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GUERRE 1914-1918 |
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Novembre : (2) Offensive autrichienne en Bucovine. (2) Occupation de la Serbie et du Monténégro austro-allemande de Gorlice-Tarnów sur le front Est.
Lundi 1er novembre 1915 (458ème jour de la guerre).
Sur les fronts Belge et Français: Les combats se poursuivent sans modification des positions respectives.
Sur le front Russe: Rafales d'artillerie des deux côtés : situation sans changement.
Sur le front Italien: Action intense des artilleries et attaques d'infanterie des deux côtés ; les avions italiens bombardent efficacement les gares de Santa Lucia, de Tolmina, de San Pietro et de nombreux campements ennemis.
Dans le Balkans : Dans le Montenegro, les Autrichiens reprennent la position de Gora ; le plan des Allemands et des Bulgares se dessine de plus en plus : couper la retraite vers le sud au gros de l'armée serbe du nord ; les troupes françaises continuent à dégager le front entre Pabrovo et Gradetz : elles approchent de la frontière bulgare ; la flotte anglo-française recommence le bombardement de Dédéagatch.
Mardi 2 novembre 1915 (459ème Jour de la guerre).
Sur les fronts Belge et Français: Canonnade réciproque et vifs combats de tranchées à tranchées.
Sur le front Russe: Lutte d'artillerie et fusillades peu animées ; les Russes accentuent leur offensive en Galicie orientale.
Dans le Balkans : Un raid de cavalerie a établi la jonction des Bulgares et des Austro-Allemands ; le duc de Mecklembourg se rend à Sofia pour démontrer que la roule de Sofia à Constantinople est ouverte aux Allemands.
A la chambre des communes : M. Asquith, premier ministre anglais, déclare à la Chambre des communes qu'il demandera la conscription obligatoire si le recrutement volontaire ne suffit pas, et qu'il reste persuadé du triomphe final des Alliés.
Mercredi 3 novembre 1915 (460ème jour de la guerre).
Sur les fronts Belge et Français: Lutte d'artillerie et d'engins de tranchées ; en Champagne, les Allemands ont pu pénétrer dans quelques éléments de nos tranchées avancées.
Sur le front Russe: Il est établi que dans les combats de ces jours-ci, sur la Strypa, les Russes ont fait 3600 prisonniers.
Dans le Balkans : Des transports de troupes anglaises et françaises arrivent journellement.
Au parlement Français: M. Briand, à, la Chambre, M. Viviani, au Sénat, lisent la déclaration ministérielle, qui complète la réponse de M. Briand aux interpellations : le président du Conseil fait l'éloge de notre armée et de ses chefs et affirme que le ministère veut hâter la victoire du droit et écraser, avec l'aide des Alliés, le militarisme prussien. (1) Aristide Briand désigne comme unique objectif de la guerre la reconquête de l’Alsace et la Lorraine.
Jeudi 4 novembre 1915 (461ème jour de la guerre).
Sur les fronts Belge et Français: En Belgique, notre artillerie dirige sur les positions ennemies de Lombaertzyde un bombardement prolongé; en Champagne, nous délogeons l'ennemi des quelques points de tranchées qu'il a pris hier.
Dans le Balkans : La retraite des Serbes continue; malgré les progrès des efforts convergents des armées austro-allemandes et bulgares, elle n'est pas enveloppée ; le général Sarrail rentre d'une inspection rapide de la région occupée par les Français à Guevgueli et Krivolak.
Chambre Grecque: A la suite d'une discussion sur la politique extérieure de la Grèce et de l'intervention de M. Venizelos, le ministère Zaïmis est mis en minorité, par 147 voix contre 114, et démissionne.
(3) Clémenceau, sénateur radical, est nommé président de la commission sénatoriale de l’Armée et de la commission sénatoriale des Affaires étrangères. (3) Pour convaincre les Italiens d’envoyer un contingent à Salonique dès que l’offensive sur l’Isonzo le permettra, le général français Henri Gouraud se rend jusqu’au 6 auprès du grand quartier général italien à Rome puis jusqu’au 11 auprès du gouvernement. Le généralissime italien Luigi Cadorna diffère sa réponse
Vendredi 5 novembre 1915 (462ème jour de la guerre).
