GUERRE 1914-1918

        Les textes en rouge et italique proviennent de Paris Match ou de données personnelles

       Les textes en bleu et italique proviennent du site Wikipédia

        Les textes en vert proviennent de l’encyclopédie « Mémoires du XXème siècle de Bordas »

(il apparaît que les faits peuvent être à des dates légèrement différentes)

 

Du lundi 4 décembre 1916 (856ème jour de la guerre) au dimanche 10 décembre 1916 (862ème jour).

 

Sur les fronts belge et français

Les communiqués ne signalent, dans les secteurs belge, français et anglais, qu'une assez grande activité d'artillerie et des combats de tranchées.

 Sur la rive gauche de la Meuse, canonnades intermittentes.

 

Sur le front italien.

Sur le front du Trentin, l'activité des troupes italiennes, limitée par des chutes de neiges persistantes, n'a donné lieu qu'à de petites rencontres de détachements en reconnaissance.

Sur le Carso, action plus intense d'artillerie, malgré une pluie battante.

 

Sur les fronts russes.

Les communiqués russes, concernant le front de la Russie proprement dite et le front du Caucase, sont de plus en plus rares : les tranchées parallèles s'observent; fusillades et canonnades intermittentes.

 

En Roumanie.

Bucarest est pris : aucune résistance n'a été faite par les Roumains qui ont évacué les forts et la ville afin d'éviter le bombardement. La nouvelle était attendue : les critiques militaires avaient espéré, un moment, que les Russes arriveraient à temps pour sauver cette capitale et rétablir une situation bien compromise; mais les Russes annoncent qu'eux-mêmes, pressés par l'ennemi, ont dû reculer au flanc gauche des Roumains; c'est donc qu'ils sont arrivés et qu'ils n'ont pas pu tenir. Les Austro-Allemands avancent toujours : les correspondants des journaux neutres croient que les opérations actuelles, en Roumanie, ne sont qu'un commencement et que le maréchal allemand Hindenburg veut porter l'action sur le théâtre oriental où l'armée du général Sarrail est relativement peu nombreuse.

 

En Grèce.

Les ministres d'Espagne, des Etats-Unis et des Pays-Bas, à Athènes, ont fait une démarche auprès du gouvernement hellénique pour exprimer leur réprobation des actes de violence commis par les officiers et les soldats de l'armée régulière grecque lors du débarquement des marins de l'Entente : les funérailles des victimes françaises et anglaises ont eu lieu au Pirée avec tous les honneurs militaires.

Le blocus de la Grèce a été officiellement notifié : ce blocus, dont les effets commencent à se faire sentir, sera maintenu tant que nous n'aurons pas obtenu les réparations nécessaires; en même temps, notre flotte a saisi l'île de Syra qui surveille l'Attique où des sous-marins ennemis se ravitaillaient.

L'anarchie règne à Athènes : la navigation entre les ports de l'ancienne Grèce et Salonique est complètement suspendue. Les journaux vénizélistes affirment que le roi Constantin mobilise ses troupes et se prépare à faire la guerre contre nous : il chercherait à gagner du temps pour donner aux forces de Mackensen, attendues sur le front de Monastir, le loisir d'arriver à pied d'œuvre; les forces grecques coopéreraient avec cette armée en attaquant le flanc du général Sarrail.

L'ennemi bombarde nos positions autour de Monastir; les Austro-Allemands amènent devant Prilep des divisions de renfort et de l'artillerie lourde.

 

Sur mer.

L'Allemagne mène la guerre sous-marine avec plus d'activité que jamais. Les gouvernements neutres auraient été prévenus; plusieurs; seraient invités à faire des concessions à l'Allemagne pour obtenir une immunité relative. Des nouveaux sous-marins allemands, grand modèles ont été lancés.

Le cuirassé français Suffren, parti pour rejoindre Lorient, est considéré comme perdu corps et biens : il y avait à bord un état-major de 18 officiers et 700 hommes d'équipage. Le ministère de la Marine pense qu'il faut attribuer sa perte à la torpille d'un sous-marin allemand: aucune enquête n'est possible, puisqu'il ne reste ni hommes, ni épaves.

 

La semaine parlementaire.

Au Parlement italien, le ministre Boselli président du Conseil, remarquant qu'il y avait plus de 200 demandes d'interpellations, a obtenir un vote de confiance en déclarant que le moment de parler était passé; « il faut aujourd'hui des actes ».

