordre jusqu'au delà de la Vistule.

En Bosnie, les armées serbe et monténégrine marchent vers Sarajevo.

La flotte franco-anglaise commence le bombardement de Pola, l'arsenal maritime de l'Autriche sur l'Adriatique.

(2) Un premier bataillon canadien (de 32 000 hommes) est mobilisé pour aller se battre en Europe.

           (4) Lille est (ré)occupée par un détachement de territoriaux et un régiment de cavalerie.

Dimanche 4 octobre 1914.

Vingtième jour de la bataille de l'Aisne: l'aile gauche de l'armée française prend l'offensive sur divers points dans les environs d'Arras.

Construction de tranchées allemandes

Des tranchées allemandes sont prises dans la région de Soissons.

En Woëvre, les Français avancent entre Apremont (au N. de Varennes) et la Meuse et sur le Rupt-de-Mad.

L'armée du Kronprinz continue à reculer en Argonne.

Le Président de la République se rend sur le front des armées françaises.

Les Allemands continuent de bombarder les forts d'Anvers.

(1) Les troupes allemandes et autrichiennes avancent jusqu’à la Vistule

(2) Publication en Allemagne du Manifeste des 93 qui montre le soutien univoque des intellectuels allemands à la politique impériale.

(3) Après l’expulsion le 3 septembre du prince de Wied, le général ESSAD pacha est élu président du gouvernement provisoire d’Albanie

           (4) Lille est bombardée.

           (4) Malgré l’échec de l’offensive française pour reprendre Douai, l’armée française réussit à tenir Arras. Les Allemands se déplacent rapidement vers les Flandres. Lens Comines, Poperinge, Bailleul, Mouscron sont ocupées par les Allemands.

Lundi 5 octobre 1914.

Vingt et unième jour de la bataille de l'Aisne : les Allemands reçoivent près d'Arras des renforts considérables, les Français perdent un peu de terrain.

Attaques incessantes des Allemands, toutes repoussées, dans l'Argonne et sur les Hauts-de-Meuse.

Les armées serbe et monténégrine commencent l'attaque de Sarajevo.

Ailleurs, situation à peu près stationnaire.

(1) Le gouvernement Serbe quitte Belgrade pour se replier sur Skopje

           (2) Premier duel aérien de la guerre près de Reims : un biplace Aviatik allemand est abattu à la carabine par des Français.

(3) Dans la région des Beni-Chougrane (Algérie), l’attaque menée par des insurgés contre l’administrateur de la commune de Mascara fait 2 morts. La commission sénatoriale de l’Algérie, après une répression sanglante, annonce 17 condamnations à mort.

           (4) Tourcoing et Wattrelos sont occupées.

Mardi 6 octobre 1914.

Vingt-deuxième jour de la bataille de l'Aisne : l'aile gauche de l'année française s'étend de plus en plus en livrant sans cesse des combats acharnés. Des masses considérables de cavalerie allemande se montrent dans la région de Lille.

Les armées alliées progressent au nord de Soissons et un peu aussi au nord des Hauts-de-Meuse.

Les Belges défendent énergiquement Anvers.

En Prusse orientale, les Allemands continuent à reculer devant les Russes.

Les Japonais s'emparent des îles (allemandes) Marschall (îles du Pacifique, au N.-E. des îles Mariannes et Carolines); les Allemands font une faible résistance.

           (4) Arras est lourdement bombardée.

           (4) Le gouvernement belge se retire à Ostende. Les Allemands enfoncent la ligne de la Nethe, le bombardement direct de la ville va commencer.

Mercredi 7 octobre 1914.

Vingt-troisième jour de la bataille de l'Aisne : violents engagements de cavalerie vers Armentières, les Allemands sont refoulés jusqu'au delà de Lille.

Dans la région de Roye, les Français reprennent le terrain perdu le 5 octobre. — Six drapeaux allemands sont transportés aux Invalides.

Ailleurs, situation à peu près stationnaire.

           (4) 11ème jour de la bataille de l’Artois.

