GUERRE 1914-1918

Avril 1918

 

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        Les textes en vert proviennent de l’encyclopédie « Mémoires du XXème siècle de Bordas »

(il apparaît que les faits peuvent être à des dates légèrement différentes)

 

Résumé du mois d’avril 1918

Le développement de l’offensive allemande, l’ennemi gagne quelque terrain, mais ne peut ni rompre le front occidental, ni briser la résistance des alliés.

Le débat Clémenceau-Czernin.

L’audacieux raid anglais à Ostende et Zeebrugge.

La nouvelle loi militaire anglaise.

 

1er avril 1918.

Les Allemands continuent, entre la Somme et Montdidier, la formidable poussée commencée le 30 mars, en vue de s'ouvrir la route de Paris : nous repoussons tous leurs assauts.

 

2 avril 1918.

Sur le front franco-britannique, des attaques locales de l'ennemi sont enrayées.

Le comte Czernin, ministre autrichien des Affaires étrangères, affirme, devant une délégation du Conseil municipal de Vienne, que M. Clémenceau lui a fait, avant l'offensive allemande, des ouvertures en vue d'entamer des négociations avec l'Autriche. Les pourparlers auraient échoué à cause de l'irréductibilité des aspirations françaises au sujet de l’Alsace-Lorraine.

                      (2) Incident provoqué par Ottokar Czernin entre Vienne et Clemenceau

 

3 avril 1918

             (1) L’armée britannique traverse le Jourdain et entre en Palestine

 

4 avril 1918.

De nouvelles attaques allemandes ont lieu entre la Somme et Montdidier. Nous résistons avec acharnement ; nous ne cédons de terrain que sur la rive ouest de l’Avre, où nous évacuons Mailly-Raineval et Morisel. Les Anglais, violemment attaqués au sud de la Somme, se replient quelque peu aux environs de Hamel et à l'est de Villers- Bretonneux.

(3) Dans un discours prononcé devant la municipalité de Vienne, le comte Czernin affirme avoir repoussé une offre française de négociations et proclame la fidélité de l’Autriche-Hongrie à l’Allemagne. Clémenceau l’accuse de mensonge.

(3) A la suite du meurtre de 2 de ses nationaux, le Japon fait débarquer un contingent de fusiliers-marins à Vladivostok

 

5 avril 1918.

Entre la Somme et Montdidier, les Allemands ne réussissent qu'à nous enlever Castel (nord-ouest de Moreuil). Sur plusieurs points, nous contre-attaquons avec succès.

(1) Les fusiliers marins japonais débarquent à Vladivostok

 

6 avril 1918.

Sur la rive gauche de l'Oise, une attaque allemande sur le front sud de Chauny-Barisis nous contraint à nous replier.

M. Clémenceau, au sujet des affirmations du comte Czernin, a déclaré : « Le comte Czernin a menti ».

Le ministre de Charles Ier tente de s'expliquer, mais ne peut prouver que l'initiative des pourparlers soit venue de la France.

A l'occasion du premier anniversaire de l'entrée en guerre des Etats-Unis, M. Wilson prononce un discours dans lequel il affirme que ses concitoyens emploieront «la force, jusqu'à l'extrême, sans restrictions ni limites » pour écraser le militarisme prussien.

 

7 avril 1918

(3) Dans le but d’affaiblir les Autrichiens, les Italiens lancent derrière les lignes ennemies les premiers manifestes de propagande en faveur de l’indépendance des peuples de l’Empire austro-Hongrois

(3) Après les japonais, les Britanniques débarquent à Vladivostok

 

8 avril 1918.

L'ennemi opère une forte pression au nord de l'Ailette, dans la région de la basse forêt de Coucy : nous reculons en bon ordre sur des positions préparées d'avance au sud-ouest de cette forêt et au sud de Coucy-le-Château.

(1) Paris, nouveau bombardement par le canon d’une portée de 128 km. La grosse Bertha.

