GUERRE 1914-1918

        Les textes en rouge et italique proviennent de Paris Match ou de données personnelles

       Les textes en bleu et italique proviennent du site Wikipédia

        Les textes en vert proviennent de l’encyclopédie « Mémoires du XXème siècle de Bordas »

(il apparaît que les faits peuvent être à des dates légèrement différentes)

 

Du lundi 28 août 1916 (758ème jour de la guerre) au dimanche 10 septembre 1916 (771ème jour),

 

Sur les fronts Belge et Français.

L'offensive anglo-française, entravée par le mauvais temps, continue sur les deux rives de la Somme. Sur la rive gauche, la bataille générale a atteint un développement considérable: nos troupes ont enlevé; les points désignés par le commandement et nos alliés britanniques, sur la rive droite, ont également progressé, par coups de main, en infligeant, aux allemands des pertes considérables. Nous continuons, nos alliés et nous, à adopter la seule tactique actuellement possible, c'est-à-dire la progression par bonds de l'infanterie, après une préparation intense d'artillerie et suivie d'une organisation méthodique des positions conquises. De puissantes contre-attaques, préparées par le maréchal Hindenburg et le Kaiser, affirment les critiques militaires, ont été enrayées nettement, causant de lourdes pertes aux Allemands.

Devant Verdun, les Allemands paraissent renoncer à s'emparer de la place; les attaques localisées de l'armée du Kronprinz ne semblent plus avoir pour objectif que de nous tenir en haleine. Nous avons avancé hardiment sur Thiaumont; Vaux-Chapitre et le Chénois, déplaçant en notre faveur la ligne ennemie; Notre supériorité croissante en hommes (l'Angleterre vient de lever un nouveau million de recrues) et en moyens matériels permettant d'espérer une avance sur ce point du front. La mise à la retraite du général von Falkenhayim chef de l'état-major allemand, et son remplacement par le maréchal Hindenburg est le premier résultat de cette offensive française.

 

Sur le front italien

Sur le front de l'Isonzo (en Carniole), les Italiens poursuivent lentement, mais méthodiquement, leur avance; le général Cadorna, pour être maître de la route de Trieste, doit s'emparer des monts qui dominent Gorizia, au nord, opération très difficile : de même la prise de Tolmino qui permettrait d'avancer vers Laibach nécessite de grosses et longues préparations.

Sur le front du Trentin, à la suite d'un violent bombardement effectué à l'aide de nouvelles pièces d'artillerie d'une grande puissance, les Autrichiens ont dû évacuer Rovoreto.

De plus, les Italiens ont commencé à dessiner en Albanie un mouvement offensif parlant de Valona, auquel la presse de la péninsule attache une importance capitale.

 

           Sur les fronts russe et roumain.

Sur le front russe d'Europe, l'armée du général Roussky résiste victorieusement aux attaques allemandes de Riga à Dvinsk (Dunabourg).

Au centre, les armées de Broussiloff refoulent méthodiquement les Austro-Allemands, leur faisant de nombreux prisonniers.

 En Roumanie, sur le front russe et le front ouest de nos nouveaux alliés, bien que les détails fassent défaut, nous savons que le général russe Letchisky continue à avancer, ayant opéré sa liaison avec les Roumains qui progressent en Transylvanie où ils ont occupé plus de cent localités.

Dans la Dobroudja, les Bulgares ont réussi à occuper à l'ouest, sur le Danube, la petite ville roumaine de Tutrakaï (6 000 habitants) et quelques villages sur le littoral de la mer Noire, au sud-est de Dobritch, ce qui n'empêche pas l'armée russe et ses auxiliaires serbes de traverser cette province (sans voie ferrée du nord au sud sur 200 kilomètres de long) et de s'avancer vers la frontière bulgare et Varna.

 

En Macédoine.

Sur notre front des Balkans, l'état est stationnaire : la lutte d'artillerie est intermittente.

