GUERRE 1914-1918

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        Les textes en vert proviennent de l’encyclopédie « Mémoires du XXème siècle de Bordas »

(il apparaît que les faits peuvent être à des dates légèrement différentes)

 

Résumé du mois de juin 1918

L’arrêt de l’avance allemande au nord de la Marne

L’échec de la nouvelle ruée ennemie entre Montdidier et Noyon

L’insuccès total de l’effort autrichien sur le front Italien

Un succès des Alliés en Macédoine.

Les progrès des tchécoslovaques en Sibérie.

 

1er juin 1918.

L'offensive allemande, commencée le 27 mai entre Reims et Soissons, se poursuit avec violence. Tandis qu'entre l'Oise et l’Aisne nous cédons du terrain, nous repoussons tous les assauts ennemis entre la région sud de Soissons et Vierzy. De part et d'autre de l’Ourcq, l'ennemi, malgré  son acharnement, ne peut occuper que Chouy et Neuilly-Saint-Front. Au centre et à droite du front d'attaque, nous conservons nos positions.

(3) L’armée allemande déclenche une série de très puissantes offensives entre l’Oise et la Marne. Des combats très violents éclatent sur l’Ourcq. Les Alliés contre-attaquent au nord de Reims

 

2 juin 1918.

Entre l'Oise et l’Aisne, tous les efforts allemands sont vains. Entre Vierzy et l’Ourcq, l'adversaire, malgré quelques progrès, ne peut pénétrer dans la forêt de Villers-Cotterets. Au centre, nous évacuons la partie de Château-Thierry située sur la rive droite de la Marne. A droite, nous avançons légèrement nos lignes.

(3) Plusieurs offensives bulgares échouent contre les positions alliées de Skra di Legen

(3) Les Alliés abandonnent Château-Thierry aux Allemands

 

3 juin 1918.

Entre l’Aisne et l'Ourcq, l'ennemi nous fait quelque peu reculer vers l'ouest. Ni au centre, ni à droite, nous ne cédons de terrain.

(1) Finlande, la diéte accepte de ratifir un traité de paix avec l’Allemagne.

 (3) Les Alliés résistent aux attaques allemandes entre l’Aisne et l’Ourcq. Une cinquantaine d’avions allemands sont abattus.

 

4 juin 1918.

Entre Aisne et Ourcq, nous devons évacuer Saconin et Missy-au-Bois. Au sud de l’Ourcq, nous contenons les Allemands qui entrent cependant dans Veuilly-la-Poterie. Des contingents américains combattent à nos côtés dans ce secteur.

(1) Georges Clémenceau déclare à la Chambre « Ne cédez à aucun prix ».

(1) L’armée américaine est mise en alerte car 3 nouveaux navires ont été torpillés par les sous-marins allemands.

(3) Signature à Batoum du traité de paix entre les 3 républiques caucasiennes et l’Empire ottoman. L’Arménie renonce à toute revendication territoriale sur les provinces de Turquie, sur Kars et Ardahan. La province d’Erivan est amputée de 3 districts. Les Turcs occupent la vallée de l’Aras ainsi que la voie ferrée Alexandropol-Djoulfa. La Géorgie doit céder Batoum, Artvin, Akhalkalak et Akhaktsikha et l’Azerba¨djan (amputé de Bakou aux mains des bolcheviks et des socillistes-révolutionnaires depuis le mois d’avril) devient un protectorat turc tandis que la question des frontières entre les 3 Etats n’est pas résolue.

(3) Clôture du 6ème Conseil supérieur interallié de guerre. Afin de contrer les Allemands, qui peuvent désormais utiliser leurs forces du front oriental, évaluées à 700000 hommes, les Alliés décident de résister en faisant appel à l’appui massif des Etats-Unis

(3) Les Alliés avisent le gouvernement bolchevik que la Légion tchèque se trouve désormais placée sous leur protection.

 

5 juin 1918.

L'ennemi se borne à quelques infructueuses attaques locales.

(1) Moscou, selon une rumeur, 3 millions de marks auraient été offerts par l’ambassadeur alemmand W. von Mirbach à des hommes politiques russes pour empêcher le gouvernement soviétique de passer dans le camp des alliés.

 

6 juin 1918.

Sur le front de Champagne, les attaques ennemies ne se renouvellent pas. Nous avançons d'un kilomètre nos lignes dans la région de Veuilly-la-Poterie.