           (4) Adolf Hitler, agent de liaison sur le front de la Somme, est blessé à la jambe.

           (4) L’évacuation d’Anvers commence.

Jeudi 8 octobre 1914.

Vingt-quatrième jour de la bataille de l'Aisne : les combats de cavalerie s'étendent presque jusqu'à la mer du Nord; les forces allemandes reculent un peu au nord d'Arras; continuation de très violents combats à Roye, où nous avançons un peu, ainsi qu'au nord de Hattonchatel.

Entre Saint-Mihiel et Verdun, les Allemands sont repoussés, ainsi qu'à Apremont, en Woëvre.

Les Allemands bombardent violemment Anvers; les Allemands subissent des pertes énormes, les femmes et les enfants évacuent la ville, le gouvernement se rend à Ostende, mais le roi reste à Anvers à la tête de l'armée.

Les Russes poursuivent leur offensive en Prusse orientale; violents combats à la frontière,  à l'ouest de Suwalki (ville de Russie, près de la frontière de la Prusse orientale, au N. d'Augustovo).

 

Vendredi 9 octobre 1914.

Vingt-cinquième jour de la bataille de l'Aisne : engagements de cavalerie un peu confus au nord de Lille et de La Bassée (chef-lieu de canton (Nord), à 28 kilomètres S.-O. de Lille); violents combats dans les régions de Lens, Arras, Bray-sur-Somme (à 18 kilomètres Ouest de Péronne), Chaulnes (à 18 kilomètres S.-O. de Péronne), Roye, Lassigny; l'action, particulièrement vive aux environs de Roye, est avantageuse pour les Français.

En Woëvre, lutte d'artillerie sur tout le front.

La maison de M. Poincaré est bombardée à Sampigny (Meuse).

             Les Allemands, croyant le Président de la République dans Reims, recommencent le bombardement de la ville.

Anvers, furieusement bombardé, est forcé de capituler, mais l'armée belge peut rallier Ostende et Bruges, après avoir fait subir à l'armée allemande des pertes énormes.

En Prusse orientale, les Allemands sont en pleine retraite, les Russes s'emparent de Lyck (petite ville de la Prusse orientale, à l'O. d'Augustovo).

M. Poincaré

En Galicie, le siège de Przemysl se continue avantageusement pour les Russes.

             Des aviateurs anglais détruisent, à Dusseldorf, des Zeppelins remisés.

(1) Le gouvernement se replie à Sainte-Adresse près du Havre.

(2) L'armée belge se retire d'Anvers. Les derniers forts de la rive gauche, protégeant la retraite vers la côte, succombent un à un.

(3) Signature d’un accord secret conclu par Sergueï Sazanov, ministre russe des Affaires étrangères, et le président du conseil roumain Ion Bratianu en vertu duquel la Roumanie pourra annexer les territoires austro-hongrois qu’elle réclame si elle garde une neutralité bienveillante à l’égard de l’Entente.

           (4) Les Français commencent à évacuer Lille.

           (4) Les forces allemandes prennent Merville, Estaire, Armentières et Hazebrouk.

Samedi 10 octobre 1914.

Vingt-sixième jour de la bataille de l'Aisne : continuation, avec de vifs combats, de la bataille de l'Aisne, dans des conditions satisfaisantes pour les armées alliées.

Progrès sensibles vers Saint-Mihiel, malgré de furieuses attaques des Allemands sur les Hauts-de-Meuse.

Mort du roi Charles de Roumanie, dont les tendances étaient franchement germanophiles.

      (3) Mort à Sinaïa de Carol Ier roi de Roumanie, né à Sigmaringen le 20 avril 1839. Proclamé roi le 26 mars 1881, il s’allia secrètement aux Empires centraux dès 1883 mais fut contraint au début de la guerre de choisir la neutralité sous la pression du gouvernement et de l’opinion. Son neveu lui succéde sous le nom de Ferdinand Ier.

Charles de Roumanie

(1) Ferdinand 1er est couronné.

