GUERRE 1914-1918

Septembre 1918

 

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       Les textes en bleu et italique proviennent du site Wikipédia

        Les textes en vert proviennent de l’encyclopédie « Mémoires du XXème siècle de Bordas »

(il apparaît que les faits peuvent être à des dates légèrement différentes)

 

Résumé du mois de septembre 1918

L’offensive générale des alliés : les armées de l’Entente aux portes de Cambrai et de Saint-Quentin

La Serbie et la Palestine délivrées

La capitulation de la Bulgarie

 

1er septembre 1918.

Les armées britanniques occupent Péronne.

(3) Les forces turques passent à l’offensive. Les troupes britanniques décident d’évacuer Bakou où elles étaient arrivées en août.

 

2 septembre 1918

Les Anglais attaquent au sud de la Scarpe sur un large front, ils emportent le puissant système ennemi Drocourt-Quéant.

 

3 septembre 1918

(3) Le président Wilson accepte la création après la guerre de la Tchécoslovaquie et de la Yougoslavie

 

4 septembre 1918.

Entre Péronne et la Scarpe, les Britanniques forcent le passage de la Tortille et du canal du Nord.

Nos attaques incessantes de Péronne à l'Aisne contraignent les Allemands à la retraite ; nous arrivons à Guiscard (nord de l'Oise), et, plus à l'est, les troupes franco-américaines franchissent la Vesle sur un front de 30 kilomètres.

 

5 septembre 1918.

Nous refoulons l'ennemi, surtout sur le front de l'Ailette. Nous reprenons Coucy-la-Ville et Coucy-le-Château, au nord de la rivière ; au sud, nous libérons plus de trente villages.

(1) Dans les Flandres, les troupes britanniques reprennent le mont Kemmel

(3) Rentrée parlementaire. Le président du Conseil Clémenceau prononce un discours à la Chambre : « Nos soldats, nos grands soldats, les soldats de la civilisation sont en train de refouler, de bousculer victorieusement les hordes de la barbarie »

(3) Les bolcheviks attaquent l’ambassade britannique à Petrograd pour protester contre l’intervention des Alliés en Russie

 

6 septembre 1918.

Au nord de l'Oise, nos troupes dépassent Ham et Chauny. Au sud de l'Ailette, nous réoccupons nos anciennes tranchées sur l'ensemble du front au nord de l'Aisne.

 

7 septembre 1918.

Nous reprenons Tergnier (nord de l’Oise) et toute la basse forêt de Coucy (nord de l'Ailette).

Les Anglais atteignent Roisel (11 kilomètres est de Péronne).

(3) Les Allemands poursuivent leur retraite et se replient sur le ligne Hindenburg.

 

8 septembre 1918.

Nous progressons, à l'est de Ham, vers Saint-Quentin.

 

10 septembre 1918

(3) L’Armée rouge remporte sa première victoire en s’emparant de Kazan

 

12 septembre 1918.

Guillaume II prononce à Essen un discours dans lequel il croit devoir exhorter son peuple au travail, affirmer ses intentions pacifiques, et rejeter les responsabilités de la guerre sur les nations de l'Entente.

(3) 12 divisions américaines et 4 divisions françaises réduisent la « hernie » de Saint-Mihiel (Meuse). C’est au cours de cette opération que sont engagés massivement 270 chars Renault FT

(3) La Légion tchèque remporte une victoire contre les bolcheviks sur la Volga

 

13 septembre 1918.

Les Américains, qui ont attaqué la veille au sud et à l'ouest de Saint-Mihiel, réduisent complètement le saillant de Saint-Mihiel, et capturent 15 000 prisonniers.

 

14 septembre1918

(1) A Vienne, l’Autriche-Hongrie, propose des négociations de paix aux alliés.

(3) Le gouvernement autrichien propose à l’Entente d’engager en pays neutre des négociations de paix. Les puissances alliées rejettent cette proposition.

 

15 septembre 1918.

Les Franco-Serbes attaquent les positions bulgares entre l'est de Monastir et le Vardar; ils enlèvent toute la première ligne ennemie sur un front de 11 kilomètres.

(Historia 1998) : Offensive de l’armée d’Orient. Les anglais battent les Ottomans au Proche-Orient. Les français combattent les Bulgares.

(1) En Grèce, le général Franchet d’Esperey, commandant en chef des armées alliées d’Orient, attaque avec succès le front bulgare.

(2) Offensive alliée de l'l'A.O à Salonique.

(2) Libération de Nancy.