 

9 avril 1918.

Les troupes anglaises et portugaises sont attaquées du canal de la Bassée à Armentières. Elles maintiennent leurs positions aux deux ailes, mais, au centre, elles se replient vers l'ouest.

A la Chambre des Communes, M. Lloyd George montre la nécessité pour la Grande-Bretagne de consentir à de nouveaux sacrifices : il expose un projet de loi militaire étendant en Angleterre la conscription aux hommes de quarante et un à cinquante ans, et soumettant au service militaire l'Irlande, jusqu'alors exempte de cette charge.

(1) Flandres, nouvelle offensive allemande

(3) Les forces allemandes lancent une offensive en direction d’Hazebrouck

(3) Le premier ministre Lloyd George annonce l’institution de la conscription en Irlande

 

10 avril 1918.

Le front de bataille s'étend jusqu'au sud d'Ypres. Au nord d'Armentières, les Anglais se retirent sur la ligne Wytschaete (sud d'Ypres), Messines, Ploegstaert, environs d'Armentières. Au sud de cette ville, l'ennemi franchit la Lys. Plus au sud, nos alliés conservent toutes leurs positions.

(2) Offensive allemande en Flandre vers Hazebrouck. La Bataille de la Lys est fatale au corps expéditionnaire portugais, dont les survivants sont enrôlés dans l’armée britannique (fin le 29 avril).

 

11 avril 1918.

Les Anglais, malgré leur résistance acharnée, doivent évacuer Armentières, puis, plus à l'ouest, Estaires et Merville. Au nord d'Armentières, ils cèdent également quelque terrain.

 

12 avril 1918.

Le comte Czernin a dû reconnaître que la France conservait intactes ses aspirations au sujet de l'Alsace-Lorraine. M. Clémenceau, afin de prouver que nous ne sommes pas seuls a  proclamer la légitimité de notre désir de recouvrer nos provinces perdues, publie une lettre autographe que l'empereur d'Autriche a écrite à son beau-frère, le prince Sixte de Bourbon, en le chargeant de la transmettre secrètement au Président de la République française. Dans cette lettre, Charles Ier proclame « les justes revendications françaises relatives à l’Alsace-Lorraine ».

Sur le front britannique, l'ennemi progresse entre la Lawe et la Clarence (affluents de la Lys).

(3) Le comte Czernin persistant dans ses allégations, Clémenceau rend publique la lettre adressée par l’empereur Charles 1er à Poincaré le 24 mars 1917, coupant court à toute négociation de paix séparée.

 

13 avril 1918.

Dans les Flandres, de violents assauts allemands sont repousses, notamment autour de Merville, Meteren (nord de Merville), Bailleul (nord de Meteren) et au nord d'Armentières.

                      (2) Les troupes allemandes (Mannerheim) s’emparent d’Helsingfors (Helsinki), occupée par les bolcheviks depuis le 28 janvier

(3) Après la révélation par Clémenceau des négociations avec Sixte de Bourbon-Parme, le comte Czernin démissionne.

(3) Les troupes allemandes du général Mannerheim s’emparent d’Helsingfors (Helsinki)

 

14 avril 1918.

L'acharnement de l'ennemi autour de Neuve-Eglise (nord d'Armentières) contraint les Anglais à évacuer ce village.

Le comte Czernin offre sa démission à Charles Ier, qui l'accepte.

(2) Foch est nommé commandant en chef des armées alliées

(3) Unification du haut commandement militaire interallié à la suite de la conférence de Doullens. Le général Foch est nommé général en chef des armées alliées (généralissime)

 

15 avril 1918.

L'ennemi, attaquant entre Bailleul et Neuve-Eglise, s'empare des hauteurs au sud de Bailleul : les Anglais abandonnent ce village, ainsi que Wulverghem.

Les Allemands, continuant leur avance en Finlande, entrent à Helsingfors, capitale du pays.

(3) Les forces ottomanes s’emparent de Batoum

 

16 avril 1918.