Sur les fronts Belge et Français : Cinq combats aériens ont lieu au-dessus des lignes anglaises ; en Champagne, nous mettons en échec deux nouvelles attaques allemandes : l'ennemi réussit à pousser quelques éléments dans une de nos tranchées de première ligne ; en Alsace, une de nos escadrilles survole Dornach et bombarde les usines de gaz suffocants.
Sur le front Italien: Le mauvais temps sévit sur le théâtre des opérations, avec des neiges abondantes dans la zone haute et des pluies persistantes dans la zone basse.
Sur le front Serbe: Les troupes françaises mettent la main sur les ponts de la Cerna, au nord-ouest de Krivolak; nous engageons une action au nord de Rabrovo ; duel d'artillerie intense à Valandovo. (1) Les Bulgares conquièrent le nœud ferroviaire de Nisch qui assure la liaison Vienne-Istanbul
Dans la méditerranée: Des sous-marins allemands, qui ont réussi à passer Gibraltar, pourchassent quelques-uns de nos transports, dans la Méditerranée.
(3) Un manifeste austro-allemand déclare que les anciens territoires polonais de Russie forment un nouveau royaume de Pologne. (3) Grèce : Démission du président du Conseil Zaïmis, remplacé le lendemain par Skouloudis.
Samedi 6 novembre 1915 (463ème jour de la guerre).
Sur les fronts Belge et Français: Bombardement réciproque violent. (1) Paris : Entretien Kitchener-Briand
Sur le front Russe: Dans la mer Baltique, les vaisseaux russes ouvrent le feu contre les positions allemandes, près de Schlock ; près de Riga, les Russes avancent légèrement ; sur le reste du front, ils maintiennent l'ennemi.
Sur le front Serbe : L'armée bulgare, descendant pour envahir la Macédoine par la route de Velès à Prilep, est battue par les Serbes à Izvor : l'armée bulgare fuit dans la direction de Velès ; du côté de Rabrovo, nous consolidons les positions acquises ; devant Krivolak, les Bulgares renouvellent leurs attaques, inutilement.
En Grèce: Le nouveau cabinet est constitué : M. Skouloudis, président du Conseil, a toujours témoigné des sentiments amicaux envers la Triple-Entente.
Vienne : (1) Le 3ème emprunt austro-hongrois rapporte 3,3 milliards de couronnes.
Dimanche 7 novembre 1915 (464ème jour de la guerre)
Sur les fronts Belge et Français : Lutte d'engins de tranchée et combats d'artillerie : il y a arrêt dans les contre-attaques allemandes.
Sur le front Russe: Calme sur l'immense ligne qui s'étend de Dvinsk au Pripet : c'est dans cette zone que les Allemands ont puisé les divisions envoyées en France et en Serbie.
Sur le front Serbe : Les Bulgares ont occupé Nisch, la seconde capitale serbe : tous les tunnels ont été détruits par les Serbes pour retarder la jonction des Austro-Allemands et des Bulgares sur la ligne Belgrade-Nisch-Sofia ; les Français font de nouveaux progrès dans la direction de Stroumitza.
Lundi 8 novembre 1915 (465ème jour de la guerre).
Sur les fronts Belge et Français : De violents combats d'artillerie se poursuivent en Artois, dans le secteur de Loos et du bois de Givenchy, et en Champagne, à l’est de Tahure; dans les Vosges, lutte rapprochée à coups de bombes.
Sur le front Russe: Le général Rousski, commandant en chef des armées du Nord, remet à la municipalité de Petrograd un message déclarant que « l’armée fait son devoir et qu'elle est assurée de la victoire ».
Dans le Balkans : Sur le front monténégrin, front Grahovo-Voutchido, au nord des bouches de Cattaro, les attaques autrichiennes sont repoussées; sur le front serbe, l'armée des Serbes se replie vers les régions montagneuses ; un nouveau contingent d'infanterie anglaise débarque à Salonique, mais les forces anglaises actuelles en Serbie ne sont pas évaluées à plus de 50 000 hommes.
Dans la Méditerranée : Le paquebot France est torpillé par un sous-marin allemand ; l'équipage est sauvé.