           (4) Le détachement qui évacuait Lille la veille reçoit l’ordre de réinvestir la ville.

           (4) Combats autour de la mairie pour libérer le maire prisonnier des Allemands. La ville est bombardée.

           (4) Hazebrouck et Estaire reprises par les Anglais.

           (4) Bataille de La Bassée.

Dimanche 11 octobre 1914.

Vingt-septième jour de la bataille de l'Aisne : la cavalerie allemande bat en retraite vers Armentières; les vives attaques des Allemands dans la région Roye-Lassigny (à 24 kilomètres N. de Compiègne) échouent toutes; nous progressons aussi au nord de l'Aisne et au nord-ouest de Soissons.

           En Woëvre, nous restons maîtres d'Apremont qui est pris et repris après de très rudes combats.

           Deux Tauben lancent 20 bombes sur Paris, dont l'une sur Notre-Dame, et plusieurs dans les environs immédiats; ils tuent quatre personnes.

           (1) Un sous-marin allemand coule le cuirassé russe Pallada.

           (4) Merville est reprise par les troupes anglaises.

           (4) Victoire stratégiques allemande, la prise de Flirey a une influence considérable sur le cours du conflit, coupant la plupart des routes et chemins de fer vers Verdun.

Lundi 12 octobre 1914.

Vingt-huitième jour de la bataille de l'Aisne : les armées alliées ne reculent nulle part et avancent sur plusieurs points; les Allemands échouent dans une nouvelle tentative furieuse dans la région Roye-Lassigny.

Encore un Taube sur Paris.

Vingt-quatre forts résistent encore autour d'Anvers; les Allemands n'occupent encore que les faubourgs.

En Pologne méridionale, entre Ivangorod (ville de Pologne, sur la Vistule, au S.-S.-E. de Varsovie) et Sandomir (ville polonaise, sur la Vistule, à la frontière de Galicie), combats d'artillerie.

(1) Les Allemands conquièrent Gand et Lille.

(3) Evacuée le 9 et bombardée dans la nuit du 11 au 12, Lille est occupée par le Kronprinz de Bavière (VIème armée)

           (4) Lille capitule

           (4) Première bataille de Messines et d’Armentières.

Mardi 13 octobre 1914.

Vingt-neuvième jour de la bataille de l'Aisne : progrès sensibles, surtout vers Berry-au-Bac (village de la Marne, sur l'Aisne, au N.de Reims). Progrès aussi : au nord-ouest de Reims, entre Arras et Albert, dans l'Argonne et sur les Hauts-de-Meuse. Mais Lille, qui d'ailleurs n'était gardée que par un faible détachement territorial, a été occupée par un corps d'armée allemand.

Le gouvernement belge se réfugie au Havre où le Président de la République lui offre l'hospitalité de la France.

           (4) Lille est soumise à un intense bombardement qui affecte essentiellement les quartiers du centre ville et de la gare : 882 immeubles et 1500 maisons sont détruits.

           (4) Lille est aux mains des Allemands, le général major Wahnschaffe prend la direction de la ville.

           (4) Gros combat entre Béthune et La Bassée.

Mercredi 14 octobre 1914.

Trentième jour de la bataille de l'Aisne : progrès confirmés dans la région de Berry-au-Bac, au nord de Reims.

En Belgique, les armées alliées occupent Ypres (ville de Belgique, à 46 kilomètres S.-O. de Bruges). Les Allemands occupent Gand autour duquel se livrent de violents combats.

Les forts d'Anvers résistent toujours énergiquement.

(3) Le premier ministre belge CXharles de Borqueville et son gouvernement se réfugient à Sainte-Adresse, près du Havre

(3) L’armée belge s’établit avec 82000 hommes sur la ligne de l’Yser, de Nieuport à Dixume, tandis que les troupes françaises, appuyées par les fusiliers-marins commandés par le contre-amiral Ronarc’h, atteignent le front Ypres-Merville.

           (4) Bailleul est occupée par les forces anglaises.

           (4) Une contre-offensive franco-anglaise pour reprendre Lille échoue.