(3) Les forces turques s’emparent de Bakou. Des milliers d’Arméniens sont massacrés. Nuri pacha fait une entrée triomphale et invite le gouvernement azéri transféré à Iélisavetpol à venir la capitale de l’Azerbaïdjan

(3) Les troupes françaises et serbes lancent une offensive dans le massif de la Mogléna entre le Vardar et la Cerna, en Macédoine.

 

16 septembre 1918.

Nous élargissons la brèche faite la veille dans le front des Bulgares.

Entre Ailette et Aisne, nous continuons notre poussée : nous abordons par l'ouest la redoutable position du Chemin des Dames.

On annonce que l'Autriche propose à tous les belligérants une réunion dans un pays neutre afin de s'entendre sur les principes essentiels d'une paix à conclure.

(1) A Paris, dernier bombardement allemand.

(1) En Grande-Bretagne, le ministre des Affaires Etrangères décline la proposition de paix austro-hongroise.

(3) L’Allemagne fait une offre de paix séparée à la Belgique à condition que cette dernière reste neutre.

 

17 septembre 1918.

Les gouvernements américain et français, estimant qu'ils ont déjà maintes fois exposé les conditions auxquelles ils pourraient envisager des débats pour la paix, repoussent la proposition autrichienne.

M. Balfour, ministre anglais des Affaires étrangères, a fait la veille, au nom de son gouvernement, une réponse analogue.

 

18 septembre 1918.

Une attaque franco-anglaise progresse, dans le secteur de Saint-Quentin, jusqu'aux défenses de la ligne Hindenburg.

                      (2) percée de la ligne Hindenburg

Les Bulgares se replient en désordre sur la Tcherna (est de Monastir).

Au centre, les Serbes poursuivent leur avance.

A droite, les Anglais et les Grecs, passant à l'attaque, emportent les premières positions ennemies.

En Palestine, les Anglais prononcent une offensive générale entre le Jourdain et la mer.

(1) En Palestine, les forces britanniques prennent Haïfa, Akko et Nazareth

 

19 septembre 1918 :

(2) La Bulgarie signe l'armistice.

(2) La Belgique repousse une offre de paix séparée de l’Allemagne.

(3) La Belgique repousse l’offre de paix de l’Allemagne.

(3) Les Bulgares se replient sur la Cerna

 (3) Le général Allenby lance sa deuxième grande offensive en Palestine en direction de Tibériade et remporte la victoire sur les armées turques à Megiddo

 

20 septembre 1918

(3) Les VIIème et VIIIème armées turques battent en retraite.

 

21 septembre 1918.

La victoire britannique est complète en Palestine : après avoir atteint, au nord, Nazareth, les Anglais, par un mouvement de conversion vers l'est, coupent les communications turques vers le nord et refoulent leurs adversaires contre la vallée du Jourdain.

En Macédoine, nos succès sont aussi brillants : à l'ouest du front, les Bulgares évacuent la boucle de la Tcherna; au centre, les Serbes, franchissant le Vadar, coupent la voie ferrée Uskub-Salonique. Depuis le 15 septembre 1918, l'avance alliée vers le nord est de 65 kilomètres.

(3) L’aviation alliée abat une quarantaine d’appareils allemands. Cologne, Coblence, Mannheim, Karlsruhe et Metz sont bombardées.

 

22 septembre 1918.

Les Anglais ont occupé les passages du Jourdain : les 7ème et 8ème armées turques, privées de leurs communications, n'existent plus.

 

23 septembre 1918.

Les Bulgares, en retraite sur un front de 150 kilomètres, abandonnent Prilep et se retirent sur Vélés.

Plus à droite, les Serbes marchent sur Istip.

 

24 septembre 1918

(3) Macédoine : les troupes françaises et serbes atteignent Gradsko ; les Serbes prennent la voie ferrée Gradsko-Prilep et la cavalerie française s’empare de Prilep.

 

25 septembre 1918.

Les Serbes entrent à Istip.

A notre droite, les forces anglo-helléniques pénètrent en Bulgarie.

(1) En Europe, la Bulgarie adresse aux alliés une proposition de paix et d’armistice. Le général Franchet d’Esperey la repousse.

 

26 septembre 1918.

Les Franco-Américains attaquent les positions allemandes en Champagne, entre Suippes et la Meuse. Tandis que nous enlevons, sur un front de 35 kilomètres, les premières lignes allemandes, formidablement défendues, les Américains progressent au nord-ouest de Verdun. Ils occupent notamment Montfaucon.

En Macédoine, les serbes arrivent à Vélès. A droite les Anglo-Grecs entrent à Stroumitza (Bulgarie).

