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GUERRE 1914-1918 |
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Février : (2) Les premiers avions armés d’une mitrailleuse, les Vickers F.B.5 équipent une escadrille de chasse britannique du Royal Flying Corps.
Lundi 1er février 1915. 184ème jour de la guerre, 139ème jour de la bataille de l'Aisne et du Nord: lutte d'artillerie particulièrement vive en Belgique; les Allemands bombardent, avec de l'artillerie lourde, les points occupés par les Belges dans la région de l'Yser et autour d'Ypres; de la Lys à la Somme, à Guinchy les Anglais ont dû momentanément reculer devant une attaque allemande, mais, dans une contre-attaque, ils ont repris le terrain perdu et se sont même emparés de tranchées ennemies; au nord de la route Béthune-La Bassée, de violentes attaques allemandes ont été repoussées; peu d'Allemands ont pu regagner leurs lignes; les canons français de gros calibre ont bombardé la gare de Noyon, où de nombreuses provisions de ravitaillement ont été détruites; en Argonne et en Woëvre, plusieurs attaques allemandes ont été repoussées; dans les Vosges et en Alsace, les opérations sont entravées par des chutes de neige très abondantes; un sous-marin essaie, sans succès, de torpiller un bateau-hôpital anglais. (1) Mer du Nord : Un sous-marin allemand torpille 4 navires marchands anglais.
Mardi 2 février 1915. 185ème jour de la guerre, 140ème jour de la bataille de l’Aisne et du Nord: entre la Lys et l'Oise, à l'ouest de Lens, l'artillerie française arrête une vive fusillade allemande; les Allemands lancent sur la rivière de l'Ancre, en amont d'Aveluy, au nord d'Albert, des brûlots chargés de matières explosibles; ces brûlots ont été arrêtés et éteints avant leur explosion; en Champagne, trois attaques allemandes, à Perthes, à Mesnil-les-Hurlus, à Massiges, sont repoussées; nous progressons légèrement vers Perthes; en Argonne, deux attaques allemandes près de Bagatelle sont repoussées; de la Meuse aux Vosges, calme sur tout le front. Dans les Carpathes, les combats continuent avec un avantage marqué pour les Russes. A Berlin, le pain est rigoureusement rationné; chaque habitant n'a droit qu'à un maximum de 2 kilos par semaine.
Mercredi 3 février 1915. 186ème jour de la guerre, 141ème jour de la bataille de l'Aisne et du Nord: combats d'artillerie sur divers points du front, et particulièrement vifs vers Nieuport; une vive attaque allemande a été violemment repoussée à Notre-Dame-de-Lorette, au sud-ouest de Lens; le bombardement de la route Arras-Béthune a été arrêté, et plusieurs blockhaus allemands ont été détruits. Notre artillerie a aussi obtenu d'excellents résultats dans la vallée de l'Aisne; dans la région de Perthes, après un léger recul, nous avons repris les positions perdues, et nous avons même pu progresser un peu; en Woëvre et dans les Vosges, nous avons progressé en quelques points. Les Russes infligent, sur la rive gauche de la Vistule, de grosses pertes aux Allemands. Sur le front Borjinoff-Voliaschidlowska, la bataille, commencée depuis le 31 janvier, continue avec un acharnement extraordinaire. (1) Paris : conférence des ministres des Finances alliés (3) Le gouvernement allemand, qui depuis le 1er août 1914 a interdit toute manifestation et réunion d’opposition, autorise une certaine forme de critique publique en permettant aux députés qui ne pourraient, en conscience, appliquer la discipline de vote de s’abstenir au moment du scrutin. (3) Prévue depuis le 11 janvier, l’attaque turque sur le canal de Suez se heurte à la résistance de l’infanterie égyptienne retranchée le long des berges et appuyée par les tirs de 2 navires français. Le corps turc reflue vers Gaza. (3) En France, La conférence des ministres des Finances alliés à Paris. Pour assurer la convergence des opérations militaires, David Lloyd George, ministre britannique des Fiances, soumet au président Poincaré, l’idée d’un organe central où seraient représentés les hauts commandements britannique, français et russe
