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GUERRE 1914-1918 |
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Jeudi 1er juillet 1915. 334ème jour de la guerre, 287ème jour de la bataille de l’Aisne et du Nord : dans l'Argonne, les Allemands, employant des projectiles de gros calibre et des obus asphyxiants, essaient de percer notre front entre la route de Binarville et le Four-de-Paris : notre organisation de deuxième ligne refoule les attaques et rétablit le front à environ 200 mètres des éléments détruits de notre première ligne.
(1) La Chambre autorise les femmes à excercer la puissance parentale (3) A Trézibonde, au jour fixé pour le début de la déportation arménienne, plusieurs milliers de soldats turcs bouclent la ville et massacrent la population par petits groupes. (3) Le général Gouraud, commandant du corps expéditionnaire français des Dardanelles, est sérieusement blessé (il perdra le bras droit). Le 30, le général Sarrail sera désigné pour lui succéder.
Vendredi 2 juillet 1915. 335ème jour de la guerre, 288ème jour de la bataille de l'Aisne et du Nord : la canonnade est particulièrement vive au nord d'Ypres, à Souchez, au nord de l'Aisne et en Argonne : toutes les attaques d'infanterie allemande qui suivent sont arrêtées. Entre l'île Gotland et le littoral de la Courlande, vif engagement entre des croiseurs et torpilleurs russes et allemands : le mouilleur de mines allemand Albatros échoue sur le rivage, et un croiseur allemand est touché. L'action d'artillerie devient plus intense le long de toute la frontière italienne, surtout en Carnie où les Italiens détruisent les ouvrages de Prodil et divers campements ennemis. Une commission d'officiers serbes se rend à Durazzo pour s'entendre avec Essad-Pacha sur la meilleure manière de pacifier définitivement le pays. Une explosion endommage considérablement le Capitole, palais du Sénat, à Washington.
Samedi 3 juillet 1915. 336ème jour de la guerre: en Belgique, recrudescence d'activité d’artillerie ennemie ; à Arras, quelques obus allemands déterminent des incendies dont on se rend maître; en Argonne et dans la région de Metzeral, les attaques allemandes sont repoussées à la baïonnette. Nos avions bombardent les gares de Chatlerange, Zarpen et Langeniarck (Belgique), ainsi que des batteries allemandes à Vimy et à Beaurain; Les allemands progressent entre Wieprz et le Bug. Dans la mer Noire, un sous-marin russe, dans la région houillère, détruit plusieurs vapeurs; les torpilleurs russes bombardent Zunguldak. Un attentat est commis à New-York par un Américain d'origine allemande, professeur d'allemand à l'Université de Cornell, contre le banquier Morgan, favorable à la Quadruple-Entente : l'assassin est arrêté ; il se déclare l'auteur de l'attentat du 2 contre le Capitole. (1) La Grande-Bretagne estime le coût journalier de la guerre à 3 millions de livres. (3) Début du massacre des Arméniens de Mouch dans le vilayet (district) de Bitlis
Dimanche 4 juillet 1915 337ème jour de la guerre : action d'artillerie en Belgique, dans la région de Nieuport; en formations serrées, les Allemands attaquent nos positions du chemin creux d’Angres à Ablain (au nord de la route Aix-Noulette-Souchez) : ils sont repoussés avec de lourdes pertes ; Le paquebot français Carthage est torpillé par un sous-marin allemand ; deux submersibles allemands sont canonnés dans la Manche par des bâtiments de la flottille française : l'un d'eux est atteint par plusieurs obus. Sur le versant septentrional du Pol Grande, les Autrichiens essaient, vainement, une attaque appuyée par un vif feu d'artillerie, dans le but de reprendre les tranchées occupées par les alpins-italiens. (3) Après avoir vainement tenté de prendre le contrôle de la presqu’ile de Gallipoli, les Turcs cessent leur offensive générale.
Manque les faits entre le 5 et le 10 juillet 1915
Lundi 5 juillet 1915 (1) Défaite italienne près de Gradisea et de Gorizia
Mercredi 7 juillet 1915 (1) Echec turc aux Dardanelles (2) Première conférence interalliée à Chantilly où sont examinées les offensives sur le front de l’Ouest, le front italien et en Serbie. (3) Conférence interalliée qui se tient à Chantilly sur l’initiative du chef d’état-major de l’armée, le général Joseph Joffre. Décidant des offensives à la fois sur le front de l’Ouest, le front italien et en Serbie. L’Entente réalise un premier pas « vers une action concordante ».