(3) A la suite des attaques allemandes, institution d’un comité de défense du camp retranché de Paris. Dans la soirée, 44 bombes tombent sur la capitale faisant 1 mort et plusieurs blessés.

 

7 juin 1918

(3) Entre l’Ourcq et la Marne, les forces franco-américaines s’emparent de Vinly, de Veuilly la Poterie et de Bouresches. Entre la Marne et Reims, les Britanniques reprennent Bligny.

 

8 Juin 1918.

Nos troupes qui, la veille, avaient repris Veuilly-la-Poterie et Bouresches, entrent dans Eloup.

 

9 juin 1918.

Les Allemands attaquent sur un front de 35 kilomètres entre Montdidier et Noyon. Nos soldats résistent héroïquement. A gauche, l'ennemi ne peut franchir notre zone de couverture. Il atteint, par une légère avance, la ligne Nubescourt-le-Frétoy-Mortemer. Au centre, ses progrès sont plus sensibles: il arrive à Ressous-sur-Matz et Mareuil. A droite, il est contenu sur le front Belval-Cannectancourt-Ville.

(2) Offensive allemande entre Montdidier et Noyon vers Compiègne.

(3) Les troupes allemandes lancent une offensive entre Mondidier et Noyon en direction de Compiègne

 

10 juin 1918.

A gauche du nouveau front de bataille, les Allemands nous enlèvent Méry, Bellay, Saint-Maur. Au centre, ils atteignent Marquéglise, le plateau de Bellinglise, Elincourt. A droite, ils s'emparent des bois de Thiescourt.

 (3) Après s’être entretenu avec le général Pétain, Clémenceau décide un remaniement de l’état-major

 

11 juin 1918.

Les troupes françaises attaquent à gauche du front de bataille, sur une largeur de 12 kilomètres : elles atteignent le Frétoy, dépassent Méry de 2 kilomètres, reprennent Belloy et font 1 000 prisonniers. Au centre l'ennemi, qui nous avait rejetés sur l’Aronde, est refoulé sur ses lignes de départ. A droite, nous nous retirons derrière le Matz, en évacuant Ribécourt, puis Machemont et Béthancourt. Afin d'aligner nos positions de part et d'autre de l'Oise, nous abandonnons, sur la rive gauche du fleuve, les bois de Carlepont et d'Ourscamps.

Des dépêches de Russie annoncent des troubles en Sibérie. Après le traité de Brest-Lilovsk, ses russes avaient permis aux prisonniers tchécoslovaques capturés par eux au début de la guerre (les Tchécoslovaques sont des peuples habitant la Bohême et le nord de la Hongrie) de retourner en Europe occidentale, via Vladivostock. Les captifs ainsi libérés ont engagé, avec l'aide des antibolchevistes de Sibérie, la lutte contre les maximalistes. Ils occupent plusieurs points de la ligne du Transsibérien, notamment Tcheliabinsk.

(3) Les armées allemandes enfoncent les lignes britanniques et prennent Ribécourt, en amont de Compiègne ; Sous le commandement du général Mangin, la Xème armée française contre-attaque et dégage la vallée de l’Aronde.

 

12 juin 1918.

Nous contenons ou refoulons les Allemands à gauche et au centre du front de bataille. A droite, l'ennemi franchit le Matz. Entre l’Aisne et la forêt de Villers-Cotterets, une attaque allemande nous enlève Cutry et Dommiers, mais ne peut nous chasser d’Ambleny et Saint-Pierre-Aigle.

En Albanie, nos troupes réalisent une avance de 15 kilomètres de profondeur sur 18 de largeur.

 

13 juin 1918.

Nos troupes rejettent les Allemands sur la rive nord du Malz. Au sud de l’Aisne, l'ennemi ne peut accentuer ses progrès au delà de Laversines, Coeuvres, Saint-Pierre-Aigle.

(1) Arrêt des hostilités entre la Russie soviétique et république autonome d’Ukraine

(2) Bataille du Piave. Offensive de l’Autriche en Vénétie. Les Autrichiens essayent de forcer les lignes italiennes mais sont repoussés au prix de graves pertes. Les troupes italiennes reprennent leurs positions entre la Vénétie et le Piave le 8 juillet.