Jeudi 4 février 1915. 187ème jour de la guerre, 142ème jour de la bataille de l'Aisne et du Nord: en Belgique et au nord d'Arras, combats d'artillerie; nous enlevons quelques tranchées autour d'Arras; les avions allemands déploient une grande activité, notre artillerie produit des effets efficaces dans l'Aisne; quelques combats dans l'Argonne où des tranchées sont perdues et reprises; en Alsace, une attaque allemande échoue complètement. Une conférence des ministres des finances anglais, russe et français, aboutit à un accord financier de la plus haute importance. La Chambre française vote la création d'une « croix de guerre » destinée à commémorer les actions d'éclat de nos soldats. Les Russes avancent lentement dans les Carpathes, où on signale la présence de forces allemandes très considérables. Sur la rive gauche de la Vistule, la bataille continue avec un acharnement extraordinaire: les Allemands opèrent toujours avec d'énormes masses compactes; les pertes sont considérables de part et d'autre. (1) Balkans : Exécution des Serbes condamnés pour l’attentat de Sarajevo. (1) Berlin : L’Allemagne déclare que toutes les eaux territoriales de la Grande-Bretagne font partie du champ de bataille et que tout bateau y sera coulé sans avertissement. (2) Le gouvernement allemand proclame « zone de guerre », les eaux territoriales britanniques : début de la guerre sous-marine. (3) En Allemagne, le gouvernement annonce que les eaux territoriales des iles britanniques seront désormais considérées comme « zone de guerre » ; les navires de commerce ennemis seront détruits même s’ils transportent des passagers ; les navires neutres ne seront pas épargnés. En effet, selon l’Allemagne, la flotte marchande britannique abuserait du pavillon neutre pour se mettre à l’abri.
Vendredi 5 février 1915. 188ème jour de la guerre, 143ème jour de la bataille de l'Aisne et du Nord: En Belgique, continuation de la grande activité des avions allemands; notre artillerie fait taire des batteries ennemies autour d'Arras; légers progrès en Champagne, au nord de Beauséjour; en Woëvre, l'artillerie française disperse des convois et incendie de nombreux wagons allemands; en Alsace, une attaque allemande est repoussée au sud d'Altkirch. Les Allemands déclarent zone militaire les eaux qui entourent les Iles Britanniques, et dans lesquelles les navires, même ceux des neutres, seront visés par leurs torpilles, sans avis préalable. Le combat sur la Vistule se continue avec la même énergie. L'offensive russe continue au nord-ouest des Carpathes.
Samedi 6 février 1915. 189ème jour de la guerre, 144ème jour de la batailla de l'Aisne et du Nord: en Belgique, journée relativement, calme, sauf quelques attaques de nuit peu importantes repoussées vers Nieuport; légère avance des Anglais à Guinchy, entre le canal et la route de Béthune-La Bassée; combats d'artillerie d'Arras à Reims; bombardement du quartier nord de Soissons par les Allemands; légère progression en Champagne au nord de Massiges; nouvelle attaque allemande repoussée à Beauséjour; une brume épaisse couvre les Vosges. La « Journée du 75 » (insignes vendus dans toute la France au bénéfice de l’Oeuvre pour le front) obtient un succès très remarquable. Les combats russes et allemands sur la Vistule continuent en revêtant un caractère des plus acharnés. Les troupes monténégrines repoussent en Herzégovine une violente attaque autrichienne.
Dimanche 7 février 1915. 190ème jour de la guerre, 145ème jour de la bataille de l'Aisne et du Nord: de la mer à l'Oise, combats d'artillerie particulièrement violents à Guinchy, à l'ouest de La Bassée; nombreux combats sans grande importance dans l'Aisne et en Champagne; succès des batteries françaises au nord de Massiges; au nord de Mesnil-les-Hurlus, nous nous emparons d'un bois solidement fortifié par les Allemands; en Argonne, violent combat à Bagatelle où nous perdons et reprenons nos positions. La menace de l'Allemagne de torpiller tous les navires marchands, même neutres, dans les mers anglaises, provoque une violente indignation dans le monde entier. Continuation de la terrible lutte russe et allemande sur la Vistule et dans les Carpathes. (1) Paris : Arrivée de Ricciotti Garibaldi, organisateur de la Légion garibaldienne (2) Offensive allemande au sud-est des lacs Mazuriques, dirigée par Hindenburg. Encerclés, les Russes se replient sur le Niémen le 22 février. (3) L’armée allemande de Prusse-Orientale dirigée par le maréchal von Hindenburg prend l’offensive au sud-est des lacs Mazures dans le but de s’emparer de Varsovie.