           (4) Bruges est occupée par les Allemands.

Mercredi 15 octobre 1914.

           Trente et unième jour de la bataille de l'Aisne et du Nord : au nord de la Lys, les Français prennent Estaires (petite ville du Nord, sur la Lys, à 20 kilomètres S.-E. d'Hazebrouck.), avancent entre Béthune et Armentières, avancent aussi dans la région de Reims, ainsi que sur les Hauts-de-Meuse et dans la Woëvre. Dans les Vosges, des attaques allemandes du côté de Saint-Dié sont repoussées. Les Allemands reprennent, par dessus les lignes françaises, le bombardement de Reims.

           En Belgique, les troupes allemandes atteignent la région de Bruges et de Thielt (ville de Belgique, à 24 kilomètres S.-E. de Bruges).

En Bosnie, combats dans la région de Varsovie, le long de la Vistule, le long du San jusqu'à Przemysl et jusqu'au Dniester.

(1) Le sous-marin allemand U9 coule le croiseur anglais Hawke

           (4) Première attaque aérienne sur Dunkerque.

           (4) La côte belge est atteinte par les forces allemandes.

           (4) Ostende et Zeebrugge sont occupées. La ligne de front s’étend jusqu’à la mer.

Jeudi 16 octobre 1914.

Trente-deuxième jour de la bataille de l'Aisne et du Nord : progrès dans la direction de Lille; l'action de nos troupes s'étend d'Ypres à la mer. Un violent mouvement offensif des Allemands sur Verdun est repoussé.

(3) Pour favoriser l’enrôlement des volontaires algériens, la prime d’engagement créée le 3 août pour un contrat de 6 mois est prolongée pour toute la durée de la guerre et est fixée à 200 francs.

(3) Charles de Gaulle rejoint le 33ème régiment d’infanterie sur le front de Champagne.

           (4) Aubers, Neuve-Chapelle et Armentières sont occupées par les alliés.

           (4) Début de la bataille de l’Yser.

Vendredi 17 octobre 1914.

Trente-troisième jour de la bataille de l'Aisne et du Nord : progrès dans la région de Lille où les Anglais s'emparent de Fromelles (petite ville du département du Nord, au S.-O. d'Armentières) et les Français de Fleurbaix (petite ville du département du Pas-de-Calais, au N.-O. d'Armentières) attaque allemande repoussée sur le canal d'Ypres; progrès du côté d'Arras ainsi que du côté de Saint-Mihiel.

Dans la mer du Nord, l'escadre anglaise coule quatre contre-torpilleurs allemands.

En Pologne, la grande bataille continue.

 

Samedi 18 octobre 1914.

Trente-quatrième jour de la bataille de l'Aisne et du Nord : les Alliés reprennent Armentières; progrès notables dans la région d'Arras et dans celle de l'Oise. Deux violentes attaques allemandes sont repoussées du côté de Saint-Dié.

Les Belges repoussent plusieurs violentes attaques allemandes sur l'Yser.

           (4) Le lieutenant De Gaulle rejoint son régiment sur l’Aisne, dans la région de Pontavert où il reçoit le commandement de la 7ème compagnie

Dimanche 19 octobre 1914.

Trente-cinquième jour de la bataille de l'Aisne et du Nord : les troupes françaises progressent un peu dans la région de Lille; elles atteignent Roulers (ville de Belgique, à 32 kilomètres S.-S.-O. de Bruges) et avancent entre Arras et Roye. Avance aussi sur la rive droite de la Meuse, du côté de Saint-Mihiel.

En Alsace et dans les Vosges, les Français conservent la ligne des cols et occupent Thann (ville de la Haute-Alsace, à 33 kilomètres N.-E. de Belfort).

En Pologne, la bataille de la Vistule se poursuit avec acharnement et semble être à l'avantage des Russes.

(1) Offensive allemande sur l’Yser.

(2) « Course à la mer » entre les Allemands, les Belges, les Français et les Britanniques (oct.-nov.), les Allemands cherchant à atteindre DunkerqueBoulogne-sur-Mer et Calais.