Jeudi 8 juillet 1915 (1) Allemagne : 1347 personnalités, appartenant au monde de la science et de l’économie, exigent une politique d’annexion à l’Est comme à l’Ouest.
Vendredi 9 juillet 1915 (1) Allemagne : L’historien Hans Delbrück est à l’initiative d’un texte repoussant les thèses annexionnistes
Dimanche 11 juillet 1915. 344ème jour de la guerre : journée calme sur le front occidental : l'armée britannique chasse les Allemands de quelques éléments de tranchées ; les troupes françaises du secteur d'Arras gagnent une ligne au nord de la station de Souchez ; l'ennemi envoie quelques obus sur Arras et Reims. Les Russes, dans leur retraite stratégique, arrêtent en partie l'offensive allemande et, dans la région de Lublin, sont maîtres des opérations. Dans une rivière du Sud-Africain allemand, le croiseur Koenigsberg est détruit par des navires de guerre anglais. Le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères des Etats-Unis part pour la résidence d'été du président Wilson, afin de conférer avec lui sur la note allemande relative au Lusitania.
Lundi 12 juillet 1915. 345ème jour de la guerre: grande activité des Allemands au sud de Souchez : ils occupent le cimetière et quelques tranchées; au nord de l'Oise, bombardement réciproque particulièrement violent, ainsi qu'au bois Le Prêtre et à la Croix-des-Carmes. Depuis l'évacuation de Lemberg, le chiffre des prisonniers austro-allemands est évalué par les Russes à 36 000 hommes. Une escadrille d'aéroplanes italiens bombarde avec succès un campement ennemi aux environs de Gorizia. Suivant le ministre de l'Intérieur autrichien, 809 cas de choléra sont constatés à Vienne. (3) Le Sud-Ouest africain allemand se rend aux troupes sud-africaines commandées par le général Louis Botha, favorable aux Alliés.
Mardi 13 juillet 1915. 346ème jour de la guerre: deux attaques allemandes, d'ailleurs complètement repoussées, ont lieu devant nos positions du Labyrinthe (secteur d'Arras) et sur la rive est de la Fecht-de-Sondernach (dans les Vosges). Trente-cinq avions français survolent et bombardent la gare stratégique installée par les Allemands à Vigneulles-les-Hattonchatel qui dessert la région de la tranchée de Calonne et celle de la forêt d'Apremont, et allument plusieurs incendies. Dans le Haut Cadore, l'action offensive italienne se développe : le tir de destruction continue contre les ouvrages autrichiens de Platz et de Landro. En face de forces importantes, les Russes, dans le secteur entre les rivières Orjitz et Lydynia, se replient sur leur deuxième ligne. Aux Dardanelles, les Alliés font de nouveaux progrès sur plusieurs points d'occupation de la basse vallée du Kereves. (1) Offensive des armées allemandes et austro-hongroise en Pologne. (2) Offensive allemande sur le Niémen et la Narew dans le but d’encercler les Russes stationnés dans la boucle de la Vistule (3) Début de l’offensive allemande qui, de la Courlande à la Narev et de la Galicie à Ivangorod, a pour objectif d’encercler les forces russes stationnées dans la boucle de la Vistule, à l’ouest de Varsovie (3) Reprise de l’offensive allemande en Argonne après le semi échec du 20 juin. L’armée du Kronprinz tente vainement d’encercler Verdun et d’atteindre le chemin de fer de Châlons.
Mercredi 14 juillet 1915 347ème jour de la guerre: en Belgique, les troupes britanniques, au sud-ouest de Pilken, repoussent une nouvelle fois les Allemands; Arras est bombardé avec des obus de gros calibre : le quartier de la cathédrale souffre particulièrement; en Argonne, nous prenons l'offensive et enlevons quelques tranchées allemandes. Nos aviateurs détruisent la gare de Libercourt, bifurcation militaire entre Douai et Lille. Au nord de Libau et de Chavli, les Allemands, ayant reçu du renfort, avancent; les Russes consolident leur position le long de la Vistule et, grâce à leur artillerie, gagnent du terrain vers Cracovie. Dans la région de Falgarego, l'infanterie italienne occupe le sommet du Falzanego. Le transfert des cendres de Rouget de l'Isle, auteur de la Marseillaise, aux Invalides, donne lieu à une manifestation grandiose à Paris. Le conseil national du Parti socialiste français vote une motion en faveur de la poursuite, avec une fermeté inflexible, de l'œuvre de la défense nationale.