Lundi 8 février 1915 191ème jour de la guerre, 140ème jour de la bataille de l'Aisne et du Nord: en Belgique, luttes d'artillerie; quelques combats sur la route de Béthune-La Bassée où nous progressons, et aux environs de Péronne; les Allemands bombardent Soissons avec des projectiles incendiaires qui atteignent la cathédrale; ils bombardent aussi Reims et Pont-à-Mousson: une femme et deux enfants sont tués; dans l'Aisne, la Champagne, l'Argonne, combats d'artillerie. La vie des Italiens à Trieste devient intolérable devant la tyrannie autrichienne. Les terribles batailles de la Vistule et, des Carpathes semblent se montrer à l'avantage des armées russes.
Mardi 9 février 1915. 192ème jour de la guerre, 147ème jour de la bataille de l'Aisne et du Nord: de la mer jusqu'en Champagne, luttes d'artillerie; en Lorraine, au nord-est de Manonviller, attaque d'infanterie où les Allemands sont repoussés du Remanbois, boqueteau à l'est de Leintrey, jusqu'à Leintrey. Les pertes éprouvées par les Allemands sur la Vistule, sur la Bzoura et la Rawka paraissent être considérables; l'offensive russe continue dans les Carpathes. (1) Egypte : Le canal de Suez est fermé aux bateaux neutres
Mercredi 10 février 1915. 193ème jour de la guerre, 148ème jour de la bataille de l'Aisne et du Nord: légère avance à La Boisselle, où nous occupons, après une violente charge à la baïonnette, des tranchées allemandes où nous avions fait exploser des fourneaux de mine; en Argonne, luttes d'artillerie, bombardement de Bolante et de Bagatelle; une attaque allemande très violente sur l'ouvrage Marie-Thérèse est repoussée; en Lorraine, dans la forêt de Parroy, ainsi que dans les Vosges, plusieurs attaques allemandes sont repoussées, (1) Allemagne : La ration journalière de pain par personne est de 225 g. (1) Washington : Les Etats-Unis protestent contre la déclaration allemande du 4 février et déclarent que toute attaque d’un bâtiment américain sera considérée comme une atteinte à leur neutralité. (3) En Russie, la Douma affirme la résolution de la nation russe de faire la guerre jusqu’au bout.
Jeudi 11 février 1915. 194ème jour de la guerre, 149ème jour de la bataille de l'Aisne et du Nord: nombreux combats d'artillerie sur tout le front; les Allemands bombardent violemment Nieuport et les rives de l'Yser; de part et d'autre les avions déploient une grande activité; en Champagne et en Argonne, surtout dans la région de Bagatelle, la lutte à coups de lance-bombes est violente: une nouvelle attaque allemande contre l'ouvrage Marie-Thérèse est repoussée avec de grandes pertes pour les Allemands; dans les Vosges, près du château de Lusse, au nord du col de Sainte-Marie, nous avons enlevé une tranchée allemande. Des avions français incendient des magasins d'approvisionnements et de munitions à Dusseldorf. Dans les Carpathes, les Russes remportent une importante victoire sur les Austro-Allemands qui abandonnent 40 000 morts sur le champ de bataille. (3) Offensive française dans la région de Guebwiller (Alsace) et le mont Sudelkopf (Vosges). Les soldats attaquent pendant 4 jours malgré la neige.
Vendredi 12 février 1915. 195ème jour de la guerre, 150ème jour de la bataille de l'Aisne et du Nord: continuation de nombreux combats d'artillerie sur tout le front; au sud de la Boisselle, l'ennemi fait exploser une mine à l'extrémité d'une de nos tranchées, nous nous y maintenons cependant; de la Somme a l'Argonne, on signale le bombardement de Tracy-le-Mont par l'ennemi et la grande activité de notre artillerie dans les environs de Reims et de Soissons; en Lorraine, nous canonnons les gares de Thiaucourt et d'Arraville, et nous repoussons une attaque près d'Arracourt; des attaques allemandes sur les tranchées du bois des Taurres, au nord de Verdun, sont repoussées; dans les Vosges, les chasseurs alpins enlèvent brillamment une position allemande au nord de Hartmannswillerkopf; en Alsace, plusieurs positions allemandes sont enlevées dans les environs du Sudelkopf . En Belgique, 34 avions anglais et français font des dégâts considérables à Zeebrugge et à Ostende, bases des sous-marins allemands. Les Etats-Unis adressent à l'Allemagne une note énergique dans laquelle ils déclarent que les menaces contre les navires neutres sont incompatibles avec des relations amicales. Les pertes allemandes dans les combats de Pologne paraissent être énormes. Le froid tombant la nuit à 8 degrés au-dessous de zéro, ajoute encore à l'horreur de ces massacres.