La note américaine : Une note américaine à la Grande-Bretagne proteste contre les entraves apportées au commerce des Etats-Unis par le blocus anglais, et prétend que le blocus des ports allemands de la Baltique n’est pas effectif.
Mardi 9 novembre 1915 (466ème Jour de la guerre).
Sur les fronts Belge et Français : Fusillade continue de part et d'autre dans la région de Loos ; violents bombardements ennemis en Champagne, région du Trapèze.
Sur le front Russe: En Courlande et dans la région de Mitau, les Russes progressent légèrement; pas de changement sur le reste du front : l'invasion allemande parait arrêtée.
Dans le Balkans : Les communiqués officiels représentent la situation comme plus satisfaisante pour les Serbes et les Alliés : sur le front anglo-français, l'avance de nos troupes continue lentement.
En Grèce: La Grèce demande aux Alliés une nouvelle avance de 40 millions ; cette demande est examinée sympathiquement.
Dans la Méditerranée : Le vapeur italien Ancona, ayant 422 passagers et 60 hommes d'équipage, est coulé par un sous-marin autrichien : Il y a de nombreuses victimes et, parmi elles, plusieurs Américains.
Mercredi 10 novembre 1915 (467ème jour de la guerre).
Sur les fronts Belge et Français: En Belgique, notre artillerie exécute, sur les organisations allemandes de la région des dunes, un bombardement efficace ; en Champagne, l'ennemi tente, sur la butte de Tahure, deux assauts violents qui sont repoussés ; entre Meuse et Moselle, nos batteries dispersent une colonne d'infanterie allemande, route de Saint-Maurice à Woel.
En Italie : Une note italienne dit que les Bulgares, en menaçant l'Albanie, pour arriver sur l'Adriatique, portent atteinte aux intérêts de l'Italie qui prendra les mesures opportunes pour y parer rapidement. (1) (2) (3) Quatrième offensive italienne sur l’Isonzo que les troupes ne parviennent toujours pas à franchir.
Dans le Balkans : La jonction des Anglais et des Français est un fait accompli ; la ligne des Alliés passe par Prilep, Grasko, Krivolak, Dovolobo et aboutit à Stroumitza : l'objectif des Bulgares, qui était de porter un coup décisif aux Alliés avant l'arrivée des nouveaux renforts attendus à Salonique, a échoué. (3) Les troupes russes réussissent leur attaque dans la région de tarnopol, au sud, faisant 3500 prisonniers.
Jeudi 11 novembre 1915 (468ème jour de la guerre).
Sur les fronts Belge et Français : Canonnade de part et d'autre. (1) Galliéni fait la guerre aux « embusqués ».
Sur le front Russe: L'état-major russe estime que « la deuxième phase de la guerre sur le front oriental se termine avec l'arrêt définitif de l'invasion; la troisième phase s'ouvrira au printemps, quand les Russes refouleront les envahisseurs»
Sur le front Italien: Les troupes italiennes s'emparent du col de Lana qui est une des plus importantes portes d'entrée des Autrichiens en Italie.
Dans le Balkans : Monastir est menacée : le colonel commandant les troupes serbes de cette ville se trouve coupé de toute communication avec le gros de l'armée ; M. Denys Cochin, ministre français, part pour Salonique : il visitera les diverses formations de troupes françaises. (3) Churchill, qui depuis le 23 mai et depuis le relatif échec du débarquement alliée à Gallipoli, dont il est rendu responsable, n’occupait plus qu’un poste honorifique au gouvernement, prend le commandement d’une unité en France avec le grade de lieutenant-colonel.
Vendredi 12 novembre 1915 (469ème jour de la guerre).
Sur les fronts Belge et Français: Combats d'artillerie particulièrement violents en Belgique, en Artois, au nord de la Somme et entre Meuse et Moselle : pas d'action d'infanterie.
Sur le front Russe: Une offensive russe en Courlande, région de Riga et Mitau, se dessine.
Dans le Balkans : Les Anglo-Français avancent légèrement sur la ligne Gradsko-Velès.
En Italie : Le Conseil des ministres italien examine la question de la participation de l'Italie à l'expédition des Balkans.
