GUERRE 1914-1918

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        Les textes en vert proviennent de l’encyclopédie « Mémoires du XXème siècle de Bordas »

(il apparaît que les faits peuvent être à des dates légèrement différentes)

 

Du lundi 31 juillet 1916 (730ème jour de la guerre) au dimanche 13 août 1916 (743ème jour).

 

Sur les fronts belge et français

Il semble que pendant: cette, quinzaine, une certaine accalmie se soit produite sur le front français, sauf du côté de Verdun; mais l'ensemble de notre pression n'a faibli nulle part : du côté d'Ypres, une attaque allemande a été repoussée; un corps allemand, nouvellement arrivé, a tenté de sortir de ses tranchées, il a été arrêté net par nos tirs.

En Picardie, nos alliés britanniques, traversent une période d'attente : ils se renforcent sur leurs nouvelles positions ne se livrant qu'à de petites opérations, mais, leur grosse artillerie ne reste pas inactive à Pozières et Thiepval (villages situés entre Albert qui nous appartient et Bapaume que tiennent les Allemands) et son action intensive prépare une nouvelle attaque. Dans le secteur français, notre infanterie qui, dans le but d'organiser, les positions conquises, avait légèrement ralentit son activité et dont les opérations avaient été mauvais temps et le brouillard, est rentrée en action entravées par le de la façon la plus brillante: elle s'est

Tués anglais (photo allemande)

emparée de Maurepas et s'est avancée jusqu'au nord de Gléry, approchant ainsi: de Péronne (aux mains des Allemands) par le nord; c'est un gros succès, la troisième ligne allemande étant atteinte

Une recrudescence d'action s’est produite autour de Verdun, et c'est nous; qui avons gardé l'offensive; après la reprise de Vaux-le Chapitre, le Chenois, nos troupes, ont eu à subir de violentes contre-attaques contre les positions nouvellement reconquises, contre-attaques arrêtées par nos tirs de barrage; dans le secteur de Fleury nous avons continué notre progression, reprenant le village et la redoute de Thiaumont, nouvelle, lutte acharnée : la position perdue, par les Allemands vient de nous être reprise, il est certain que la lutte va continuer, acharnée, sur tout ce front nord de Verdun.

Au seuil de la troisième année de guerre, le Président de la République a adressé aux  armées une lettre, dans laquelle il a glorifié la bravoure de nos soldats et de leurs chefs et mis en lumière la supériorité actuelle des Alliés; le généralissime Joffre a lancé un ordre du jour se terminant par ces mots: « la Victoire est certaine! »

 

Sur le front italien.

Cette quinzaine a été marquée par une brillante victoire de l'armée italienne : sur le front de l'Isonzo, la ville de Gorizia est tombée aux mains de nos Alliés, qui continuent leur offensive de manière à prendre le Carso par le nord en même tenons que par l'ouest et le sud. Les pertes autrichiennes sont considérables. : aux 15000 prisonniers, il faut ajouter une quarantaine de mille hommes disparus, blessés ou tués. Les Italiens menacent aujourd'hui aussi bien la route de Trieste que celle de Laïbach et maîtres de tout le bas Isonzo, ils investissent Tolmino.

 Sur le front du Trentin, accalmie : la lutte d'artillerie seule se poursuit.

 

Sur le front russe.

Le maréchal de Hindenburg a été nommé chef suprême de toutes les armées allemandes et autrichiennes du front russe : il a multiplié en vain ses tentatives contre les armées de Kouropatkine, surtout dans la région de Riga.

C'est par un cri de triomphe que les communiqués russes ont annoncé la chute de toute la ligne de la Strypa après sept semaines d’efforts combinés des armées, placées sous le commandement du général russe Broussiloff : Stanislau et toute la ligne austro-allemande en avant de Tarnopol a croulé. D'autre part, les armées russes qui, ont franchi le Sereth pressent la retraite générale des ennemis. Ce mouvement a conduit nos Alliés jusqu'aux environs de Jezierna (importante station sur la voie ferrée de Tarnopol à Lemberg) et à Narvona dont ils se sont emparée (sur le chemin de fer d'Elliatyn-Stanialau). La victoire russe est donc complète du Pripet au Dniester.