(3) L’armée d’Ibn Séoud conquiert le massif montagneux de l’Asir et marche sur La Mecque

(3) Puissante attaque allemande depuis Courcelles jusqu’au nord de Méry

 

14 juin 1918

(3) Le général Guillaumat, commandant en chef de l’armée d’Orient, est remplacé par le général Franchet d’Esperey et succède au général Dubail comme gouverneur militaire de Paris

(3)) Les Allemands interrompent leur offensive

 

15 juin 1918

Nous enlevons Coeuvres à l'ennemi.

Les forces autrichiennes attaquent, sur le front italien, entre le plateau d'Asiago et la mer. Dans les secteurs montagneux elles ne peuvent occuper que quelques positions italiennes (dans la zone du mont di Val Bella, de d’Asolone, du Solarolo) ; les contre-attaques de nos alliés leur en reprennent la majeure partie. Dans la plaine, l'ennemi franchit la Piave dans la région de Nervesa et de Fagarezenson-Fossalta-San-Dona-di-Piavà.

(1) L’offensive autrichienne en Vénétie est repoussée.

(3) Les forces austro-hongroises lancent une offensive depuis le plateau d’Asiago au sud des Dolomites jusqu’à la mer sur un front de 150 kilomètres.

 

16 juin 1918

Dans la région montagneuse, les Italiens réoccupent leur ancienne ligne sur d’Asolone et le Solarolo. Les Austro-Hongrois accentuent leur pression sur la Piave. A l'ouest de Nervesa, ils prennent pied sur le Montello. Entre Zenson et San-Dona-di-Piava, la lutte se poursuit avec violence.

 

 17 juin 1918.

Le long de la Piave moyenne, l'ennemi progresse quelque peu sur le Montello. Plus bas, il ne peut franchir le fleuve. Dans le secteur de la basse Piave, il ne peut dépasser Capo-Sile ; les Italiens, dont la résistance est magnifique, ont fait 4 500 prisonniers depuis le 15.

(1) Rumeurs de 40 millions de marks auraient été mis à la disposition du gouvernement soviétique par le ministre des finances allemand.

 

18 juin 1918.

Dans la partie montagneuse du front italien, nos alliés avancent leur ligne. Sur la basse Piave, l'ennemi progresse lentement; la lutte continue au nord de Capo-Sile et au sud-est de Molo.

(3) Les Italiens contre-attaquent avec succès. Les troupes austro-hongroises sont repoussées sur la rive gauche de la Piave, et dans la partie montagneuse sur le plateau d’Asiago

 

19 juin 1918.

Sur le Montello, les Italiens font reculer leurs adversaires vers le nord-est. Le long de la Piave, l'ennemi ne peut progresser ; il est même rejeté en arrière à l'ouest de San-Dona.

 

20 juin 1918.

Une avance des Autrichiens est enrayée sur le Montello.

Sur la Piave, les Italiens réoccupent une partie des positions perdues par eux devant Fossalta et Zenson. Ils ont capturé plus de 13 000 prisonniers depuis le début de l'offensive autrichienne.

 

22 juin 1918

             (1) Le général Mangin arrête l’offensive à 70 km de Paris.

 

23 juin 1918

Les Austro-Hongrois qui, depuis deux jours, n'effectuaient aucune avance le long de la Piave, sont contraints, sous la poussée des Italiens, de repasser en désordre le fleuve. Ils laissent 4000 prisonniers à nos alliés.

On apprend que le mouvement contre-révolutionnaire s'étend en Sibérie ; Krasnoïarsk serait aux mains des antibolchevistes.

(3) Clemenceau se rend au quartier général américain à Chaumont (Haute-Marne) et se met d’accord avec le général Pershing pour l’envoi de renforts américains

 

24 juin 1918.

Sous la pression italienne, la retraite autrichienne continue.

(3) Le secrétaire d’Etat allemand aux Affaires étrangères Kühlmann plaide devant le Reichstag en faveur d’une issue diplomatique à la guerre

 

25 juin 1918.

Les Italiens réoccupent toute la rive droite de la Piave, l'offensive autrichienne a abouti à un complet échec.

(3) La contre-offensive italienne s’étend à la zone montagneuse

 

           26 juin 1918

                      (1) La grosse Bertha tire sur Paris

 

28 juin 1918.

Une attaque française au sud de l’Aisne nous permet de progresser de deux kilomètres, d'Ambleny à l'est de Montgobert.

 

29 juin 1918.

Les Italiens enlèvent aux Autrichiens le Mont Di Val Bella (sur le plateau d’Asiago) et font plus de 800 prisonniers.

 

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