Samedi 13 février 1915. 196ème jour de la guerre, 151ème jour de la bataille de l'Aisne et du Nord: en Belgique, recrudescence des combats d'artillerie; de même dans la région d'Arras, sur la Somme et en Champagne, quelques explosions de mines dans les tranchées; les Allemands bombardent les villages de Pailly et de Tracy-le-Val; en Champagne, près de Souain, un bataillon français qui s'était emparé d'un bois, en avant des tranchées, n'a pu s'y maintenir; vives canonnades en Alsace dans la région de Sudelkopf. Continuation de très violents et nombreux combats entre les Russes et les Austro-Allemands sur le Niémen, la Vistule, le San et dans les Carpathes; l'avantage semble être du côté des Russes, mais on annonce l'arrivée de forces considérables austro-allemandes.
Dimanche 14 février 1915. 191ème jour de la guerre, 152ème jour de la bataille de l'Aisne et du Nord: combats d'artillerie très violents à Nieuport dans les tranchées de la Dune, à Ypres, et de la Lys à l'Aisne; une attaque allemande à la Noulette est immédiatement arrêtée par le feu de l'infanterie française; Reims est de nouveau bombardée; en Lorraine, attaques allemandes aux environs de Pont-à-Mousson et à Nauroy; dans les Vosges, l'ennemi prend l'offensive par la vallée de la Lauch; cette offensive est combattue avec succès par les skieurs français. Une violente tempête de neige sévit dans toutes les Vosges. Des bandes albanaises franchissent la frontière serbe. Au nord de la Serbie se concentrent d'importantes forces austro-allemandes.
Lundi 15 février 1915. 198ème jour de la guerre, 153ème jour de la bataille de l’Aisne et du Nord: en Belgique, bombardement violent et ininterrompu des tranchées françaises de la Dune; à Poëlcappelle, au nord-est d'Ypres, notre artillerie lourde éteint une batterie allemande; sur la route de Béthune La-Bassée, nous nous emparons d'une tranchée allemande et en détruisons plusieurs autres au sud d'Arras; canonnades très vives dans les environs de Soissons; luttes acharnées de tranchée à tranchée en Argonne, vers Bagatelle et Marie-Thérèse; en Lorraine, prise par les Allemands et reprise par les Français du signal de Xon; dans les Vosges, l'offensive allemande, par la vallée de la Lauch, est arrêtée. L'invasion albanaise s'étend en Serbie. A la frontière de la Prusse orientale, dans la région d'Augustovo, des forces allemandes considérables tentent d'envelopper les deux ailes de l'armée russe; les Allemands avancent sur plusieurs points le long de la Vistule. Les Allemands avancent aussi en Bukovine; ils ont passé la rivière Sereh.
Mardi 16 février 1915. 199ème jour de la guerre, 154ème jour de la bataille de l'Aisne et du Nord: en Belgique, les Anglais reprennent deux éléments de tranchées qu'ils avaient perdus la veille au soir; des vaisseaux anglais et français bombardent le parc d'aviation allemande de Ghistelle et le port d'Ostende; entre l'Oise et l'Aisne, près de Bailly, l'artillerie française bombarde d’importants rassemblements ennemis; dans le secteur de Reims, nous progressons près de Loivres; dans la région de Perthes et de Beauséjour, nous enlevons trois kilomètres de tranchées allemandes; en Argonne, plusieurs combats d'infanterie depuis le Four-de-Paris jusqu'à l'ouest de Boureuilles; au nord-ouest de Pont-à-Mousson, nous nous emparons, dans le bois Le Prêtre, de plusieurs blockhaus ennemis. Les Albanais sont chassés du territoire serbe. (2) Deuxième offensive alliée en Champagne pour empêcher tout transfert de troupes allemandes en Russie. (3) Le ministre italien des Affaires étrangères Sidney Sonnino, lassé des tergiversations austro-hongroises sur la question des compensations, fait savoir au ministre austro-hongrois des Affaires étrangères, le comte Burian, que l’Italie s’opposera à toute nouvelle action militaire autrichienne dans les Balkans si elle n’obtient pas au préalable une cession des territoires revendiqués. (3) Début de la 2ème offensive en Champagne qui a pour but d’interdire tout transport de troupe allemandes en Russie en fixant le maximum d d’effectifs dans cette région.