Le silence s'est fait sur la « révolte » de Salonique des patriotes hellènes : l'incendie n'a pas gagné Athènes. Devant cette ville, 30 navires de l'Entente ont fait une manifestation en vue d'obtenir le résultat politique qui était indispensable aux Alliés pour que leur action militaire ne soit désormais ni entravée, ni menacée : les postes et télégraphes sont remis entre nos mains et les espions, dont la liste a été remise au gouvemement grec, sont expulsés.

                     

(1) 28 aout, l’Allemagne déclare la guerre à la Roumanie

(2) 28 août : L’Allemagne, puis la Turquie, déclarent la guerre à la Roumanie

(2) 28 août : En Allemagne, Von Falkenhayn est remplacé par le maréchal Paul von Hindenburg à la tête de la Direction suprême de l'armée allemande

(1) 28 août, l’Italie déclare la guerre à l’Allemagne

(3) 28 aout : L’Allemagne déclare la guerre à la Roumanie, suivie le 30 par la Turquie

(3) 28 aout : Les troupes roumaines entrent en Transylvanie

(2) 28 août : Les troupes roumaines du général Averescu entrent en Transylvanie et prennent Braşov.

(1) 29 août, le général von Falkenhayn est remplacé par le général von Hindenburg. Devenant chef d’état-major, ce dernier prend la tête des forces armées, avec Erich Ludendorff pour adjoint.

(3) 29 août : En Allemagne, le maréchal von Hindenburg remplace Erich von Falenhayn comme chef d’état-major général de l’armée, et Erich Ludendorff reçoit le titre de premier quartier-maitre général

(3) 29 août : Le général August von Mackensen est nommé commandant en chef du front de Galicie, de Hongrie et des Balkans

(3) 30 août : Création à Salonique d’un comité de Défense nationale favorable aux Alliés.

(3) 30 août : Dans la période, un rapport secret sur les massacres d’Arménie du pasteur Lepsius est publié en Allemagne. Après l’intervention de l’ambassadeur turc, la censure interdira la réimpression et la diffusion du document

(1) 1er septembre, La Bulgarie déclare la guerre à la Roumanie

(2) 1er septembre : La Bulgarie déclare la guerre à la Roumanie

(3) 1 septembre : La Bulgarie déclare la guerre à la Roumanie, entrée dans le conflit au mois d’août

(3) 1 septembre : L’Allemagne renonce à priver la Suisse de son charbon et obtient en échange d’importantes livraisons de bétail

(1) 2 septembre, le général Ludendorff met au point l’offensive de Verdun.

(1) 2 septembre, L’Allemagne propose aux Etats-Unis, un projet de paix. W. Wilson, candidat à l’élection présidentielle décline l’offre à l’approche des élections.

(3) 3 septembre : La VIème armée française (Fayolle) lance une offensive entre Maurepas et la Somme et enlève Cléry, à 6 kilomètres de Péronne

(3) 4 septembre : En Afrique Orientale allemande, les Alliés occupent Dar-es-Salam

(1) 4 septembre, Occupation de Dar es-Salam (Tanzanie) par les britanniques.

(1) 4 septembre, Les troupes françaises enlèvent les villages de Cléry et de Forest.

(3) 5 septembre : Les troupes russes du général Tcherbatchev attaquent l’armée allemande à Horozenka, faisant 4500 prisonniers

(3) 9 septembre : Le général Alexeïev refuse de porter à 200000 hommes les forces russes dans la Dobroudja comme le demandent les Britanniques et les Français afin de faciliter l’offensive roumaine.

 

          

Du lundi 11 septembre 1916 (772ème jour de la guerre) au dimanche 17 septembre 1916 (778ème jour).

 

Sur les fronts belge et français.

Sur le front de Picardie, nos progrès s'accentuent. Au nord de la Somme, les troupes françaises avancent sur Combles enserrée au sud et au sud-est; elles s'emparent de Bouchavesnes, le long de la route de Péronne à Béthune, où nous élargissons nos conquêtes, pendant que les Allemands s'épuisent en vaines contre-attaques. Les troupes britanniques avancent de trois kilomètres sur un front de dix kilomètres : le nombre des prisonniers faits par nos Alliés dépasse 6000, et le matériel de guerre pris par les Anglais est considérable.