 

Sur le front de Salonique.

Une action locale, très brillamment conduite, a permis à nos troupes de première ligne à Salonique d'enlever la gare de Doiran et une forte position; dite, cote 237, aux Bulgares; l'ennemi abandonna de nombreux cadavres, tandis que nos pertes furent insignifiantes; le duel d'artillerie est extrêmement violent dans ce secteur.

                Dans les autres secteurs règne un calme complet, sauf sur la rive droite du Vardar, ou des coups de canon, sont échangés.

               Le général Sarrail étant chargé de coordonner les opérations de l'ensemble des forces alliées dans la région de Salonique; le général Cordonnier lui a été adjoint, sur sa demande, pour commander directement les divisions françaises: le général Cordonnier a rejoint son corps.

Gal Cordonnier

             (3) 25 juillet : Les troupes russes du général Ioudénich sr’emparent d’Erzincan (Arménie)

             (3) 25 juillet : L’Etat-major roumain propose d’orienter son offensive vers la Transylvanie mais demande que la Russie envoie ses troupes dans la Dobroudja pour protéger le pays d’une attaque bulgare

             (3) 28 juillet : Les troupes austro-hongroises sont obligées d’évacuer Brody (Galicie), laissant derrière elles 40000 prisonniers.

             (3) 1 août : Bataille de Verdun ; les Allemands contre-attaquent à l’est de Fleury-devant-Douaumont

             (3) 4 août : Les Serbes lancent une offensive dans la région du lac Prespa

             (3) 4 août : L’armée italienne lance une contre-offensive dans la zone de Monfalcone (comté autrichien de Goritz). Elle prendra la ville le 9 juin

             (3) 4 août : Les Britannique repoussent une attaque turque en direction du canal de Suez

(1) 4 août : Le général Broussilov lance une nouvelle offensive en Bukovine

                      (2) 4 août : Offensive serbe dans la région du lac Prespa en Macédoine.

             (3) 5 août : L’armée allemande reprend Fleury-devant-Douaumont et Thiaumont et les perd de nouveau

             (3) 6 août : Les forces turques tentent sans succès une contre-offensive en Arménie

             (3) 7 août : L’armée française lance une offensive entre Maurepas et la Somme

             (3) 9 août : Les forces italiennes entre dans Goritz (Gorizia), sur l’Isonzo, dans le Frioul

(2) 8 août : En Italie, prise de Gorizia par la 3e Armée italienne sous les ordres du duc d'Aoste après la sixième bataille de l'Isonzo

             (3) 10 août : L’armée russe lance une offensive au sud du Dniestr et s’empare de Stanislau (Galicie) puis avance vers les Carpates

             (3) 10 août : Le ministère français de la Guerre propose la création à Chypre d’un corps de réfugiés arméniens, encadrés par des officiers français

             (3) 10 août : Les Russes s’emparent des positions ennemies devant Ternopol

           (1) 12 août, accord austro-hongrois en vue de la création d’un état polonais

 

Du lundi 14 août 1916 (744ème jour de la guerre) au dimanche 27 août 1916 (757ème jour).

 

Sur les fronts belge et français.

Pour ne point avoir l'élan et la violence des premiers jours de juillet l’offensive franco-anglaise, sur la Somme, n'en continue pas moins sont action : elle est mesurée mais permanente, et chaque jour marque pour nous et nos alliés une avance. Au nord comme au sud du fleuve, notre ligne s'égalise : nos troupes ont enlevé le gros village de Maurepas, au nord de la Somme, avançant le front de 200 mètres sur une longueur de 2 kilomètres; pendant ce temps, les Anglais s'emparaient de la route de Flers. Ces deux mouvements sont une menace et nous approchent des points d'où  nous aurons vues sur l’ensemble de la région étendue jusqu'à Bapaume, aux deux côtés de la route venant de Péronne.

Pour la première fois depuis longtemps, l'ennemi a engagé en Champagne, près, de Tahure, une action d'assez large envergure : l'attaque a été refoulée.