En Angleterre : Le Gouvernement anglais fait connaître qu'il établira la conscription obligatoire pour les jeunes gens valides, avant d'incorporer les gens mariés qui ont contracté un engagement militaire, si ces jeunes gens ne s'enrôlent pas volontairement avant le 30 novembre.
En Grèce : Un décret du roi prononce la dissolution de la Chambre : les élections sont fixées aux 6 et 19 décembre.
(3) Discours patriotique à la Chambre du ministre des Finances Ribot qui annonce un nouvel emprunt, voté à l’unanimité par les députés.
Samedi 13 novembre 1915 (470ème jour de la guerre).
Sur les fronts Belge et Français: Violents bombardements réciproques.
Sur le front Russe: Depuis six semaines, les communiqués russes affirment que les armées du général Ivanof ont fait plus de 125 000 prisonniers.
Sur le front Italien: L'offensive italienne continue régulièrement.
En Grèce: Une mission austro-allemande est arrivée à Athènes pour régler la situation entre la Grèce et les empires centraux ; d'autre part, lord Kitchener et M. Denys Cochin ont une mission en Grèce pour parler au nom de la Quadruple-Entente.
Haïti : (1) Haiti passe sous protectorat américain
Dimanche 14 novembre 1915 (471ème jour de la guerre).
Sur les fronts Belge et Français: Les attaques d'infanterie allemandes, aux environs de Lille échouent.
Sur le front Italien: La bataille engagée autour de la ville de Gorizia n'est pas terminée, mais tout le plateau et les abords des forts de Gonzia sont sous le feu de l'artillerie italienne.
Sur le front Serbe : La retraite des Serbes continue en bon ordre : le moral de l'armée est excellent ; les troupes françaises établissent une liaison de plus en plus étroite avec les détachements serbes qui opèrent dans la région de Prilep,
Europe centrale : (1) Tomas Masaryk crée un comité d’action pour fonder un état tchécoslovaque indépendant.
Lundi 15 novembre 1915 (476ème jour de la guerre).
Sur les fronts Belge et Français: Combats à coups de grenades et large emploi de mines.
Sur le front Italien : Progrès des troupes italiennes sur l'Isonzo : dans le bassin de Plezzo ; et sur les hauteurs nord-ouest de Gorizia ; les avions italiens bombardent le Carso, les gares de Reigenberg, San Danielle, Skope, Dortogliane et des trains ennemis ; les avions autrichiens bombardent Vérone.
Mardi 16 novembre 1915 (477ème jour de la guerre).
Sur les fronts Belge et Français : Actions d'artillerie particulièrement intenses en Champagne, en Argonne, en Woëvre, dans la forêt d'Apremont et en Alsace (région d'Ammertzwiller).
Sur le front Russe: Situation calme, sauf devant les passages du Styr où les combats continuent.
En Grèce: M. Denys Cochin arrive à Athènes, et est frénétiquement acclamé.
En Angleterre: Les autorités des ports britanniques arrêtent le départ de 90 vapeurs grecs chargés.
Mercredi 17 novembre 1915 (478ème jour de la guerre).
Sur les fronts Belge et Français: La lutte d'artillerie continue.
Dans le Balkans : Monastir est de plus en plus menacée : le corps consulaire quitte la ville pour Fiorina, la situation des Serbes devient critique ; les Bulgares permettent le passage à travers la Thrace d'effectifs turcs venant de Dédéagatch et qui marchent contre nous.
En Grèce : M. Denys Cochin visite M. Scouloudis président du Conseil, à Athènes.
Jeudi 18 novembre 1915 (479ème jour de la guerre).
Sur les fronts Belge et Français : Canonnade toujours violente : notre artillerie effectue au sud de la Somme un bombardement visiblement efficace.
Dans les Balkans : Les Bulgares marchent sur Prilep; les Serbes s'attendent à la chute de cette ville.
En Grèce : M. Denys Cochin est reçu par le roi de Grèce ; l'entretien dure plus d'une heure ; M. Guillemin, notre ministre à Athènes, déclare que les puissances alliées demandent simplement à la Grèce de conserver à sa neutralité le caractère bienveillant qu'elle a promis, et de continuer à accorder les facilités spéciales qu'elle s'est engagée à donner à nos corps expéditionnaires.