Mercredi 17 février 1915. 200ème jour de la guerre, 155ème jour de la bataille de l'Aisne et du Nord; 40 aéroplanes anglais et 8 aéroplanes français jettent 140 bombes sur les ouvrages militaires d'Ostende et sur la station aéronautique de Ghistelle; ils rentrent tous sans avoir été atteints par les engins allemands; l'artillerie belge bombarde efficacement d'importants rassemblements ennemis; au nord d'Arras, nous enlevons deux lignes de tranchées et nous refoulons énergiquement de violentes contre-attaques; en Champagne, dix contre-attaques de nuit sont repoussées; au nord-ouest de Perthes, nous enlevons les positions ennemies sur un front de 800 mètres; plusieurs attaques repoussées à Mesnil-les-Hurlus et à Beauséjour; en Argonne, progrès dans les bois de la Grurie, malgré deux violentes attaques ennemies à la baïonnette; progrès en Argonne et Meuse; en Alsace, prise des hauteurs dominant la ferme Sudelle. Des avions français bombardent la gare de Fribourg-en-Brisgau. Une importante et très rapide concentration de forces allemandes oblige les Russes à se replier et à évacuer la Prusse orientale, tandis que les armées austro-allemandes menacent de tourner leur aile gauche en Bukovine, où les Russes se replient au delà du Pruth. (1) France : Mobilisation de la classe 1892.
Du 17 au 21 février : (2) Violents combats aux Eparges.
Jeudi 18 février 1915. 201ème jour de la guerre, 156ème jour de la bataille de l’Aisne et du Nord: de la mer à l'Aisne, plusieurs combats d'artillerie, tout à l'avantage des Alliés; dans l'Artois, à Roclincourt cinq contre-attaques allemandes sont repoussées; en Champagne, dans la région de Souain-Perthes-Beauséjour, deux contre-attaques très violentes sont également repoussées, l'ennemi fait des pertes importantes en matériel et en munitions; en Argonne, nous gagnons du terrain dans le bois de la Grurie; sur les Hauts-de-Meuse, aux Eparges, nous avançons aussi; en Lorraine, dans la région de Xon, nous nous emparons du village de Norroy. Les Allemands commencent le blocus des eaux anglaises; un bateau norvégien et un vapeur français sont torpillés, sans avis préalable. (1) Berlin : Les jeux olympiques de 1916 n’auront pas lieu.
Vendredi 19 février 1915. 202ème jour de la guerre, 157ème jour de la bataille de l'Aisne et du Nord: en Belgique, une attaque allemande sur les tranchées à l'est d'Ypres est vivement repoussée avec des pertes importantes pour l'ennemi; en Champagne, dans la région de Souain-Perthes-Beauséjour, de nouvelles attaques sont repoussées et nous progressons; Reims est encore bombardé; sur les Hauts-de-Meuse un nouvel assaut des Allemands est arrêté par l'artillerie; dans les Vosges, dans la région du col du Bonhomme, nous chassons l'ennemi d'une hauteur dont il s'était emparé dans la nuit. Un combat acharné a lieu sur la Vistule. Dans les Carpathes, plusieurs attaques allemandes sont repoussées. Deux sorties de Przemysl sont repoussées. Les Autrichiens bombardent de nouveau Belgrade. Les Serbes bombardent Semlin. La flotte anglo-française bombarde l'entrée des Dardanelles; deux forts sont déjà détruits, le troisième est fort endommagé. (1) Turquie : La flotte britannique bombarde les fortifications de Gallipoli. (2) Expédition des Darnanelles (fin en février 1916). (3) En Allemagne, arrestation de Rosa Luxemburg, militante révolutionnaire condamnée à un an de prison en 1914 pour propagande anti militariste (3) Dans l’Empire ottoman, les prisonniers de droit commun sont officiellement libérés par décision du gouvernement pour être enrôlés dans des tchétés (bandes de brigands composés de dix à cinquante individus) chargées du massacre des déportés arméniens. C’est le ministre de la guerre Enver pacha qui, dès octobre 1914, avait eu l’idée de cette organisation. (3) Sur le front turc, début de l’opération navale lancée par les Alliés aux Dardanelles (front de Gallipoli). La flotte anglo-française commandée par l’amiral Garden réussit le 25 à abattre les forts turcs qui commandent l’entrée du détroit