 Deux diversions, également enrayées, ont été tentées par les Allemands en forêt d'Apremont et au sud de Saint-Mihiel.

La tenace offensive que nous menons depuis quelques jours sur le front de Verdun, et en particulier sur la rive droite de la Meuse, nous vaut des résultats très appréciables : tout le village de Fleury est rentré en notre pouvoir et, malgré de violentes contre-attaques, nous gagnons du terrain à l'est de Fleury et menaçons à nouveau Thiaumont.

Les rapports des escadres anglaises de patrouille et d'autres unités établissent qu'il y a eu une activité ennemie considérable dans la mer du Nord : la flotte allemande de haute mer est sortie, mais devant les unités anglaises en force, elle a évité l'engagement et est retournée  au port; dans cette affaire, deux croiseurs légers anglais ont été perdus, les Allemands ont eu deux sous-marins coulés. Le « sous-marin de commerce », le Deutschland est rentré en Allemagne, avec une cargaison de caoutchouc, de nickel et d'or, affirmant que ses pareils pourront désormais briser le blocus.

La presse anglaise, pour la première fois, parle de dirigeables britanniques plus rapides et moins  encombrants que les zeppelins : leur apparition dans la mer du Nord inquiète l'Allemagne.

(2) 24 août : Bataille de la Somme : les Français prennent Maurepas.

 

Sur le front italien.

 L'activité italienne ne se ralentit pas : les Autrichiens ont essayé vainement de faire une diversion sur le front du Trentin; ils ont été repoussés avec vigueur,

Sur l'Isonzo même et sur le Carso, l'avance de nos alliés est lente en ce moment, mais elle n'en est as moins continue. Au nord de Goritzia, vers les sommets du Bainsizza (Monte-Santo, Monte San-Gabriele, etc.) la résistance des Autrichiens reste acharnée : les troupes du duc d'Aoste au sud de Tolmino et de la vallée de l'Idria essaient de briser cette résistance.

Le ministre des Affaires étrangères de l'Italie a chargé le gouvernement fédéral suisse de porter à la connaissance du gouvernement allemand que l'Italie se considère en état de guerre avec l'Allemagne.

           (1) 17 août, au cours de la 6ème bataille de l’Izonso commencée le 6, les italiens prennent Gorizia.

(2) 27 août : Sollicité par les Alliés et pour renforcer sa position lors des négociations qui doivent décider du partage de l’Empire ottoman, l’Italie déclare la guerre à l’Allemagne.

 

Sur les fronts russes.

La caractéristique de la phase actuelle des opérations en Russie est la réaction du bloc austro-allemand contre les progrès de son adversaire. Au front nord, accalmie complète : le général Roussky qui commandait les armées russes, lors de !a première prise de Lemberg et repoussa sur le Niémen la première offensive allemande est nommé commandant en chef des armées russes du front nord; le général Kouropatkine, que les critiques militaires qualifient de « temporisateur », est nommé gouverneur général du Turkestan ou l'état de siège est proclamé.

Gal Roussky

       En Galicie et en Bukovine, le groupe des années russes de Broussiloft marque un temps d'arrêt: Kadeline devant Kowel; Sakharoff sur la Strypa et le Haut-Sereth, rencontrent de grandes difficultés. Hindenbourg a dirigé sur ces points des soutiens empruntés à la région du Niémen et des troupes turques venues en hâte sur les flancs des Carpathes. Les Russes ne cessent de harceler l'adversaire pour lui ôter sa liberté de manoeuvre. De part et d'autre, il y a en ce moment, un regroupement des troupes en présence.

Gal Sakharoff

En Arménie, sous la pression de l'ennemi, supérieur en nombre, nos alliés avaient reculé pour attendre renforts et munitions; grâce à la voie Trébizonde-Baïbourt-Erzeroum, ils ont pu se ravitailler, et dans la direction de Mossoul, s'emparer de deux régiments turcs.

La Roumanie se mettant du côté des Alliés, a déclaré la guerre à l'Autriche.

 

En Macédoine.