En Angleterre : Le gouvernement britannique autorise les navires grecs qui ont complété leur cargaison à partir.
Vendredi 19 novembre 1915 (480ème jour de la guerre).
Sur les fronts Belge et Français : Lutte d'artillerie et d'engins de tranchées ; huit avions ennemis essaient de survoler Lunéville ; ils s'enfuient devant le feu de nos avions.
Sur le front Italien: Les Autrichiens fortifient de plus en plus Gorizia ; leur artillerie se montre très active dans toute la zone.
Dans le Balkans : Les Serbes précipitent leur retraite vers le Monténégro;
Samedi 20 novembre 1915 (481ème jour de la guerre).
Sur les fronts Belge et Français: Les tirs de concentration de notre artillerie obtiennent des résultats constatés, notamment en Belgique, dans la région de Boesinghe, et dans la Somme, près de Beuvraignes ; douze avions alliés survolent Anvers.
Sur le front Russe: L'action allemande pour atteindre le Styr est considérable : la bataille, dans cette zone, dure depuis un mois, les pertes austro-allemandes sont évaluées à 100 000 hommes.
En Grèce: Lord Kitchener est reçu par le roi de Grèce et le président du Conseil; la légation d'Angleterre, à Athènes, publie une note disant que « les puissances alliées jugent nécessaire de prendre certaines mesures qui auront pour effet d'interrompre les facilités d'ordre économique et commercial dont la Grèce jouissait de leur part».
Au Japon : Le gouvernement japonais s'émeut du torpillage d'un de ses bateaux par un sous-marin allemand ; par représailles, si le fait se renouvelle, il prendra des mesures contre les résidents et commerçants allemands du Japon.
Chine : (1) Le parlement ratifie le rétablissement de la monarchie et le couronnement de Yuan Shikai (3) Après la prise de Nich (Serbie) par les Bulgare, le 5 novembre, les Allemands occupent Novi-Bazar, dans le Kosovo.
Dimanche 21 novembre 1915 (482ème jour de la guerre).
Sur les fronts Belge et Français: Accalmie, sauf sur les bords du canal d'Ypres, en Belgique, et aux alentours de Beuvraignes, en Picardie, où le duel d'artillerie continue.
Sur le front Russe: Hormis l'action d'artillerie reprise autour de Riga, les communiqués ne signalent d'engagements qu'à l'ouest de Dvinsk ; la lutte se poursuit, ardente, sur le Styr, où les Austro- Allemands craignent d'être enlisés.
Dans le Balkans : La situation des armées serbes acculées au Monténégro et à l'Albanie parait critique ; aucun changement n'est signalé dans le secteur de Monastir; lord Kitchener a eu, à bord d'un navire anglais, à Salonique, une entrevue avec les généraux Sarrail et Mathon; M. Denys Cochin est dans cette ville et confère avec les généraux français.
En Italie : M. Salandra, président du Conseil, et M. Orlando, garde des sceaux, discourent et affirment que l'Italie veut, elle aussi, la coordination des efforts de la Quadruple-Entente, et étudie la forme de l'intervention dans les Balkans, pour arriver à une commune victoire
Lundi 22 novembre 1915 (483ème jour de la guerre).
Sur les fronts Belge et Français : En Artois et en Champagne, activité toujours marquée des deux artilleries; en Alsace, violente canonnade au Vieil-Armand.
Sur le front Italien : Succès des troupes italiennes le long du front de l'Isonzo et sur les hauteurs de Gorizia.
Dans le Balkans: Une action est engagée par le corps expéditionnaire français contre les Bulgares, sur le Rajeck, affluent de la Cerna ; calme vers Stroumitza ; l'armée serbe inflige une défaite aux Bulgares sur la ligne Nisch-Leiskovatz; le Gouvernement serbe abandonne Mitrovitza et se dirige en Albanie, à Scutari. (1) L’armée ottomane défait les britannique commandés par le général Townsend
En France : La mission suédoise est reçue par le Président de la République ; la légation de Grèce à Paris communique une note disant qu'il n'y a aucun accord politique gréco-bulgare.
