GUERRE 1914-1918

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        Les textes en vert proviennent de l’encyclopédie « Mémoires du XXème siècle de Bordas »

(il apparaît que les faits peuvent être à des dates légèrement différentes)

 

Octobre :

(2) Après la perte de Wilno en septembre par les Russes, le front Est se stabilise sur une ligne Rīga-Pinsk-Tarnopol.

 

Vendredi 1er octobre 1915 (426ème jour de la guerre).

 

Sur les fronts Belge et Français:

Les troupes britanniques et les troupes françaises, chacune dans leur secteur, repoussent les  contre-attaques allemandes et maintiennent les gains des jours précédents; au nord de l'Aisne, l'ennemi se livre à de violentes démonstrations contre nos tranchées.

 

Sur le front Russe:

L'ennemi reste refoulé vers la ligne ferrée de Dwinsk à Vilna ; l'offensive allemande est également entravée dans la direction de Pinsk.

 

Sur le front Italien :

Dans le secteur de Tolmino, les Italiens attaquent tout le long du front les retranchements ennemis; ils réussissent à garder le terrain conquis sur les hauteurs de Santa Maria et de Santa Lucia.

 

Dans le Balkans :

Plusieurs incidents de frontière éclatent entre les soldats bulgares et serbes ; les Bulgares creusent des tranchées à la frontière et établissent des réserves de fils de fer barbelés ; les  représentants de la Quadruple- Entente à Sofia ont fait savoir au gouvernement bulgare que les Alliés interviendraient si la Serbie était menacée.

 

Samedi 2 octobre 1915 (427ème jour de la guerre).

 

Sur les fronts Belges et Français :

Les Allemands bombardent violemment le secteur de Dixmude : l'artillerie belge répond avec énergie; en Belgique, notre artillerie lourde coopère au bombardement, par la flotte britannique, des batteries allemandes de Westende ; en Artois, en Champagne et entre Meuse et Moselle, canonnade de part et d'autre : l'ennemi fait usage d'obus suffocants ; une escadre de 65 avions français bombarde les gares de Vouziers et de Challerange, et coupe un train allemand près de Laon.

 

Sur le front Russe :

De la Baltique à l'extrême sud, la situation tourne légèrement à l'avantage des Russes : le front russe devient plus stable.

 

Sur le front Serbe :

Un bataillon allemand, ayant tenté de passer par Semendria, est détruit par les troupes serbes.

 

Dans le Balkans :

La Bulgarie concentre des troupes sur la frontière macédonienne serbe.

 

Dimanche 3 octobre 1915 (428ème jour de la guerre).

 

Sur les fronts Belge et Français:

Les troupes belges, britanniques et françaises, malgré les obus suffocants et les contre-attaques multiples des Allemands, maintiennent intégralement toutes leurs positions et tous leurs gains.

 

Sur le front Russe:

Dans le secteur de Dwinsk, les Allemands font reculer les troupes russes ; par contre, les  Allemands reculent dans la région du chemin de fer de Vileika à Polotzk ; dans la mer Noire, une escadrille de navires de guerre bombarde et détruit des organisations ennemies ; le Communiqué officiel russe constate que « le passage méthodique de la défensive à l'offensive s'effectue avec une habileté et une insistance dignes de troupes de grande valeur ».

 

Sur le front Italien:

Tout le long du front de l'Isonzo (depuis le mont Rombon jusqu'au Carso), les Autrichiens font un grand gaspillage d'artillerie, sans résultats efficaces.

 

Dans les Balkans :

L'intervention franco-anglaise sous forme de débarquement à Salonique est en voie de réalisation;  l'Autriche crée des incidents sur la frontière de la Roumanie.

 

Lundi 4 octobre 1915 (429ème jour de la guerre).

 

Sur les fronts Belge et Français:

Les troupes britanniques repoussent les contre-attaques allemandes, sauf en un point ; au nord d'Arras, notre progression, plus lente, continue : l'ennemi peut reprendre pied dans un carrefour; en Champagne et dans les Vosges, nous repoussons les contre-attaques ; très violent bombardement de part et d'autre au Vieil-Armand ; une de nos escadrilles d'avions bombarde la gare des Sablons, à Metz ; d'autres poursuivent le bombardement des lignes, bifurcations et gares en arrière du front allemand ; un zeppelin survole Chalons et cause des dégâts matériels ; notre dirigeable Alsace est considéré comme disparu.