Jeudi 15 juillet 1915 348ème jour de la guerre : en Argonne, la lutte est circonscrite au nord de la route de Servon : les Allemands réussissent à reprendre pied dans le bois Beaurains. La progression des Allemands se développe entre la mer Baltique et la Vistule ; les Austro- Allemands renforcent considérablement leurs lignes sur la Narew, dans le nord de la Pologne; les troupes autrichiennes passent en quelques points le Dniester. En Carnie, les attaques autrichiennes entre les monts Cogliano et Pezzo-Avostano sont repoussées. (1) Londres : les crédits de guerre s’élèvent à 600 millions de livres.
Vendredi 16 juillet 1915 349ème jour de la guerre: journée agitée : sur la rive droite de l'Aisne, à l'ouest de Soissons, les Allemands, après avoir lancé 4 000 obus, sont forcés de reculer. Dix avions français lancent des bombes, atteignent la gare militaire de Chauny où sont concentrés d'importants dépôts de matériel allemand, et y allument deux incendies. Les Allemands, entre la Vistule et le Bug, continuent à développer leur offensive générale ; dans la mer Noire, les torpilleurs russes et le submersible Marge détruisent plusieurs vapeurs et plusieurs voiliers turcs. L'artillerie lourde italienne provoque des explosions et des incendies dans les ouvrages autrichiens du col de Predil. Le refus de la Roumanie de permettre le passage des armes et des munitions d'Allemagne en Turquie augmente la tension entre les empires centraux et la Roumanie.
Samedi 17 juillet 1915 350ème jour de la guerre : canonnade violente sur le front français : dans la région du nord d'Arras, particulièrement vers Souchez et Neuville ; sur la rive droite de l'Aisne, dans la région de Troyon ; en Argonne, dans la région de Marie-Thérèse ; sur les Hauts-de-Meuse, région des Eparges et de Sonvaux ; dans les Vosges, au Ban-de-Sapt; mais partout l'ennemi est arrêté. Les Allemands progressent en Courlande ; sur le Dniester et entre le Dniester et le Bug, les combats sont favorables aux Russes. Deux dirigeables italiens bombardent les ouvrages ennemis autour de Gorizia, et des campements dans le Carso.
Dimanche 18 juillet 1915. 351ème jour de la guerre : sur les Hauts-de-Meuse, vives actions d'infanterie ; nous reprenons un élément de tranchée à l'ennemi. Dans la région Libau-Chavli, l'offensive allemande continue; les Russes remanient le front sur des positions plus proches de la Narew et regroupent leurs troupes sur la rive gauche de la Vistule. Une division de vieux croiseurs-cuirassés italiens s'approche des eaux de Cattaro, bombarde la ville et Gravosa : l'un des croiseurs, le Garibaldi, est torpillé par un sous-marin autrichien et coule. (1) Deuxième offensive italienne de l’Isonzo (1) En France, entrée en vigueur de la semaine de permission par roulement. (2) Premières permissions de six jours accordées par roulement à tous les combattants français. Échec italien de la deuxième offensive sur l’Isonzo (3) Les premiers permissionnaires arrivent à Paris à la suite de la décision gouvernementale qui accorde, par roulement, des permissions de 6 jours à tous les combattants (3) 2ème offensive italienne de l’Isonzo sur le Carso, qui ne vient pas à bout des troupes autrichiennes de l’Istrie. Mercredi (3) La concession de Guillaume II du 6 juin se révélant insuffisante, le 3ème avertissement américain prend une allure d’ultimatum pour que ne se reproduisent plus des « actes semblables » au torpillage du Lusitania. Le président Wilson se prononce pour une « paix maritime » sans compromis. Vendredi (3) Après 4 jours de négociations avec les ambassadeurs de l’Entente à Sofia, le ministre français des Affaires étrangères, Théophile Delcassé, et son homologue russe Sergueï Sazanov refusent la cession de la Macédoine à la Bulgarie. Dimanche (3) 2 navires de commerce américains sont coulés au large de l’Irlande par des sous-marins allemands
Lundi 19 juillet 1915 352ème jour de la guerre : en Belgique, l'ennemi bombarde les tranchées de Saint-Georges et l'église de Boesinghe ; à l'est d'Ypres, les Anglais occupent 150 mètres de tranchées allemandes; en Artois, en Argonne et en Lorraine, les attaques allemandes, à faibles effectifs d'ailleurs, sont repoussées. Quatre avions français lancent 48 obus sur la gare de bifurcation de Challerange, au sud de Vouziers; six autres avions bombardent la grande gare et la gare de marchandises de Colmar. Dans la région de Riga-Chavli, la progression des Allemands continue. En Carnie, les Italiens tirent sur le fort Hermann, au nord-est de Plezzo, et provoquent des dommages considérables ; l'occupation italienne, le long de l'Isonzo et sur le plateau de Carso, progresse : 2000 Autrichiens sont faits prisonniers. (3) A l’ile Maurice, arrestation et internement des sujets d’origine allemande et autrichienne en séjour dans la colonie.