Mardi 23 novembre 1915 (484ème jour de la guerre).
Sur les fronts Belge et Français: Combats aériens nombreux entre avions français et aviatiks allemands.
Sur le front Russe: Quelques actions se produisent sans provoquer de modifications dans la situation générale.
Sur le front Serbe : La situation des Serbes, quoique peu satisfaisante, n'exclut pas la possibilité d'une retraite vers le sud, elle maintient des communications avec les Alliés.
En Grèce : Une information allemande fait savoir que, dans le cas où les Serbes et les Alliés seraient repoussés en territoire grec, la Grèce devrait procéder à leur désarmement si elle voulait que sa neutralité fût respectée par l'Allemagne.
En Angleterre : Le Gouvernement anglais fait connaître qu'aucun blocus de ports grecs n'a été institué et n'est en vigueur ; conférence à Londres, au ministère des Munitions, entre les représentants de l'Angleterre, de la Russie, de l'Italie et de la France, tendant à assurer l'approvisionnement des munitions des Alliés. (2) battue sur tous les fronts, l’armée serbe bat en retraite vers l’Albanie, d’où elle est évacuée vers Corfou. (3) Réformes dans l’organisation des troupes mises en œuvre depuis le 4 par le nouveau ministre de la Guerre, le général Gallieni (suppression des lettres de recommandation, des secrétaires de ministère, des porte-fanions et des hommes d’escortes des généraux) (3) Menacée au nord, à l’est et au sud par des offensives convergentes, l’armée serbe du roi Pierre 1er de Serbie bat en retraite vers l’Albanie
Mercredi 24 novembre 1915 (485ème jour de la guerre).
Sur les fronts Belge et Français: Journée calme, sauf en Woëre, au bois Brûlé ; la gare d'Arras reçoit des allemands une cinquantaine d'obus.
Sur le front Italien: Bombardement continu autour de Gorizia.
Sur le front Serbe : La défense du secteur de Monastir est l'objet de tous les efforts des Serbes.
En Grèce : Le roi de Grèce invite M. Denys Cochin à déjeuner au palais royal ; le Gouvernement grec remet aux représentants de la Quadruple-Entente une note conçue en termes amicaux et qui donne satisfaction aux demandes de garanties considérées comme nécessaires (sécurité, facilités des communications par télégraphe et par chemin de fer).
En France : La Commission de l'armée, sur la demande du général Galliéni, ministre de la Guerre, se prononce pour l'appel de la classe 1917 à la date du 15 décembre.
Jeudi 25 novembre 1915 (486ème jour de la guerre).
Sur les fronts Belge et Français: Canonnade habituelle, spécialement active dans la vallée de la Somme.
Sur le front d’Italie : Les avions italiens bombardent plusieurs camps d'aviation autrichiens.
Dans le Balkans : Les Russes massent de gros effectifs sur la frontière de Bessarabie et sur certains points du Danube.
En France : Les souscriptions à l'emprunt national, dit «Emprunt de la Victoire», commencent en France; les souscripteurs se pressent en foule devant les caisses publiques. L’ «emprunt de la Victoire» rapporte 24 milliards de francs (3) Rencontre à Zurich entre les représentants belges et allemands pour examiner les possibilités d’une paix bilatérale. (3) A Ctésiphon, au sud-est de Bagdad, les britanniques sont battus par les 12ème et 13ème corps d’armée turcs de Mossoul et de Bagdad. Le général Townshend est contraint de se replier sur Kout-el-Amara
Vendredi 26 novembre 1915 (487ème jour de la guerre).
Sur les fronts Belge et Français: Journée calme ; dans les Vosges, la neige tombe en abondance; en Argonne, notre artillerie fait sauter un dépôt de munitions allemand.
Sur le front Serbe : Les derniers renseignements officiels indiquent que l'armée serbe, réduite à 130 000 hommes environ, assure sa retraite vers Prichtina et Monastir, après avoir déjoué les tentatives d'enveloppement bulgares.
Dans la Russie : Une grande quantité de grosses pièces d'artillerie japonaise arrive à Odessa pour l'armée russe.