La bataille a gagné un front nouveau : les forces, alliées de l'armée d'Orient, augmentées de contingents italiens et russes, ont pris étroitement contact avec les Germano-Bulgares sur toute la ligne. L'ensemble du front balkanique peut être divisé en trois fronts bien distincts : le front albanais allant de Vallona jusqu'au lac d'Okhrida; le front Korytza-Florina-Vodena; le front  Guevgtieli-Doïran, allant jusqu'au fort Boupel. Sur le front albanais, les Italiens ont en face d'eux quelques milliers d'Autrichiens et groupements albanais commandés par des officiers autrichiens; en outre, il existe à El-Bassan une petite force bulgare. Sur le front Korytza-Florina-Vodena, les Germano-Bulgares occupent une ligne qui commence au lac Okhrida, traverse la  route carrossable de Korytza à Monastir et finit à Morihovo par les parties montagneuses. Sur le troisième front, les Germano-Bulgares vont de Monastir à Demir-Hissar, au nord de Sérès.

Les Germano-Bulgares délaissent, le premier front, le front albanais, pour les deux autres ayant plus de 200kilomètres, qu'ils essaient d'envelopper par un mouvement de leurs ailes : à  droite, sur la Strouma, en occupant Demir-Hissar et Sérés; à gauche, entre la Cerna et la Moglienica, en essayant d'enfoncer l'armée serbe chargée plus spécialement de défendre ce secteur. Après  un repli de nos détachements d'ailes devant des forces supérieures, les Alliés ont enrayé l'avance bulgare à gauche et à droite et ont légèrement progressé au centre.

 

La Chine et le Japon.

Le gouvernement japonais a envoyé trois bataillons d'infanterie et de mitrailleuses à Tchen-Tchi-Tung, près de Moukden. où les Chinois excités par des émissaires allemands, se sont livrés à une attaque sérieuse. L'attitude du gouvernement japonais dépendra de celle de Pékin.

 

             (3) 15 août : En Afrique-Orientale Allemande, les forces britanniques et sud-africaines avant sur Kilossa

(1) 16 août, L’armée Serbe réorganisée à Corfou entre en guerre contre l’Allemagne

           (2) 17 août : Traité d’alliance entre l’Entente et la Roumanie signé à Bucarest : en échange de son entrée en guerre contre l’Autriche, la Roumanie annexera la Bucovine, la Transylvanie et le Banat

             (3) 21 août : En Italie, le roi Victor Emmanuel III fait une entrée triomphale à Goritz (Gorizia)

             (3) 21 août : Le gouvernement allemand avertit que, pour faire face aux troupes alliés à Salonique, les troupes bulgaro-allemandes occuperont provisoirement le territoire hellénique

                        (1) 22 août, offensive italienne à Salonique engageant 200 000 soldats.

(1) 24 août, Vénizélos appelle les Grecs à se soulever contre le roi Constantin et à se ranger aux côté des alliés.

(1) 23 août, retour du 1er sous-marin allemand, le « Deutchland » en provenance de Baltimore.

(2) 23 août : Sur le front des Balkans, l'armée bulgare bouscule les troupes serbes à l'ouest du dispositif allié de Grèce.

(1) 24 août, à la suite des manisfestations du mois de mai Karl Liebknecht est condamné à 4 ans de prison.

             (3) 24 août : Bataille de la Somme ; les forces françaises s’emparent de Maurepas

             (3) 26 août : En Afrique-Orientale allemannde, les troupes britannique et sud-africaines occupent Kilossa

             (2) 27 août : La Roumanie déclare la guerre à l’Autriche-Hongrie. Après une offensive en Transylvanie, rapidement enrayée, le pays se trouve isolé par 600 000 Austro-allemands appuyés par les Turcs et les Bulgares. Bucarest tombe en automne et la Roumanie conclue un armistice. L’invasion du pays par les Allemands met en difficulté le front russe méridional.

(1) 27 août, déclaration de guerre à l’Autriche-Hongrie.

             (3) 27 août : L’Italie déclare la guerre à l’Allemagne

             (3) 27 août : La Roumanie déclare la guerre à l’Autriche-Hongrie

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