Mardi 20 juillet 1915. 353ème jour de la guerre : les Allemands bombardent violemment Souchez et Neuville-Saint-Waast; les villes de Reims et de Soissons reçoivent des obus. Un de nos dirigeables lance 23 obus sur la gare militaire et sur un dépôt de munitions de Vigneulles-les-Hattonchatel ; deux de nos avions bombardent, à nouveau, la gare de Colmar. Les Russes redressent leur front de la Vistule à Ossevetz pour s'appuyer sur leur forteresse de Newo-Gregoriesk. (1) Les troupes allemandes occupent Radom (Pologne)
Mercredi 21 juillet 1915. 354ème Jour de la guerre : aux lisières orientales de l'Argonne, l’ennemi parvient à prendre pied dans une tranchée ; dans les Vosges, sur les hauteurs est de la Fecht du Nord, nous prenons une partie des organisations défensives allemandes; Saint-Dié est bombardé par une vingtaine d'obus. Trente et un avions français bombardent la gare de Conflans-en-Jarnisy : le dépôt de locomotives est atteint. Sur la Narew, l'ennemi tente de s'avancer : les Russes le refoulent en partie. Les Italiens pressent de plus en plus Gorizia, qui paraît à la veille de capituler, et gagnent une partie de la ligne des hauteurs qui, de la rive droite, courent vers la ville et les fronts de l'Isonzo.
Jeudi 22 juillet 1915. 355ème jour de la guerre : dans les Vosges, au nord de Munster, sur les hauteurs qui dominent à l'est de la vallée de la Fecht du Nord, nous occupons la crête du Linge et prenons pied dans les carrières du Schratzmannels et les bois du Barrenkopf. Nos avions lancent des obus sur la gare d'Autry, près de Binarville. Les Allemands se groupent sur les voies, dans la région de Chavli-Mitau. Les troupes italiennes occupent les hauteurs de Monfalcone et de Goritza : le roi assiste à l'affaire avec le général Cadorna; les Autrichiens, avec quatre contre-torpilleurs, canonnent quelques parties du chemin de fer d’Ortona à Pedaso et l'île de Tremiti. La note américaine à l'Allemagne est envoyée à Berlin : elle invite à nouveau l'Allemagne à respecter sur mer les règles internationales.
Vendredi 23 juillet 1915 356ème jour de la guerre: en Argonne, nous nous emparons d'un élément de tranchée ennemi qui permet de rectifier notre front à notre avantage; les faubourgs de Soissons, de Reims et les villes de Pont-à-Mousson et Gérardmer reçoivent quelques obus. Un groupe d'avions français bombarde la gare de Conflans-en-Jarnisy. Etant données les difficultés de ravitailler en combustible les usines de Varsovie et de Riga, le matériel est transporté à l'intérieur de la Russie, aux frais de l'État. Dans le Carso, les Italiens, grâce à une manœuvre enveloppante, s'emparent de 1500 Autrichiens, dont 76 officiers.
Samedi 24 juillet 1915. 357ème jour de la guerre : journée calme, sauf dans les Vosges : les Allemands attaquent sans succès au Reichackerkopf et sur les hauteurs à l'est de Metzeral. Au sud de la région de Mitau, les troupes allemandes continuent à avancer. Le communiqué officiel annonce que l'avance des Italiens est d’environ 3 à 5 kilomètres par semaine; la voie ferrée reliant Trente à Vienne est menacée. (3) Menacés d’encerclement, les Russes évacuent Van et donnent l’ordre à tous les Arméniens de la province de s’enfuir avec l’armée pour se replier sur la frontière.