En Italie : Lord Kitchener, arrivé à Rome, a des entrevues avec M. Salandra, président du Conseil, et la plupart des ministres italiens.
Samedi 27 novembre 1915 (488ème de la guerre).
Sur les fronts Belge et Français: Aucun effort de part ni d'autre sur un point déterminé, sauf au nord-est de Verdun où, par trois fois, une émission de gaz suffocants est lancée par les Allemands, mais sans attaque d'infanterie ; nos avions bombardent la gare de Noyon.
Dans le Balkans : Les renforts débarqués à Salonique sont estimés à 120 000 hommes ; notre corps expéditionnaire reste fortement établi sur la rive droite de la Cerna où il tend à se développer jusqu'au contact des forces serbes qui défendent Monastir et sont toujours accrochées aux avant-gardes bulgares autour de Prilep ; la principale armée serbe bat en retraite vers l'Albanie, faute de munitions. (1) Défaite de l’armée serbe, qui perd la région de l’Amsel
En Angleterre : Une importante mission militaire russe est arrivée à Londres, dans le but de conférer sur la conduite de la guerre.
Dimanche 28 novembre 1915 (489ème jour de la guerre).
Sur les fronts Belge et Français: Canonnade habituelle ; nos avions bombardent le hangar de Habsheim, à l'est de Mulhouse.
En Italie : Lord Kitchener, retour du front italien, est reçu à Turin.
Dans le Balkans : Les Allemands et les Autrichiens, en deux colonnes, avancent en Macédoine : les Allemands sont à Prichtina, les Autrichiens ont dépassé Mitrovitza, les Bulgares les attendent à Uskub ; le gros de l'armée serbe bat en retraite en Albanie: ce n'est plus la Serbie, c'est la France et l'Angleterre que l'Allemagne et l'Autriche viennent combattre sur le Vardar.
En Grèce : Les négociations entre la Grèce et la Quadruple-Entente continuent sur les détails concernant les facilités demandées pour assurer les libres mouvements des troupes alliées en Macédoine et dont la première note n'avait parlé qu'en termes généraux.
Lundi 29 novembre 1915 (490ème jour de la guerre)
Sur les fronts Belge et Français: Combats locaux à coups de grenades; coups de main; au Labyrinthe, pour la possession de quelques entonnoirs.
Sur le front Italien : Dans la zone du théâtre des opérations, la température très rigoureuse ralentit l'activité de l'infanterie.
Sur le front Serbe : Combats au sud de Prilep entre les colonnes bulgares marchant sur Monastir et les forces serbes qui défendent la ville ; les civils évacuent Monastir. (3) Le gouvernement de Vienne reconnaît la culpabilité du commandant du sous-marin qui le 7, a coulé le vapeur italien Ancona, provoquant la mort de 200 passagers dont une vingtaine étaient citoyens américains.
Mardi 30 novembre 1915 (491ème jour de la guerre)
Sur les fronts Belge et Français: Journée de pluie et de brouillard ; dégel en Champagne ; nous bouleversons les tranchées ennemies dans la vallée de la Fecht.
Sur le front Russe : Les Allemands fortifient activement toute la ligne du Bug.
En Grèce : Echange de notes entre la Quadruple-Entente et la Grèce; pour rendre plus clairs et plus précis les accords de principe; le président du Conseil hellénique « assure la continuation, de la neutralité bienveillante de la Grèce vis-à-vis de l'Entente aussi longtemps que les droits souverains ne seront pas violés et que des restrictions d'ordre militaire ne lui seront pas imposées ».
En France : La Chambre vote à l'unanimité, moins quelques abstentions, l'incorporation de la classe 1917 pour le 5 janvier 1916.
(3) La discussion à la Chambre sur l’incorporation de la classe 1917 s’achève par un vote à main levée autorisant le ministre de la Guerre, le général Gallieni, à procéder à celle-ci dès le 5 janvier 1916. Pendant ce mois, en Afrique Occidentale Française, A la suite de l’enrôlement dans l’armée française de 50000 indigènes, une importante révolte éclate dans la région située entre la Volta et le Niger. Sanglante, elle durera 8 mois. |