Devant Verdun, nous continuons à progresser dans le bois de Vaux-Chapitre : dans cette direction, l'ennemi est refoulé à quatorze ou quinze cents mètres du fort de Souville et à mille mètres de la Chapelle-Sainte-Fine. Le Président de la République, accompagné du ministre de la Guerre, du général Joffre, des généraux Pétain et Nivelle, des chefs des missions militaires des pays alliés, est allé remettre à la ville de Verdun la Légion d’honneur et les décorations qui lui ont été attribuées par les Etats de l'Entente. « Pendant des siècles, sur tous les points du globe, s'est écrié M. Poincaré, le nom de Verdun continuera de retentir, comme une clameur de victoire et comme un cri de joie poussé par l’humanité délivrée. »

 Le maréchal de Hindenburg et le nouveau chef d'état-major, général Ludendorff, ont réorganisé l'armée allemande du front occidental, divisé en trois secteurs : celui du nord et du nord-ouest a, comme chef, l’archiduc Albrecht de Wurtemberg; celui de la Somme est commandé par le prince Ruprecht de Bavière; le secteur de Verdun continue d'avoir à sa tête le kronprinz.

                 Les aviateurs anglais et français affirment de plus en plus leur supériorité : ils ont bombardé les hauts fourneaux d'Utkingen et de Romback, et les usines de la région de Mondelingen, ainsi que les voies ferrées au sud de Metz.

Albrech de Wurtemberg

A la Chambre française, M. Briand a lu un exposé sincère de la situation politique et militaire de l'Europe au vingt-sixième mois de la guerre. « Les développements sur les différents théâtres d'opérations, dit-il, montrent que les Alliés ont pris désormais sur l'ennemi un ascendant que la coordination soutenue de leurs efforts ne peut qu'accentuer. » M. Ribot, ministre des Finances, a fait voter, à l'unanimité, un nouvel emprunt. A relever dans sa déclaration : « Je remets le succès de l'emprunt avec une confiance absolue au pays tout entier, sans distinction de classes, riches et pauvres comprendront, aujourd'hui comme hier, quel est leur devoir et l'accompliront joyeusement. » A la fin de l'année, nos dépenses s'élèveront à 61 milliards.

 

Sur le front italien.

Les Italiens avancent toujours lentement, mais victorieusement. Un nouveau bond en avant a été réalisé de l'est de Gorizia à la mer; mais la pluie, qui tombe abondamment en quelques endroits du front, cause des inondations et arrête l'élan de l'infanterie.

Vingt-deux avions italiens ont effectué un brillant raid sur Trieste, bombardant avec efficacité l'arsenal du Lloyd.

 

Sur les fronts russe et roumain.

La semaine a été caractérisée par la continuation heureuse de l'offensive que les armées russes de Broussiloff ont reprise sur tout le front : les efforts de nos Alliés se sont portés particulièrement dans la direction d'Haliez, d'une part, et dans les Carpathes, d'autre part. Les premiers ont obligé la droite de l'ennemi à un nouveau repli et à attirer au nord du Dniester une bonne partie des forces adverses qui

semblaient devoir être dirigées sur la Transylvanie : dans cette opération, les Russes ont fait 10 000 prisonniers. Par ailleurs, dans les Carpathes, la jonction entre la gauche russe et la droite roumaine du général Iliesco s'est effectuée normalement, et les nouveaux Alliés attaquent, en coopération intime, le groupement austro-allemand qui tient encore la crête frontière dans la région de Kirliba.

Les Roumains continuent à escalader les Alpes de Transylvanie et à occuper les localités.

Sur le front du Caucase, l'activité des Kurdes hostiles continue : dans la direction de Bitlis, les éléments avancés russes, refoulent l'ennemi. Dans les régions du littoral, la gelée a fait son apparition; la neige tombe par endroits.