Samedi 20 février 1915. 203ème jour de la guerre, 158ème jour de la bataille de l'Aisne et du Nord: les Allemands bombardent Nieuport et les Dunes; combats d'artillerie de la Lys à l'Oise et sur l'Aisne; en Champagne, plusieurs contre-attaques sont repoussées; sur les Hauts-de-Meuse, aux Eparges, au sud de Verdun, nous avançons après avoir repoussé une sixième contre-attaque ennemie; dans les Vosges, au sud de Lusse, nous repoussons, malgré la pluie et la neige, plusieurs contre-attaques, mais au Sattel, en Alsace, à l'ouest de Munster, l'ennemi prend pied sur un éperon du Reichackerkopf. Les Russes repoussent plusieurs attaques allemandes.sur la rive gauche de la Vistule. L'échec complet de l'offensive russe contre Ossovielz est confirmé: l'ennemi a dû abandonner l'action, n'ayant pu amener ses grosses pièces, vu l'impraticabilité des routes. (2) Bombardement de Reims. (3) Reims, victime de multiples bombardements depuis octobre 1914 est de nouveau pilonnée (5000 obus tombent autour de la cathédrale en une seule nuit)
Dimanche 21 février 1915. 204ème jour de la guerre, 159ème jour de la bataille de l'Aisne et du Nord: en Belgique, nous perdons près d'Ypres une tranchée que nous reprenons quelques instants après; de la mer à l'Aisne, combats d'artillerie; en Champagne, nous nous emparons, après une contre-attaque brillamment repoussée, des tranchées allemandes situées dans un bois près de Perthes; nous progressons au nord du Mesnil; en Alsace, sur les rives de la Fecht, nous repoussons trois attaques. (1) San Francisco : Ouverture de l’Exposition universelle avec la participation de 45 nations, dont les bélligérants actuels
Lundi 22 février 1915. 205ème jour de la guerre, 160ème jour de la bataille de l’Aisne et du Nord: un Zeppelin bombarde Calais, cinq personnes civiles sont tuées; entre la Lys et l'Aisne, notre artillerie disperse des groupements ennemis et détruit des convois; Reims subit un violent bombardement qui fait d'assez nombreuses victimes; dans la région Souain-Beauséjour, nous repoussons deux vives attaques et nous enlevons une ligne de tranchées; l'ennemi subit des pertes importantes; en Argonne, violents combats d'infanterie tout à notre avantage, près de Fontaine-aux-Charmes, Marie-Thérèse et le bois Bolante; progrès sensibles dans le bois de Cheppy; dans la forêt d'Apremont, au bois Bouchet, nous nous emparons d'une tranchée; en Alsace, continuation de combats d'infanterie sur les deux rives de la Fecht; nous nous emparons de la majeure partie du village de Stosswihr (au nord ouest de Munster), après un recul momentané de nos avant-postes d'avant-garde. Les Russes arrêtent l'offensive allemande au nord de la Pologne. Les Autrichiens reculent en Bukovine. (1) Berlin : L’Allemagne déclare la guerre sous-marine totale, ce qui signifie la destruction de tous les bâtiments, à quelque pays qu’ils appartiennent, dans les zones définies comme zones de guerre. (3) L’offensive allemande dans la région des lacs Mazures entraîne la défaite et le repli des Russes sur la ligne du Niémen après leur encerclement dans la forêt d’Augsutovo.
Mardi 23 février 1915. 206ème jour de la guerre, 161ème jour de la bataille de l'Aisne et du Nord: la journée est relativement calme dans le Nord; en Champagne, vers Beauséjour, nous nous emparons de quelques tranchées; à Drillancourt, au nord-est de Verdun, nous faisons sauter un dépôt de munitions allemand; en Alsace, à Stosswihr, nous arrêtons une attaque allemande. Le bombardement des Dardanelles, interrompu pendant deux jours par suite du mauvais temps, reprend activement. (3) Un représentant des Arméniens de Zeïtoun (Cilicie) déclare à l’état-major russe de l’armée du Caucase que 15000 Arméniens seraient prêts à attaquer les communications turques si des munitions leur étaient fournies. Victimes de discriminations, désarmés, pillés, les Arméniens se retournent progressivement contre les Turcs.