(2) Bataille de l'Yser derrière les inondations tendues par les Belges (fin le 17 novembre).

           (4) Les premières forces indiennes arrivent sur le front de Flandres

           (4) Les forces anglaises ont terminé leur transfert de l’Aisne et arrivent dans les Flandres.

Lundi 20 octobre 1914.

Trente-sixième jour de la bataille de l'Aisne et du Nord : les Alliés repoussent une formidable attaque sur toute la ligne; les combats les plus violents se livrent à La Bassée (petite ville du Nord, à 24 kilomètres S.-O. de Lille), dans la région d'Arras, de Péronne, d'Albert, et aussi dans l'Argonne, sur les Hauts-de-Meuse, dans la région de Champton, entre Verdun et la frontière : ces attaques sont partout repoussées.

Dans la Prusse orientale, sur la Vistule, en Galicie, très violents combats qui semblent favorables aux Russes. Les Autrichiens sont battus et rejetés sur le San.

Le bombardement de Cattaro continue; la flotte autrichienne a vainement tenté une sortie.

(2) Les Allemands battent en retraite devant les Russes dans la boucle de la Vistule.

(3) Le chef de l’Etat-major allemand Erich von Falkenhayn donne l’ordre d’attaquer sur la ligne de l’Yser en commençant par le côte et la région de Dixmude avec comme objectif l’avance sur Dunkerque, Calais et Boulogne (la « Course à la mer »)

           (4) Les 4ème et 6ème armées allemandes mènent l’attaque sur un front de 100 km allant de la met à La Bassée.

           (4) Près d’Arras une attaque allemande est repoussée.

           (4) Combats très rudes autour de La Bassée.

Mardi 21 octobre 1914.

Trente-septième jour de la bataille de l'Aisne et du Nord : combats très violents à l'avantage des armées alliées à l'aile gauche de l'armée, entre la mer du Nord et la région .de Lille, à Dixmude (ville de Belgique, sur l'Yser, à 32 kilomètres S.-O. de Bruges) et à La Bassée. Pas de changement notable au centre et à droite.

Victoire des Russes sur l'armée austro-allemande qui marchait sur Varsovie et qui bat précipitamment en retraite, abandonnant d'importantes positions défensives, perdant de nombreux prisonniers.

(3) Les armées allemandes engagées dans la boucle de la Vistule battent en retraite, prises à revers par les Russes.

           (4) Arras et Dixmude sont lourdement bombardées.

Mercredi 22 octobre 1914.

Trente-huitième jour de la bataille de l'Aisne et du Nord : attaques de plus en plus violentes à notre aile gauche; les

Alliés conservent toutes leurs positions; des attaques très violentes aussi d'Arras à l'Oise sont également repoussées. Les Français avancent en Argonne, dans la Woëvre et au nord de Verdun.

L'armée austro-allemande, en retraite, est vivement poursuivie par les Russes.

(3) A Constantinople, Enver pacha, ministre de la Guerre, est nommé vice-généralissime.

 

Jeudi 23 octobre 1914.

Trente-neuvième jour de la bataille de l'Aisne et du Nord : continuation des combats les plus violents dans la région d'Arras; nous perdons du terrain vers La Bassée, mais nous en gagnons vers Armentières; le beffroi d'Arras est on partie détruit par le bombardement. Au nord de l'Aisne, les Français anéantissent trois batteries allemandes. Quelques progrès vers Verdun et Pont-à-Mousson.

           (4) Foch s’installe à Cassel.

Vendredi 24 octobre 1914.

Quarantième jour de la bataille de l'Aisne et du Nord : de la mer à Arras, nombreuses attaques des allemands, toutes repoussées. Nous progressons à l'est de Nieuport (ville (le Belgique, à 2 kilomètres de la mer du Nord). Les Allemands s'avancent au nord de Dixmude. Avance en Woëvre, — En Argonne, prise d'assaut du village de Metzicourt, point stratégique important commandant plusieurs routes.