Dimanche 25 juillet 1915. 358ème jour de la guerre : nouveau succès dans les Vosges ; au Ban-de-Sapt, nous nous emparons d'organisations défensives allemandes très puissantes et les organisons. Dans la mer Noire, les torpilleurs russes de la région du Bosphore bombardent un camp de cavalerie turque et causent l'explosion d'un train de ravitaillement. Les Italiens bombardent Plava et détruisent plusieurs forts; à Ternovo, ils rejettent l'ennemi à 2 kilomètres en arrière. La presse anglaise affirme que la Grèce a envoyé une flottille dans les eaux turques de Vourla et de Smyrne pour y faire une démonstration en guise de protestation contre les mauvais traitements infligés aux sujets grecs. (1) En Irlande, 2 navires de commerce américains sont coulés par des sous-marins allemands.
Lundi 26 juillet 1915. 359ème jour de la guerre : action d'artillerie entre Aix-Noulette et Souchez, dans la région de Soissons et au bois Le Prêtre ; Arras et Pont-à-Mousson sont bombardés par les Allemands; nos avions lancent des obus et des fléchettes sur la gare militaire de Nantillais, au nord de Montfaucon. Dans la mer Noire, les torpilleurs russes coulent 40 voiliers turcs chargés de charbon et détruisent un pont suspendu. La marine italienne occupe l'île de Pelagosa, importante par sa situation stratégique. Le bombardement des positions turques, à l'intérieur des détroits, continue : les Alliés cherchent à détruire les batteries ennemies sur la côte asiatique.
Mardi 27 juillet 1915. 360ème jour de la guerre: un bombardement par les Allemands de Furnes et d'Oost-Dunkerque est suivi d'un tir de représailles de notre part sur Westende et Middelkerque; Arras est deux fois bombardé; en Alsace, sur la crête de Lingerkopf et les environs, sur un front de 2 kilomètres, nous achevons la conquête de la position et l'organisons. Sur le front de la Narew, le combat se développe avec opiniâtreté : les Allemands amènent de fortes réserves. Dans la vallée de Laone, les Italiens complètent la possession des hauteurs par l'occupation du Monte Lavanech et la cime de Pissoma ; sur le Carso, ils prennent la position de San Michele et font 3 200 prisonniers.
Mercredi 28 juillet 1915 361ème jour de la guerre : les Allemands, au nord de Souchez, réussissent à prendre pied sur un point de 20 mètres environ, sur notre front ; la ville de Soissons est bombardée. Sur le front de la Narew, où les combats acharnés se poursuivent, la ligne générale du front n'est pas encore modifiée. Les Italiens continuent leur avance sur le Carso ; les Autrichiens commettent de graves déprédations à Trieste. Deux sous-marins anglais continuent à entraver la navigation turque dans la mer de Marmara.
Jeudi 29 juillet 1915. 362ème jour de la guerre : nous occupons un nouveau groupe de maisons au Ban-de-Sapt (Vosges); nos escadrilles d'avions bombardent la voie ferrée d'Ypres à Roulers, les organisations allemandes près de Combles et près de Reims, les gares militaires de Chatel en Argonne et de Burthecourt en Lorraine. L'état-major russe prend la décision d'évacuer Varsovie et d'abandonner la ligne de la Vistule pour se tenir au front du Bug et des marais de Wlodawa : cette retraite permet à l'armée russe de rester intacte. Les Italiens réalisent de grands progrès dans la vallée de Cordevole. Pour des raisons militaires, les Alliés occupent provisoirement Mytilène et notifient cette décision à la Grèce. (1) Les Marines américains occupent l’île d’Haiti.
Vendredi 30 juillet 1915. 363ème jour de la guerre : les Allemands réussissent à pénétrer dans une partie de tranchée anglaise récemment conquise à Hooghe; sur le front français, l'activité de l'artillerie se concentre dans les Vosges, au Barrenkopf, où nos tirs de barrage causent aux Allemands de lourdes
Samedi 31 juillet 1915. 364ème jour de la guerre : les Allemands bombardent Dunkerque et Compiégne; et un de leurs avions survole Nancy ; en Argonne, dans la région de Fontaine-aux-Charmes et au Four-de-Paris, le bombardement des tranchées de part et d'autre se poursuit d'une façon presque continue ; sept avions français bombardent la gare et l'usine d'aviatiks à Fribourg-en-Brisgau, et le camp d'aviation de Dalheim, près de Morhange. Entre la Vistule et le Bug, les troupes russes passent à des positions préparées sur leurs derrières; elles évacuent Lublin et un secteur de chemin de fer. Dans les Dardanelles, à défaut de grandes batailles, les communiqués relatent de petits combats qui ont une importance stratégique considérable. |