GUERRE 1914-1918

Juillet 1918

 

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        Les textes en vert proviennent de l’encyclopédie « Mémoires du XXème siècle de Bordas »

(il apparaît que les faits peuvent être à des dates légèrement différentes)

 

Résumé du mois de juillet 1918

L’échec total de l’offensive allemande et la retraite de l’ennemi au Nord de la Marne sous la pression victorieuse des troupes alliées.

Les progrès franco-italiens en Albanie

Les succès tchèco-slovaques en Sibérie et en Russie méridionale

 

1 juillet 1918

(3) L’offensive italienne se poursuit sur le plateau d’Asiago

 

3 juillet 1918

Un rapport du ministre de la Guerre des Etats-Unis fait savoir que, depuis mai 1917, plus d’un million d’Américains se sont embarqués pour l’Europe

(3) Le général Denikine lance une offensive sur Moscou

 

4 juillet 1918

(3) En l’honneur des alliés américains, la fête de l’Indépendance américaine est célébrée à Paris. L’avenue du Trocadéro est rebaptisée avenue u Président-Wilson

 

5 Juillet 1918

On annonce que les Tchéco-Slovaques poursuivant leurs succès en Sibérie, auraient défait les bolchevistes à l’ouest d’Irkoutsk, et les auraient chassés vers l’est  du lac Baïkal

 

6 Juillet 1918

Le comte MirbaM. von Kuhlmann, secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères de l’empire allemand, remet sa démission à Guillaume II

ch, ambassadeur d’Allemagne auprès du gouvernement des Soviets est assassiné à Moscou par deux Russes.

En Albanie, les Français attaquent les forces ennemies composées d’Autrichiens, entre Devoli et la Tomorica, et s’emparent de la crête de Mali-Gjarperit. A leur gauche, les Italiens prennent  l’offensive sur la Voyoussa qu’ils franchissent

 

Comte Von Mirbach

7 juillet 1918.

             En Albanie, nous enlevons, entre le Devoli et la Tomarica, toutes les crêtes de Bafnia. Les Italiens s'emparent de plusieurs hauteurs et atteignent la rivière Semeni.

 

8 juillet 1918

(3) Les Italiens reprennent toutes leurs positions entre la Vénitie et la Piave

 

9 juillet 1918

(3) Sous la pression de l’état-major, le secrétaire d’état aux Affaires étrangères von Kühlmann est remplacé par von Hintze

 

           10 juillet 1918

           L’amiral von Hintze est désigné comme successeur de M. Von Kuhlmann.

                      En Albanie, nous poursuivons nos progrès ; les Italiens entre à Bérat.

(1) A Berlin, démission du ministre des Affaires Etrangères von Kuhlmann.

(3) L’aviation britannique bombarde Constantinople

 

12 juillet 1918.

On annonce que les Alliés ont débarqué des troupes en Russie septentrionale, en vue d’assurer la protection du chemin de fer mourman, dernière voie de communication entre la Russie et l'Europe occidentale.

 

13 juillet 1918

(1) A Prague, fondation d’un Conseil d’Etat tchécoslovaque

 

14 juillet 1918.

A l'occasion de la fête nationale française, a lieu, à Paris, une revue des troupes de tous les pays alliés. Cette cérémonie militaire prend le caractères d’une grande manifestation de solidarité interalliée.

 

15 juillet 1918

Les Allemands attaquent nos positions, de Château-Thierry à la Main-de-Massiges, sur un front de 80 kilomètres.

A l’ouest de Reims, ils parviennent à franchir la Marne entre Fossoy et Dormans, et atteignent la ligne Saint-Agnan-La-Chapelle-Monthodon. Les Franco-Américains leur interdisent tout progrès ultérieur.

Entre Dormans et Reims, nous reculons légèrement jusqu’au front Chatillon-sur-Marne-Marfaux-Boully.

A l’est de Reims, les Allemands se heurtent à une résistance invincible et ne peuvent dépasser notre zone de couverture.

Le bombardement de Paris par le supercanon recommence. On apprend que les Tchéco-Slovaques ont pris Kazan : ils sont maîtres de toute la Volga inférieure.

En Albanie, notre offensive continue : nous prenons plusieurs villages sur la rive droite du Devoli et progressons jusqu’à la rivière Holte.

(1) En Champagne, dernière offensives allemandes.

(2) Offensive allemande en Champagne

(3) Informé du projet d’attaque allemande, le groupe d’armée du Centre commandé par le général Maistre attaque les tranchées et batterie allemandes en Champagne, faisant en partie échouer l’offensive commencée dans la nuit.

 

16 juillet 1918.

L'ennemi, dont l’élan a été brisé par nos troupes, cherche à élargir ses gains locaux.

Au sud de la Marne, il gagne quelque terrain le long de la rivière, jusqu'à Deuilly.

Plus à l'ouest, nous réoccupons Saint-Agnan et La Chapelle-Monthodon.

Entre la Marne et Reims nous replions légèrement dans le bois de Courton.

A l'est de Reims, nous brisons tous les assauts de l'adversaire.

Le Sénat, constitué en Cour de justice, se réunit pour juger M. Malvy, ancien ministre de l'Intérieur, objet des accusations de M. Léon Daudet.

Nicolas II, ex-tsar de Russie, est fusillé à Ekalerinenbourg (Oural), sur l’ordre du Soviet de la province de l'Oural.

 

17 juillet 1918.

Au sud de la Marne, nous contenons les Allemands, sauf à Montvoisin (est d'Oeuilly) qu'ils occupent.