Gal Iliesco

 

 

Sur le front de Salonique.

Dans le secteur qu'occupent les troupes serbes, à l'ouest du lac d'Ostrovo, nos Alliés refoulent les Bulgares en déroute et poursuivent leur marche en avant avec rapidité : ils ont traversé la rivière Brod, à 10 kilomètres au nord-est de Florina.

Sur la rive gauche du. Vardar, les troupes britanniques ont livré aux Bulgares et Allemands de ce secteur un violent combat et ont pris Macukovo.

Sur la rive droite du Vardar, les troupes françaises ont enlevé des tranchées ennemies sur  un front de 1 500 mètres et 800 mètres environ de profondeur.

Les Bulgares ont exigé la reddition de Cavalla sur la mer Egée, et l’éloignement de l'armée grecque. Conformément aux ordres donnés par l'état-major grec, Cavalla s'est rendue. L'émotion est très grande dans les milieux patriotes grecs.

Une crise ministérielle, rapidement résolue, porte au pouvoir M. Callogeropoulos, classé parmi les adversaires de M. Venizelos, mais, dit-on, favorable à l'Entente.

             (3) 12 septembre : Le général Sarrail donne l’ordre d’attaquer sur un front allant du Vardar au lac Ostrovo

             (3) 12 septembre : Bataille de la Somme ; l’armée française s’empare de Bouchavesnes-Bergen

             (3) 12 septembre : Devant la difficulté de concilier les exigences des Alliés et le maintien de la souveraineté nationale, le Premier ministre grec Zaïmis démissionne

             (3) 12 septembre : La garnison grecque de Cavalla se rend sans résister aux Bulgare

             (3) 12 septembre : Le ministre de l’Intérieur Malvy ordonne l’expulsion de France de Trotski

             (3) 12 septembre : L’armée italienne lance une offensive dans le Carso oriental

             (3) 12 septembre : Les troupes bulgaro-allemandes de vo Mackensen lancent une offensive à l’est de Silistraie.

                      (2) 13 septembre : Le général Joffre, qui a toujours un œil sur Verdun demande à Pétain et à Nivelle, de préparer sur la rive droite la reprise des forts de Vaux et de Douaumont.

(2) 14 septembre : Les troupes bulgaro-allemandes d'August von Mackensen lancent une offensive à l’est de Silistra contre la Roumanie

(1) 14 septembre, début de la 7ème offensive sur l’Izonso

(2) 14 septembre : Offensive italienne dans le Carso oriental.

(1) 15 septembre, le britanniques engagent les premiers tanks sur le front de la Somme.

(2) 15 septembre : Première utilisation des chars (tanks) par l'armée britannique.

             (3) 15 septembre : Bataille de la Somme ; les britannique passent à l’offensive et s’emparent de Flers, à 15 kilomètres de Péronne

(1) 16 septembre, Raymond Poincaré et Lord Asquith reconnaissent le gouvernement provisoire tchèque.

 

Du lundi 18 septembre 1916 (779ème jour de la guerre) au dimanche 24 septembre 1916 (785ème jour).

 

Sur les fronts belge et français.

Notre offensive dans la Picardie se poursuit énergiquement, et liaison étroite avec l'armée britannique. De nouveaux points de départ nous ont été assurés cette semaine par de petites opérations de détail fructueuses aux abords de Combles : les forces toujours grandissantes des Anglais et des Français ont enlevé des positions successives que la presse allemande qualifiait « d'imprenables » et de « vitales ». La lutte d'artillerie se poursuit avec une grande intensité; mais nos troupes se meuvent sur un terrain détrempé par les pluies et presque impraticable et raviné de trous d'obus, ce qui rend toute action d'ensemble impossible pour le moment. Notre quartier général a publié le chiffre total des prisonniers que nous avons capturés, avec nos alliés britanniques, depuis le 1er juillet, date de l'offensive, soit 55 000 hommes.