Mercredi 24 février 1915. 207ème jour de la guerre, 162ème jour de la bataille de l'Aisne et du Nord: de la Lys à l'Aisne, plusieurs combats d'artillerie favorables aux Alliés; en Champagne, nous progressons après des combats heureux à Auberive-sur-Suippe, au nord du Mesnil et au nord de Perthes; nous progressons aussi dans la forêt d'Apremont, au Bois-Brûlé. Les actes de piraterie allemande continuent: plusieurs navires de différentes nations sont torpillés ou sautent sous l'action des mines. L'Angleterre ferme la mer d'Irlande à la navigation.
Jeudi 25 février 1915. 207ème jour de la guerre, 162ème jour de la bataille de l'Aisne et du Nord (nota, le journal donne le même nombre de jours de guerre pour le 24 et le 25 février): en Belgique, combats d'artillerie particulièrement vifs à Lombaertzyde où nous détruisons blockhaus, observatoire et batteries ennemis; de la Lys à l'Aisne, calme relatif; en Champagne, bombardement de gares, trains et rassemblements ennemis, par nos avions;
Vendredi 26 février 1915. 208ème jour de la guerre, 163ème jour de la bataille de l'Aisne et du Nord: en Belgique, l'armée belge reprend les tranchées qu'elle avait momentanément perdues, et sur la route de La Bassée (Nord) l'armée anglaise gagne une centaine de mètres de tranchées; dans la vallée de l'Aisne, vive canonnade réduisant au silence l'artillerie ennemie; en Champagne, nous progressons au nord-ouest de Perthes et au nord de Mesnil-les-Hurlus; dans la Meuse, à Apremont, nous progressons dans le Bois-Brûlé. La flotte anglo-française débarque des détachements sur la presqu'île de Gallipoli. En Pologne, à Prasnysz, les Russes remportent sur les Allemands une victoire qui arrête leur marche sur Varsovie. (2) Echec de l’offensive allemande aux lacs Mazuriques : les Russes font 10 000 prisonniers au nord de Varsovie. (3) L’avance allemande sur Varsovie est arrêtée au nord de la ville par les Russes. Les Allemands battent en retraite, abandonnant 10000 prisonniers et un matériel considérable.
Samedi 27 février 1915. 209ème jour de la guerre, 184ème jour de la bataille de l'Aisne et du Nord: en Belgique, dans les dunes près de Lombaertzyde, nous nous emparons d'une tranchée allemande; de la mer à l'Aisne, rien à signaler; en Champagne, nous nous emparons à la baïonnette de 500 métres de tranchées allemandes; en Argonne, notre artillerie fait sauter un dépôt de munitions allemand, près de Saint-Hubert; entre Argonne et Meuse, au bois de Malancourt, les Allemands aspergent de liquide enflammant une de nos tranchées que nous sommes forcés d'abandonner; les occupants sont cruellement brûlés; dans la région de Verdun et des Hauts-de-Meuse, notre artillerie lourde anéantit un détachement et un campement et fait
210ème jour de la guerre, 165ème jour de la bataille de l'Aisne et du Nord: en Belgique, succès des Belges sur la rive droite de l'Yser; leurs avions bombardent la gare maritime d'Ostende; dans la Somme, à Bécourt, près d'Albert, une attaque allemande est arrêtée par notre artillerie; l'ennemi bombarde Soissons et Reims; notre avance continue dans la région de Perthes et de Beauséjour; en Argonne, à l'ouest de Boureuilles, nous prenons 300 mètres de tranchées; dans les Vosges, nous avançons un peu dans la région d’Hartmannsvillerkopf, et nous repoussons une vive attaque à la Chapelotte. En Pologne, la garnison de Prasnysz a rendu les armes; la retraite des Austro-Allemands continue. (3) L’offensive allemande sur la butte de Vauquois, à la lisière de l’Argonne, dans la forêt des Hesse, où les combats se succèdent depuis le 28 octobre 1914. Le lendemain, les français contre-attaquent avec succès. |