A la Chambre française, le Comité secret a clos ses travaux et, en séance publique, par  344 voix contre 163, a voté un ordre du jour de confiance au ministère Briand, « en prenant acte des déclarations du gouvernement sur la réorganisation du commandement, la conduite de la guerre sous une direction restreinte, les sacrifices: communs des Alliés pour assurer la victoire ».

En Angleterre, M. Asquith a été amené à donner sa démission de président du Conseil des ministres M. Lloyd George, chargé par le roi de constituer un nouveau ministère, veut un cabinet dont le programme sera de donner une force et une action nouvelles à l'armée et à la marine britanniques.

 

             (1) 6 décembre, les forces allemandes de Mackensen entrent dans Bucarest.

             (3) 6 décembre : De plus en plus contesté pour son manque d’’autorité le Premier ministre Asquith est remplacé par le ministre de la Guerre David Lloyd George

             (3) 6 décembre : Sous le commandement de Falkenhayn et de Mackensen, l’armée allemande entre dans Bucarest

(1) 7 décembre, David Llyod George remplace H. Asquith démissionnaire, au poste de premier ministre.

             (3) 8 décembre : Les puissances de l’Entente imposent le blocus commercial de la Grèce

(1) 9 décembre, constitution du gouvernement de H. Asquith

             (3) 10 décembre : Le libéral David Lloyd George forme le nouveau gouvernement. Le pouvoir effectif appartient à un cabinet de guerre formé de 5 membres : Lloyd George, Andrew Bonar Law, Lord Curzon , Alfred Milner et Henderson

 

Du lundi 11 décembre 1916 (863ème jour de la guerre) au dimanche 17 décembre 1919 (869ème jour).

 

Sur les fronts belge et français.

Sur le front français, les armées adverses recommencent, cette semaine à se tâter : les communiqués signalent de courtes actions échelonnées sur de nombreux saillants du front; elles forment un ensemble de coups de sonde qui est le prélude habituel d'opérations importantes. L'initiative de ces actions isolées revient tantôt aux Allemands, tantôt aux troupes françaises. Entre la Meuse et la Woëvre, au nord de Douaumont,  nous avons enfoncé le front ennemi sur une largeur de 10 kilomètres et une profondeur de 3 kilomètres; nous avons fait environ 10 000 prisonniers et pris un matériel considérable.

 

Sur le front italien.

Sur tout ce front, simple action d'artillerie et activité intermittente de détachements de reconnaissance.

 

Sur le front russe.

Les quelques combats locaux signalés par les communiqués semblent être des épisodes sans liaison et sans importance.

 

Sur le front roumain.

Depuis l'occupation de Bucarest par l'armée de Mackensen, les communiqués de guerre ne nous apportent plus aucune nouvelle saillante : l'armée roumaine poursuit, sa retraite vers la ligne du Buzen, entre les Carpathes de Transylvanie et le Danube. Avec leurs alliés russes, les Roumains conservent leur front à peu près intact, mais sont incapables d'offrir une résistance sérieuse aux armées des puissances centrales qui les pressent maintenant le long du front tout entier. (La ville de Buzen, dont l'ennemi vient de s'emparer, est un centre important de chemins de fer où se joignent les lignes de la Bukovine et de la Russie méridionale.)

En Dobroudja, les Russes battent également en retraite.

 

En Macédoine.

Tous les critiques militaires envisagent comme possible une offensive des Allemands renforçant les Bulgares contre notre front de Macédoine; mais les préliminaires ne s'en manifestent pas encore.

L'artillerie bulgare a bombardé l'ensemble du front serbe et la ville de Monastir, causant des dégâts; nos batteries ont efficacement répondu. Aucune action d'infanterie n'est signalée.

 

En Grèce

Les journaux anglais s'alarment des intentions du roi Constantin : il serait d'accord avec le général allemand Falkenhayn pour frapper un coup décisif entre Monastir et Salonique et « balayer les Balkans »; plusieurs dépêches du Pirée semblent confirmer ces craintes.

La situation s'aggrave, d'ailleurs, à Athènes : les arrestations, emprisonnements et exécution des venizélistes continuent dans tout le pays occupé par les autorités et les troupes royales. Par contre, les troupes venizélistes ont débarqué à Hermopolis, port de Syra, et l'île passe sous la direction du gouvernement « national » : toutes les Cyclades vont être soumises à ce gouvernement.