Nos opérations aériennes obtiennent le plus grand succès : notre aviation d'observation empêche l'ennemi de survoler nos positions; notre aviation de bombardement lance des obus sur les établissements ennemis en Belgique, dans la région de la Somme, au nord de Soissons, sur les gares de Fins, Roisselle, Herville, sur les usines militaires de Ludwigshafen, de Mannheim et sur les fameuses usines Krupp, à Essen (Westphalie), dans un raid de 800 kilomètres.

Les avions allemands et une douzaine de zeppelins ont bombardé les côtes est et sud-est de l'Angleterre : deux zeppelins ont été abattus.

 

Sur le front italien.

Sur tout le front, activité intermittente des artilleries, plus intense dans la vallée de l'Astico (front du Trentin).

Sur le Carso (front de Trieste, l'ennemi a attaqué, avec des forces considérables, les Italiens, au sud de Villanova et au nord-est de Montalcone : partout il a été repoussé avec de graves pertes; la violence de ces actions est une preuve de l’importance que les Autrichiens donnent à la possession de ces deux hauteurs que nos Alliés tiennent solidement.

 

Sur les fronts russe et roumain

L'état-major allemand amène des Turcs, devant Riga où les troupes en présence restent à peu près dans l’inaction.

Tandis que sur les confins de la Bukovine perdue par l'Autriche, les Roumains bombardent de concert avec les Russes, les contours de Dorna-Watra et du col de Borgo, une autre armée roumaine pousse en Transylvanie, à 80 kilomètres de la frontière. Nos nouveaux Alliés, tiennent à peu près un quart de la province hongroise,

Sur le front de la Dobroudja (mer Noire), les armées bulgaro-allemandes, placées sous le commandement du maréchal Mackensen, sont désormais sur la défensive : l'ennemi s'est retranché sur un front qui s'incurve largement vers l'ouest en approchant du Danube qu’il rejoint à une quinzaine de kilomètres de Silistrie : nos Alliés paraissent désireux à leur aile gauche d'éloigner l'agresseur de Tuzla comme ils l'ont éloigné à leur aile droite de Rachova,

x

Sur le front de Salonique.

Notre offensive se continue de façon heureuse malgré le mauvais temps qui entrave les opérations sur tout le front. Après la prise de Florina par les troupes françaises, la défense héroïque de Poroi par une compagnie italienne qui se sacrifie, les Alliés enregistrent la prise de Kagmachalan par les troupes serbes et menacent Monastir.

 

(2) 18 septembre : Les Grecs se rendent sans résistance aux Bulgares à Kavala (Grèce).

                      (2) 19 septembre : Victoire belge à Tabora sur les troupes allemandes de l'Est africain allemand.

(3) 22 septembre : Le prince Nicolas, frère du roi Constantin arrive à Pétrograd après être passé par Londres, pour tenter de convaincre l’Entente que le souverain grec est injustement soupçonné de sympathies proallemandes

 

Du lundi 25 septembre 1916 (786ème jour de la guerre au dimanche 1er octobre 1916 (792ème jour).

 

Sur les fronts belge et français

La grande bataille de la Somme est arrivée à émouvoir la presse Allemande officieuse « Les résultats, écrit la Gazette de Voss, nous, obligent à considérer notre échec comme sérieux. » Les troupes, franco-anglaises se sont emparées, cette semaine, de Combles, de Thiepval, et des environs: les prisonniers, sont nombreux (plus de 30 000) et le butin comprenait plusieurs milliers d’obus de 105 et de 150, des moyens d’éclairage et un nombreux matériel du service de santé; les villages étaient littéralement plein de cadavres allemands.

En Champagne, dans la région de la Butte du Mesnil, l'ennemi a tenté inutilement des coups de mains consécutifs à de vifs bombardements. Un coup de main à l’Est de Tahure à également échoué.

Les Allemands ont effectué un quarantième raid sur l’Angleterre : un zeppelin a été abattu en flammes au nord de Londres.