En Galicie, plusieurs combats avantageux pour les Russes.

(3) Alors que la guerre semble inévitable entre les Turcs et les Russes, le bureau du parti dachnak de Constantinople envoie une circulaire aux comités provinciaux rappelant la gravité de la situation et la nécessité de maintenir l’ordre pour protéger le peuple arménien. 

           (4) A Arras, les combats atteignent leur intensité maximale.

           (4) Les troupes indiennes arrivent près de Béthune.

Samedi 25 octobre 1914. Quarante et unième jour de la bataille de l'Aisne et du Nord : redoublement de violence des combats sur la côte belge, aux bords de l'Yser que l'ennemi est parvenu à franchir; vives attaques allemandes vers Lille, toutes repoussées. (Combats avantageux dans la Woëvre. En Argonne, un régiment allemand est anéanti. Plusieurs batteries d'artillerie lourde allemande détruites dans les Hauts-de-Meuse.

En Pologne, les Russes font des milliers de prisonniers aux armées austro-allemandes en retraite.

           (4) Bataille de l’Yser (jour 9) : Albert 1er prend la décision de recourir à l’inondation

Dimanche 26 octobre 1914.

Quarante-deuxième jour de la bataille de l'Aisne et du Nord : combats extrêmement violents, surtout en Belgique; les Allemands bombardent Nieuport; les Alliés arrêtent la marche en avant des

Allemands qui ont passé l'Yser, et repoussent des attaques très énergiques entre la Deule (affluent de droite de la Lys, passe à Lens, Lille, Le Quesnoy) et la Somme.

Les Russes franchissent la Vistule près de Solec à la suite de violents combats; ils emportent à la baïonnette les positions ennemies.

Les Autrichiens sont battus au sud de Przemysl sur le San et vers Dolina (ville de Galicie, sur le versant nord des Karpathes).

           (4) Le vapeur français Amiral-Ganteaume transportant plus de  2 000 réfugiés belges est torpillé par un sous-marin allemandau large du Cap-Gris-Nez, il peut-être remorqué sur Boulogne.

Lundi 27 octobre 1914.

Quarante-troisième jour de la bataille de l'Aisne et du Nord : les Alliés, malgré de très vives attaques, progressent vers Ypres et au sud de Dixmude; partout ailleurs ils conservent leurs positions. Violents combats d'artillerie de Soissons à Reims, dans lesquels plusieurs batteries allemandes sont anéanties. A Lunéville, une vigoureuse offensive des Alliés rejette les forces allemandes au delà de la frontière.

(1) L’offensive russe fait reculer les Allemands

           (2) Bataille d'Ypres. Vaste offensive allemande déclenchée au nord, à l’est et au sud d’Ypres en Belgique.

(3) Au Cameroun, après la capitulation de Victoria le 2 et de Yabassi le 15, Edéa se rend aux troupes britanniques.

(3) Le commandement belge décide dans la nuit du 26 au 27 d’ouvrir les écluses de Nieuport. L’inondation de la vallée de l’Yser ralentit l’invasion allemande

(3) Au nord, à l’est et au sud d’Ypres, les allemands lancent une violente offnsive, cherchant à réussir au sud ce qui est en train d’échouer au nord.

           (4) Le Kaiser Guillaume II est à Lille, au royal Hôtel. Il repart dès le lendemain.

Mardi 28 octobre 1914.

Quarante-quatrième jour de la bataille de l'Aisne et du Nord : les Alliés avancent au nord et à l'est d'Ypres, du côté de Dixmude où se livre un important combat de nuit. Avance du côté de La Bassée et de Lens. Du côté de Craonne, les Français conservent leurs positions malgré les violentes attaques des Allemands. Avances en Woëvre, dans les bois d'Apremont et de Saint-Mihiel.

En Prusse, des tentatives d'offensive allemandes sont repoussées.

En Pologne, le front de la bataille, qui à environ 100 kilomètres, s'étend au sud de Varsovie; les Russes continuent à avoir l'avantage.