Entre la Marne et Reims, l'ennemi progresse dans les bois de Courton et du Roy, mais est refoulé par des contingents italiens dans la vallée de l’Ardre.

(1) En Russie, exécution à Ekateringourg de Nicolas II ancien tsar de toutes les Russies, ainsi que de sa famille, sur décision du soviet général de l’Oural.

(3) Dans la nuit du 16 au 17, le tsar déchu Nicolas II et la famille impériale sont assassinés par les bolcheviks à Ekaterinbourg.

 

18 juillet 1918.

Les troupes franco-américaines attaquent de flanc les positions ennemies depuis l'ouest de Soissons jusqu'au nord-est de Château-Thierry. Elles enlèvent les plateaux au sud-ouest de Soissons, atteignent Villers-Hélone et Noyon-sur-Ourcq, dépassent, au sud de l’Ourcq, Marizy, Hautevesnes, Delleau. Nous effectuons des progrès sur notre droite.

(2) Seconde bataille de la Marne. Début de la grande contre-offensive alliée. Les Alliés (Français et Américains) obligent les Allemands à se replier au nord de la Marne. Les Allemands doivent renoncer à l’offensive prévue dans les Flandres.

(3) 16 divisions françaises et 3 américaines percent lles lignes allemandes. Les troupes allemandes doivent se replier au nord de la Marne. Le général Ludendorff doit renoncer à l’offensive prévue dans les Flandres

 

19 juillet 1918.

Malgré la résistance ennemie, nous progressons, au nord de l’Ourcq, jusqu'à Vierzy et Neuilly-Saint-Front.

Au sud de l’Ourcq nous gagnons du terrain.

Au sud de la Marne, nous refoulons les Allemands vers la rivière entre Fossoy et Oeuilly.

 

20 juillet 1918

Entre Aisne et Marne nous occupons plusieurs villages.

Sur la Marne, l'ennemi, pressé par nos troupes, repasse la rivière. Entre la Marne et Reims, nous progressons. Depuis le 18, les Alliés ont fait 20000 prisonniers et capturé 400 canons.

 

21 juillet 1918.

Nous entrons dans Château-Thierry. Nos troupes, franchissant la Marne, refoulent l'ennemi au delà de la ligne Bézu-Saint-Germain-Mont-Saint-Père.

(3) Dans le cadre de la contre-offensive du 18 juillet, les forces françaises reprennent Château-Thierry évacué au mois de juin.

 

22 juillet 1918.

De puissantes attaques allemandes ne peuvent arrêter nos progrès. Nous enlevons Epieds, au nord de Château-Thierry.

(3) Le gouvernement français reconnait officiellement le droit des Tchécoslovaques de créer leur propre Etat indépendant.

 

23 juillet 1918.

Au nord de l’Ourcq, nous atteignons les abords d’Oulchy-la-Ville. Au sud de l’Ourcq, nous dépassons la route de Château-Thierry à Soissons.

Au sud de la Marne, notre progression continue.

(3) Dans le cadre de la seconde bataille de la Marne (du 18 juillet au 7 août) sous le commandement suprême de Foch, l’armée française lance une offensive entre Soissons, Château-Thierry et Reims. Sont en ligne à cette date, du côté allié : 102 divisions françaises, 60 britanniques, 29 américaines 12 belges et 2 italiennes. 103 divisions sont tenues en réserve. Un millier de chars Renault sont engagés dans la bataille.

 

24 juillet 1918.

(1) En France, le général Foch convoque les chefs d’état-major alliés. Pétain, Haig et Pershing, pour mettre au point un plan de dégagement définitif des alliés.

 

25 juillet 1918.

Au sud de Soissons, nous occupons Villemontoire. Plus au sud, Oulchy-la-Ville, puis Oulchy-le-Château, tombent entre nos mains.

Au centre, nous atteignons, dans la forêt de Père, la ligne Beuvardes-le-Charmel. Plus à l'est nous prenons Reuil et rejetons l'ennemi vers l'ouest.

 

26 juillet 1918.

Sur le front de Champagne, des attaques locales menées par nous, depuis le 17, nous rendent presque intégralement les positions que nous occupions avant l'offensive ennemie.

On apprend que le Japon a accepté les propositions des États-Unis tendant à assister les Tchéco-Slovaques en Sibérie.

 

27 juillet 1918.

Cédant à notre pression, les Allemands se replient sur tout le front nord de la Marne. Nous les poursuivons à 15 kilomètres au nord de Château-Thierry.

 

28 juillet 1918.

Nous pénétrons dans Fère-en Tardenois.

 

29 juillet 1918.

Malgré la résistance croissante de l'ennemi, nous dépassons, à l'est, Oulchy-le-Château, la route de Château-Thierry. Au nord de Fère, nous prenons Sergy. Nous réalisons une certaine avance sur notre droite.

 

30 juillet 1918.

Une bombe lancée par un patriote exaspéré frappe mortellement, à Kief, le maréchal  von Eichhorn, commandant les troupes allemandes

Mal Von Eichhorn

d'occupation en Ukraine.

(1) A Kiev, assassinat, par le socialiste-révolutionnaire de gauche Boris Donskoi, de von Eichhorn, commandant des forces allemandes en Ukraine.

(1) En France, fin de la 2ème bataille de la Marne

(3) En Azerbaïdjan, les troupes ottomanes passent à l’offensive. Un gouvernement composé de socialiste-révolutionnaires de droite, soutenus par les dachnaks et les menchevik remplace le pouvoir bolchévique

(3) Le feld-maréchal von Eichhorn, commandant des troupes allemandes qui occupent l’Ukraine depuis le mois de mars, est assassiné à Kiev par un socialiste-révolutionnaire.

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