Au Reichstag, le chancelier de Belhman- Holweg, dans un discours dont le but était de répondre aux déclarations du président du Conseil, M. Briand, a montré l'Allemagne attaquée plus furieusement que jamais et donné une note plutôt pessimiste; le chancelier a, de nouveau, accusé l'Angleterre d'être l'instigatrice de la guerre.

 

Sur le front italien.

Tout le long du front, l'action de l'artillerie a été entravée par le mauvais temps persistant : l'artillerie italienne a continué ses tirs de barrage sur le mont Cimone; l'artillerie ennemie a été particulièrement active dans la zone de Gorizia et sur le Carso.

 

Sur les fronts russe et roumain.

Sur plusieurs points du front, les Russes ont repris leur activité offensive, notamment sur la voie ferrée de Brody à Krasné, c'est-à-dire sur la ligne qui conduit de Rovno à Lemberg. Cette offensive est soutenue par d'autres opérations plus au sud sur la ligne de Tarnopol à Lemberg jusqu'aux rives de la Zlola-Lipa.

Les contingents austro-allemands, commandés par le général von Falkenhayn en personne, adjoint au général Mackensen ont attaqué une partie de la première armée roumaine dans les Alpes de Transylvanie : la pression roumaine continue cependant à s'exercer avec force à l'ouest; mais cette collaboration de deux des principaux chefs d'armée allemandes démontre l’importance des événements prochains autour des frontières roumaine, au long de la courbe elliptique dessinée par ces frontières au tracé des Alpes de Transylvanie et du Danube. L’offensive allemande affecte les défilés qui donnent accès à la fois à la vallée de l'Oltu vers le Danube et à la route de Bucarest.

En Dobroudja, les Roumains ont attaqué sur tout le front et ont repoussé le centre et le flanc droit ennemi.

A la Chambre hongroise des députés, les attaques dirigées contre le gouvernement viennois ont été empreintes d'une violence extraordinaire: l'opposition a élevé une protestation contre le fait que les troupes hongroises, opposées aux Russes ou aux Roumains, sont, encadrées par des éléments purement, allemands. L'empereur François-Joseph a autorisé la convocation du Reichstat, à Vienne.

 

François-Joseph

Sur le front de Salonique.

Sur la rive gauche de la Strumo les troupes britanniques, après une forte préparation d'artillerie, ont enlevé plusieurs villages fortifiés, près  de la route de Sérès.

Du lac Doiran au Vardar, canonnade intermittente.

Dans la région de Kaimakalan, les troupes serbes ont occupé Kotchevei, malgré le brouillard qui gène les opérations.

Des avions français ont opéré la liaison des armées d'Orient par la voie aérienne; Partis de Salonique, ils sont arrivés à Bucarest, après avoir survolé Sofia où ils ont lancé avec succès des bombes.

Les adhésions au mouvement national, en Grèce, pour combattre aux côtés des troupes de l’Entente deviennent de plus en plus nombreuses : les îles grecques sont acquises au gouvernement provisoire formé par le triumvirat Venizelos, amiral Coundourioslis, général Panatotis Danglis. Le gouvernement du roi Constantin cherche à s'opposer par tous les moyens à l'extension du mouvement; les réunions publiques sont interdites à Athènes.

 

             (3) 25 septembre : Bataille de la Somme ; les français et les britanniques s’emparent de Combles à 12 kilomètres de Péronne

(2) 25 septembreSomme : Français et Britanniques prennent Combles, à 12 km de Péronne.

             (3) 26 septembre : Eleuthérios Vénizélos forme en Crète un gouvernement provisoire favorable aux Alliés

(1) 28 septembre, David Llyod George déclare : « Nous devons nous battre jusqu’à la chute totale des allemands. »

(1) 29 septembre, les forces allemandes occupent Hermannstadt (Roumanie)

             (3) 30 septembre : Les forces bulgares sont forcées d’abandonner leurs positions dans le massif du Kaïmakchalan

(1) 1er octobre, en France, lancement du 2ème emprunt pour la défense nationale.

Accueil

 

Fusillés

 

1914

 

1915

 

1916

 

1917

 

1918