(1) L’empire ottoman lance une attaque contre les ports russes.

           (4) Arrivée à Lille du général Von Heinrich, nouveau gouverneur.

           (4) Neuve Chapelle est reprisepar les forces britanniques.

 

Jeudi 29 octobre 1914.

Quarante-cinquième jour de la bataille de l'Aisne et du Nord : légers progrès des Alliés en divers points, notamment entre

Ypres et Arras. De nouvelles attaques des Allemands ont échoué. Divers rapports confirment les pertes énormes subies par les Allemands dans le Nord.  Nous avançons dans la forêt d'Apremont.

L'Académie française rédige une protestation contre les actes d'inutile barbarie commis par les Allemands.

(1) Poincaré vote à l’Institut, une protestation contre l’appel des intellectuels allemands qui repoussent la responsabilité de leur gouvernement dans le déclenchement du conflit.

Plusieurs avions ennemis essaient, sans succès, de voler sur Paris; on leur fait la chasse: ils lancent des bombes sur Béthune et tuent quelques femmes et quelques enfants.

En Galicie, les Russes font plus de 10 000 prisonniers autrichiens.

La cavalerie russe s'empare de Radom.

(3) Les cuirassés allemands Göben et Breslau, cédés au Turcs le 12 août après une vente fictive, bombardent Odessa et les côtes méridionales de la Crimée

 

Du 29 octobre au 20 novembre :

(2) Les Turcs bombardent les côtes russes de la mer Noire.

 

Vendredi 30 octobre 1914.

Quarante-sixième jour de la bataille de l'Aisne et du Nord : violentes attaques énergiquement repoussées par l'armée anglaise. A l'extrême gauche, les inondations provoquées par l'armée belge dans la partie inférieure de la vallée de l’Yser forcent l'ennemi à se replier et à repasser l'Yser, sous la vive canonnade des Belges et des Français.

         Avance des Anglais qui reprennent le terrain qu'ils avaient dû céder au nord de La Bassée.

Partout les Français tiennent bon, malgré de nombreuses et très vives attaques.

front anglais

Partout les Français tiennent bon, malgré de nombreuses et très vives attaques.

Dans la mer Noire, des vaisseaux turcs attaquent trois villes, coulent une canonnière russe,  endommagent un paquebot français dont ils tuent deux passagers.

Dans la mer des Indes, le croiseur allemand Emden, maquillé en navire russe, coule un torpilleur français.

Dans la colonie du Cap, les Allemands suscitent une révolte boër qui semble déjà enrayée.

           (4) Sur le front de l’Aisne, les Allemands forcent les Français à reculer.

           (4) Bataille de L’Yser (jour 14) ; les Alemands enlèvent Kelin-Zillebecke, Geluvelt et Menin.

           (4) Bataille d’Ypres (jour 12) ; trois bataillons de zouaves sont envoyés en renfort pour soulager l’armée anglaise du général Haig.

Samedi 31 octobre 1914.

Quarante-septième jour de la bataille de l'Aisne et du Nord : les Allemands tentent une offensive générale sur tout le front.

Avances et reculs se compensant de Nieuport, à Arras, violents combats à notre avantage entre La Bassée et Arras. Avances sensibles dans la région de Chaulnes, mais nous avons du reculer vers Vailly (sur l'Aisne, à 17 kilomètres E de Soissons).

Dans la Manche, un croiseur anglais est torpillé par un sous-marin.

Au sujet des incidents de la mer Noire, l'ambassadeur de Russie, appuyé par les représentants de l'Angleterre et de la France, exige des excuses de la Turquie et le renvoi immédiat des officiers allemands qui commandent leur armée et leur flotte.

(3) Début de l’attaque générale menée par les troupes japonaises sur le port de Tsing-tao (Qingdao), après l’occupation le 7 de la voie ferrée de Kiao-tchéou à Tsi-nan (Jinan)

 

Différents types de sous-marins

Sous marin allemand

 

Sous marin anglais

Sous marin français

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