Entre Meteren et Wystchaete, l'ennemi s'empare de Wytschaete, Saint-Eloi, Meteren.

Les troupes anglaises se retirent des positions avancées qu'elles tenaient à l'est d'Ypres.

A Vienne, le baron Burian est nommé ministre des Affaires étrangères.

La Chambre des Communes vote, malgré la violente opposition des Irlandais, le nouveau projet de loi militaire.

(1) Autriche-Hongrie, Démission du comte Czernin ministre de affaires étrangères, le baron Burian lui succède.

 

18 avril 1918.

Nous attaquons les positions ennemies de part et d'autre de l'Avre, entre Thesmes et Mailly-Raineval. Nous avançons et faisons 650 prisonniers.

L'ennemi, qui avait progressé la veille entre Wytschaete et la forêt de Nieppe (sud-ouest de Bailleul), est contenu sur tout le front des Flandres.

(3) Le baron Burian remplace le comte Czernin aux Affaires étrangères

 

19 avril 1918.

La lutte s'est ralentie depuis la veille sur le front occidental.

 

           22 avril 1918

           (1) L’as de l’aviation allemande Manfred von Richthofen est abbattu au dessus de la Somme.

 

23 avril 1918.

Un audacieux raid naval anglais a lieu contre Ostende et Zeebrugge, importantes bases ennemies pour sous-marins et contre-torpilleurs. Il aboutit à obstruer en grande partie l'entrée des deux ports, et à endommager les défenses ennemies environnantes.

                      (2) Une attaque-éclair portant le nom de code Opération Zo (Zo pour Zeebrugge - Ostende) mais plus connue sous le nom de Raid de Zeebrugge (Zeebrugge Raid pour les anglophones) atténue les capacités allemandes de guerre sous-marine en Atlantique.

(3) Guatemala : Déclaration de guerre à l’Allemagne

(3) Une grève générale contre la conscription éclate en Irlande.

 

25 avril 1918.

Du nord de Bailleul à Wytschaete se développent de furieux assauts ennemis : les troupes franco-anglaises doivent abandonner le mont Kemmel.

(1) Flandres, Prise du mont Kemmel par la 4ème armée allemande commandée par le général von Arnim.

(3) Après avoir remporté les combats contre les Azéris musulmans, les bolcheviks et les socialistes-révolutionnaires de gauche forment à Bakou (Azerbaïdjan) un Conseil des commissaires du peuple avec l’appui du parti dachnak. L’objectif est de créer un pouvoir soviétique en Transcaucasie

(3) A la suite de la décision de la Russie de céder à la Turquie Batoum, Kars et Ardahan, la Géorgie et l’Arménie font sécession et créent avec les Azéris la République fédérale transcaucasienne.

 

26 avril 1918.

L'ennemi s'empare de Dranoutre (nord-est de Bailleul) et du village de Kemmel.

Nous reculons sur la route Bailleul-Locre-la Clytte-Ypres. Les attaques allemandes devant la Clytte échouent, mais elles progressent en direction de Locre.

(1) L’Allemagne et la Russie établissent des relations diplomatiques

(2) Les forces allemandes cessent leur offensive en Picardie sans succès.

(3) Les forces allemandes cessent leur offensive sans avoir réussi à séparer les armées françaises des armées britanniques

(3) En accord avec le lieutenant-général Skoropadski, le général allemand Groener, commandant militaire de Kiev, fait interrompre une réunion de la Rada

 

27 avril 1918.

De violents assauts ennemis échouent en Flandre.

 

29 avril 1918

La lutte continue du nord d'Armentières à Ypres. Nous reprenons Locre, un instant perdu. Tous les assauts ennemis sont rejetés par les troupes alliées. Cette journée parait avoir été désastreuse pour les Allemands.

 

30 avril 1918.

Un calme relatif règne sur le front occidental.

(3) Les bolcheviks finlandais sont chassés du pays après la bataille de Vyborg

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