A la suite d'un ultimatum énergique des puissances de l'Entente, le roi Constantin a fait évacuer du nord de la Grèce toutes les troupes helléniques et leur matériel de guerre.

 

La semaine diplomatique et parlementaire.

La répartition des forces austro-allemandes sur les différents fronts est donnée ainsi par les journaux de l'Entente : 38 divisions sur le front occidental, divisions exclusivement allemandes; 106 sur le front russe, dont 65 allemandes, 39 autrichiennes et 2 turques; 29 sur le front roumain, dont 12 allemandes, 11 autrichiennes, 2 turques; 12 sur le front macédonien, dont 2 ou 3 allemandes, 8 ou 9 bulgares, 1 turque; 33 sur les fronts italiens et albanais, toutes autrichiennes.

Les pertes allemandes, d'après les listes officielles publiées à Berlin, sont, jusqu'au 31 octobre : tués, 958857; blessés, 2 454 687; disparus, 528851.

Le ministère Lloyd George publie un « Livre blanc » mentionnant l'addition d'un million d'hommes aux effectifs de l'armée anglaise, dont le total est ainsi porté à 5 millions. La politique navale anglaise va changer : la flotte de guerre ne gardera pas son rôle presque passif, les navires marchands seront puissamment armés pour combattre les sous-marins, l'organisation du blocus de l'Allemagne sera remaniée.

Séance du 16 décembre au Reichstag

En séance publique du Reichstag. le chancelier de Bethmann-Hollweg a lu une note sensationnelle qui sera adressée à l'Entente par l'intermédiaire des neutres : l'Allemagne propose officiellement l'ouverture des pourparlers de paix; officieusement, d'après les indications venues de Washington, la paix aurait pour base le retour a la situation d'avant la guerre avec ces exceptions importantes : établissement des royaumes de Pologne et de Lithuanie et quelques rectifications de frontières dans les Balkans, évacuation du nord de la France, restauration de la Belgique, retour à l'Allemagne de ses colonies.

     Le nouveau ministère Briand, qui ne comprend que 10 ministres (Briand, Viviani, Ribot, Malvy, général Liautey, amiral Lacaze, Clémentel, Herriot, Thomas, Doumergue), dont 5 (Briand, Ribot, Thomas, général Liautey, amiral Lacaze) constituent le Comité de guerre auquel « pourra assister le général Joffre, commandant en chef, conseiller technique », a obtenu un vote de confiance, à la Chambre, par 314 voix contre 165. M. Briand va demander au Parlement la permission de légiférer par décret en matière de défense nationale. Il a mis la Chambre en garde contre la proposition allemande qui lui parait être « une tentative pour dissocier les Alliés », et nommé le général Nivelle, vainqueur de Verdun, commandant en chef des armées du Nord et du Nord-Est.

Général Lyautey

En Russie, après un discours du ministre des Affaires étrangères, la Douma a voté, à l'unanimité, un ordre du jour adhérant « au refus catégorique des gouvernements alliés d'entamer, dans les conditions actuelles, des négociations de paix, quelles qu'elles soient ».

(1) 12 décembre, offre de paix des puissances centrales aux Alliés.

                      (2) 12 décembre : Fin de la bataille de Verdun. Les Allemands sont repoussés par les troupes françaises. Plus de 300 000 soldats alliés et allemands meurent dans la bataille.

             (3) 12 décembre : En Allemagne, l’empereur Guillaume II propose l’ouverture de négociations de paix sans en préciser les conditions

             (3) 12 décembre : Le général Nivelle succède au général Joffre comme commandant en chef des armées française du Nord et du Nord-Est, en raison de l’échec de l’offensive dans la Somme

             (3) 13 décembre : En France, le président du Conseil remanie son gouvernement, il est réduit à 10 membres au lieu de 23 précédemment

(1) 13 décembre, remaniement du cabinet Briand.

             (3) 14 décembre : En Autriche-Hongrie Heinrich von Clam-Martiniz succède à Ernest von Kröber comme Premier ministre autrichien. Le comte Ottokar Czernin devient ministre des Affaires étrangères

(1) 15 décembre, le Parlement refuse au gouvernement le pouvoir de promulguer les décrets-lois.

(1) 15 décembre, 700 000 tués sur le front de Verdun (338 000 allemands et 364 000 alliés). Le haut commandement militaire allemand renonce à l’offensive de Verdun.