(Historia 1998) : Contre-offensive générale sur le front occidental.

(2) Foch lance une vaste offensive de l'armée française en Lorraine par des attaques convergentes en direction de Mézières et en Belgique par des attaques franco-belges vers Bruges.

(1) En Allemagne, attaque aérienne française sur Mayence et Stuttgart

(1) En Belgique, Albert 1er dirige les opérations alliés dans les Flandres et sur le front de l’Ouest.

(3) L’état-major bulgare demande un armistice.

(3) Le maréchal Foch lance une vaste offensive convergence en Lorraine, avec Mézières pour objectif, contre la ligne Hindenburg et en Belgique en direction de Bruges.

(3) Thomas Edward Lawrence et les troupes arabes arrivent à Deraa (Syrie) avant les Britanniques, avant de poursuivre vers Damas.

 

27 septembre 1918.

Les Anglais, attaquant en direction de Cambrai, avancent de 6 kilomètres.

(3) Au cours de la bataille des crêtes de Flandre, sous le commandement du roi Albert 1er, les forces britanniques, belges et françaises enlèvent les positions allemandes sur le front entre Ypres et Dixmude.

 

           Du 27 au 30 septembre 1918

(2) La ligne de Hindenburg est brisée.

 

28 septembre 1918.

Malgré la résistance de l'ennemi nous gagnons du terrain en Champagne.

A notre droite, les Américains libèrent plus de vingt villages.

Les Anglais forcent le passage de l'Escaut à Marcoing.

Les Belges et les Britanniques prennent l'offensive entre Dixmude et Ypres; presque toute la forêt d'Houthulst tombe en leurs mains.

Des plénipotentiaires bulgares arrivent à Salonique, afin de conclure un armistice avec les Alliés.

(1) En Flandres, offensive belge au nord d’Ypres.

 

29 septembre 1918.

La bataille gagne presque tout le front occidental. En Champagne, nous avançons vers Challerange.

Entre l'Ailette et l’Aisne, l'ennemi est refoulé des deux côtés du Chemin des Dames.

Au sud de Saint-Quentin, nous franchissons la route Saint-Quentin-La Fère.

Les Anglais arrivent aux lisières de Cambrai par le sud et le nord-ouest. L'offensive anglo-belge atteint la route Roulers-Menin, à 17 kilomètres est d'Yprès.

Un armistice est signé entre le général commandant en chef des armées d'Orient et les délégués bulgares qui acceptent toutes les conditions posées par l'Entente.

Les progrès alliés continuent en Macédoine : la cavalerie française entre à Uskub.

A l'ouest du front de bataille, la région de Monastir est entièrement nettoyée d'ennemis.

(1) En France, le front allemand recule derrière Cambrai et le canal de l’Oise-Aisne

                      (2) Réunion à Spa du gouvernement, du haut commandement et de l’empereur allemand : les généraux, face à l’épuisement de l’armée, suggèrent de demander l’armistice sur la base des quatorze points de Wilson.

(2) L’état-major bulgare demande un armistice suite à l'offensive en Bulgarie de l’armée d’Orient sous les ordres du général Franchet d’Esperey.

(3) Le gouvernement allemand, le haut commandement et l’empereur se réunissent à Spa. Les généraux Hindenburg et Ludendorff annoncent que l’armée allemande, épuisée, ne peut plus continuer la lutte et suggèrent la formation d’un gouvernement parlementaire chargé de demander l’armistice aux Alliés sur la base des « Quatorze Points » du président Wilson.

(3) Les Bulgares acceptent les conditions imposées par le général Franchet d’Esperey : évacuation immédiate des territoires serbes et grecs encore occupés et démobilisation de l’armée bulgare dans un délai de 3 semaines ; les Alliés occuperont certains points stratégiques sans entrer dans Sofia.

 

30 septembre 1918.

En Champagne, nous élargissons nos gains. Nous arrivons devant Monthois. L'ennemi est encore refoulé de part et d'autre du Chemin des Dames, et entre Aisne et Vesle.

Les Anglais continuent l'encerclement de Cambrai.

Les hostilités sont suspendues entre les Bulgares et les forces alliées.

Le refoulement des Austro-Allemands en Macédoine se poursuit.

On annonce que le comte Hertling, chancelier de l'Empire allemand, a offert sa démission à Guillaume II, qui l'accepte.

(1) En Allemagne, démission du chancelier Von Hertling.

(1) En Grèce, la Bulgarie capitule et signe un traité de paix avec la France et la Grande-Bretagne à Salonique.

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