             (3) 15 décembre :Au cours d’une tournée d’inspection en Alsace, l’empereur Guillaume II menace les Alliés en cas de refus de ses offres de paix

             (3) 15 décembre : Bataille de Verdun ; les troupes françaises ont repris toutes les positions perdues au mois de février. La bataille de Verdun prend fin après avoir fait environ 300000 morts et près de 500000 blessés

 

Du lundi 18 décembre 1916 (870ème jour de la guerre) au dimanche 24 décembre 1916 (876ème jour).

 

Sur les fronts belge et français.

Dans la région de Loos, en Artois et en Champagne, les Alliés effectuent des coups de main: par suite des bouleversements atmosphériques et, aussi, pour des raisons d'ordre militaire intéressant tous les fronts de l'Entente, dont les états-majors, en collaboration de plus en plus étroite, sont seuls juges, cette période d'observation, d'une ligne à l'autre, se prolonge.

Sur la rive droite de la Meuse et de chaque côté de la Somme, canonnade violente par intermittence.

 

Sur le front italien.

Des préparatifs ennemis contre l'Italie sont signalés : plusieurs critiques militaires français et neutres vont jusqu'à écrire que l'Allemagne n'hésiterait pas à violer la neutralité Suisse pour tenter d'envahir la Lombardie; à travers les Alpes suisses, en effet, de grandes routes convergent vers Milan qui deviendrait l'objectif immédiat du maréchal allemand Hindenburg. Les journaux suisses, qui ne croient pas à ce coup de force, font remarquer que 100 000 soldats helvétiques, parfaits tireurs, donneraient aux Italiens le temps de parer à l'attaque de ce côté.

 

Sur le front russo-roumain.

La supériorité numérique en hommes et en artillerie lourde des Austro-Allemands a eu raison de la résistance acharnée des Russo-Roumains sur l'ensemble du front que ces derniers tenaient en Grande-Valachie : ce n'est que sur la ligne du Sereth que les Alliés espèrent retrouver leur force victorieuse, dans les réserves qui s'y groupent, et le théâtre de la bataille qu'ils auront choisi et organisé eux-mêmes.

 

Sur le front de Monastir.

Depuis plusieurs semaines, la situation reste « inchangée » sur le front de Monastir : les Bulgares continuent à bombarder la ville.

 

En Grèce.

Une nouvelle note des Alliés à la Grèce a demandé cette semaine : l'interdiction des meetings de réservistes dans la vieille Grèce, le rétablissement du contrôle des postes, télégraphes et chemins de fer, la remise en liberté des vénizélistes incarcérés. Le roi Constantin, après quelques hésitations, s'est plié aux exigences de l'Entente. Le blocus commence à produire ses effets, mais les ministres des Alliés sont encore au Pirée.

 

La semaine diplomatique.

La réponse officielle des Alliés aux propositions des puissances centrales en vue d'organiser des pourparlers concernant la paix n'est pas encore transmise aux puissances neutres : elle sera assez longue et établira, avec les griefs de l'Entente, les responsabilités écrasantes des puissances du Centre.

M. Wilson, président de la République des Etats-Unis, dans une longue note adressée à toutes les puissances intéressées, demande aux belligérants leurs conditions de paix. Le Conseil fédéral suisse et les Etats Scandinaves appuient cette suggestion pour « travailler au rapprochement des nations en guerre et à l'établissement d'une paix durable »

 

             (3) 18 décembre : Le président américain Wilson demande aux puissances belligérantes de préciser leurs buts de guerre

 

Du lundi 25 décembre 1916 (877ème jour de la guerre) au dimanche 31 décembre 1916 (883ème jour).

 

Sur les fronts belge et français.

Les communiqués officiels donnent l'impression que les opérations sont momentanément arrêtées : cependant l'artillerie anglaise se montre très active dans la région comprise entre l'Ancre et la Somme; toutefois le terrain est détrempé par les dernières pluies, les soldats se meuvent dans la boue; dans ces conditions il est difficile d'entreprendre une opération importante.

Quelques coups de main des Allemands contre les tranchées des secteurs du Noyonnais et du Soissonnais ont été arrêtés par notre artillerie; nos aviateurs sont actifs sur les lignes d'arrière, et notre état-major veille pour éviter toute surprise.

Les Allemands essaient-ils une période d'offensives sur la rive gauche de la Meuse? Le violent bombardement qu'ils ont dirigé, cette semaine, sur nos positions s'étendant des bords du fleuve jusqu'à Avocourt (soit un front d'environ 12 kilomètres) n'a été suivi jusqu'ici d'aucune action d'infanterie.

 

Sur le front italien.

Sur tout le front; les communiqués signalent l'activité ordinaire de l'artillerie et des coups de main sans importance.

 

Sur le front russe.

De même, sur ce front, les communiqués, de plus en plus rares, ne parlent que de canonnade intermittente.

 

Sur les fronts roumains.

En Roumanie, les Austro-Allemands, considérablement renforcés, ont fait fléchir, à nouveau, la ligne défensive des Russo-Roumains., sur la rive gauche du Romnicu.

En Grande Valachie, au sud du Danube, les Alliés ont pu arrêter un moment la marche de la 9ème armée ennemie; mais l'effort de Mackensen est tel, sur ce front, que la résistance héroïque de nos amis n'a pu être prolongée.

La Dobroudja a été évacuée par le gros de l'armée de Sakharof.

Les critiques militaires russes ne prévoient une défensive efficace que sur la ligne du Sereth.: les Russes n'ont jusqu'ici, engagé dans la campagne de Roumanie que quelques corps d'armée sur les 14 ou 15 qu'ils ont groupés en arrière du Sereth.

 

En Macédoine.

Aucun événement de guerre important n'est signalé sur le front de l'armée d'Orient: la lutte d'artillerie se poursuit dans le secteur français de Monastir; les troupes italiennes ont repoussé les Bulgares, près du lac Prespa; l'armée britannique a effectué quelques raids heureux sur la basse Strouma et bombardé, par avions, Demir-Hissar.

 

En Grèce.

Le gouvernement grec, pour faire cesser le blocus, ouvre de nouveaux pourparlers avec les puissances de l'Entente.

Toutes les îles Gyclades sont aujourd'hui administrées par les fonctionnaires du gouvernement vénizéliste : l'autorité royale ne s'exerce plus sur aucune ile de la mer Egée.

 

Sur mer.

La guerre sous-marine allemande continue de plus en plus active : le cuirassé français le Gaulois a été torpillé, en Méditerranée, le 27 décembre, et coulé en une demi-heure; grâce à la discipline qui a régné à bord jusqu'à la dernière minute, le nombre des victimes se réduit à 4 marins.

 

La semaine diplomatique.

Les gouvernements alliés ont remis aux ambassadeurs des Etats-Unis leur réponse à la , note des puissances ennemies relative à la proposition d'ouverture de négociations de paix. Les Alliés montrent que les puissances centrales ont voulu la guerre ont vioté la neutralité de la Belgique, et qu'une suggestion sans condition pour l'ouverture d'un Congrès n'est pas une offre de paix. Ils affirment « qu'il n'y a pas de paix possible tant que ne seront pas assurées la réparation des droits et des libertés violés, la reconnaissance du principe des nationalités et de la libre existence des petits Etats; tant que n'est pas certain un règlement de nature à supprimer définitivement les causes qui, depuis si longtemps, ont menacé les nations du monde ». La remise de cette réponse a coïncidé avec l'élévation du général Joffre à la dignité de maréchal de France.

 

                      (2) 25 décembre : Le général Joseph Joffre est nommé maréchal de France, et remplacé par le général Nivelle à la tête des armées.

             (3) 25 décembre : Arrêté à Madrid, Trotski qui Barcelone à bord du Monserrat à destination des Etats-Unis

(1) 26 décembre, Joffre reçoit son bâton de maréchal, mais il est écarté du haut commandement.

             (3) 26 décembre : Après avoir été évincé le 12 le général Joffre est élevé à la dignité de maréchal de France

             (3) 27 décembre : L’Allemagne et l’Autriche-Hongrie répondent à la demande faite le 18 par le président Wilson par une fin de non-recevoir

             (3) 27 décembre : Les Alliés rejettent les propositions allemandes du 12 comme une manœuvre visant à troubler l’opinion et diviser les pays de l’Entente et gagner la bienveillance des neutres.

             (3) 27 décembre : Dans la nuit du 30 au 31, le moine Raspoutine, « conseiller » auprès de la cour et protégé de la tsarine est attiré dans un guet-apens et assassiné par le prince Ioussoupov, le grand-duc Dimitri Pavlovitch et le député Purichkevitch. Son corps sera retrouvé le lendemain dans la Néva ;

             (3) Divers : En Afrique Occidentale française, les autorités coloniales organisent la répression de la révolte des Baribas, déclenchée en octobre

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