 

Sur le front Russe:

Après une bataille de deux jours, les Russes s'emparent de la voie ferrée Lida-Molodetchno; autour de Dwinsk, les Allemands subissent des pertes énormes sans gagner un pouce de terrain.

 

Dans le Balkans :

La Russie, au nom de la Quadruple-Entente, a remis un ultimatum à la Bulgarie enjoignant le renvoi des officiers allemands et autrichiens, dans les 24 heures; M. Venizelos déclare à la Chambre grecque que son pays remplira rigoureusement ses obligations à l'égard de la Serbie et se rangera aux côtés de la Quadruple-Entente.

(3) Le représentant russe de l’Entente remet un ultimatum au gouvernement de Sofia enjoignant celui-ci de rompre « ouvertement avec les Puissances centrales » et de renvoyer les officiers allemands attachés à l’état-major bulgare.

 

Mardi 5 octobre 1915 (430ème jour de la guerre).

 

Sur les fronts Belge et Français:

 Les vaisseaux de guerre anglais canonnent les positions allemandes de Westende et de Middelkerke ; bombardement, violent, de part et d'autre, sur tout le front.

 

Sur le front Russe :

Les Allemands font, en arrière du front de Dwinsk, des préparatifs, avec la même activité que celle qui a précédé la prise de Kovno : de nombreux canons lourds sont transportés au front.

 

Dans le Balkans :

Le débarquement des troupes anglo-françaises à Salonique commence; deux escadres russes se tiennent au large de Varna et de Gourgas; M. Venizelos est reçu par le roi de Grèce Constantin qui déclare qu'il ne peut suivre la politique du cabinet actuel : M. Venizelos remet sa démission au roi, bien que la Chambre ait voté un ordre du jour de confiance au cabinet; les représentants de la Quadruple-Entente demandent leurs passeports, la réponse bulgare à l'ultimatum russe étant insuffisante.

(1) Les troupes franco-britannique débarquent à Salonique

                      (2) (3) Entrée en guerre de la Bulgarie contre la Serbie, déclaration officielle le 14. Arrivée des premières troupes de l'A.O.

             (3) Débarquement des troupes anglo-françaises, qui formeront  l’armée d’Orient, dans le port de Salonique en vue d’établir une tête de pont pour une action contre la Bulgarie et l’Empire ottoman. Officiellement désavouée par la Grèce, cette opération n’en est pas moins effectuée avec l’accord que le Premier ministre Vénizelos a donné dès le 28 septembre

             (3) Démission du Premier ministre grec Vénizelos à la suite du désaccord qui l’oppose au roi Constantin sur la question de l’intervention et malgré la confiance que lui a accordée le Parlement dans la nuit du 4 au 5 par 142 voix contre 120

 

Mercredi 6 octobre 1915 (431ème jour de la guerre).

 

Sur les fronts Belge et Français:

Action d'artillerie sur tout le front ; en Champagne, nouveau résultat heureux pour nos troupes : nous prenons un solide point d'appui dans la seconde ligne de résistance ennemie.

 

Sur le front Russe :

Le duel d'artillerie ne cesse pas dans la région de Dwinsk ; sur le front des lacs, les Russes  refoulent l'ennemi.

 

En Italie :

Le conseil des ministres discute longuement au sujet du concours à donner aux puissances alliées dans les Balkans : des mesures militaires sont envisagées; le ministre des Affaires étrangères remet ses passeports au ministre de Bulgarie à Rome.

 

Dans le Balkans :

L'offensive austro-allemande contre la Serbie se développe : le corps expéditionnaire est estimé à 400000 hommes; 2000 canons sont transportés sur la frontière.

(1) La Russie, la France et la Grande-Bretagne adressent un ultimatum à la Bulgarie

                      (2) Invasion de la Serbie par la Bulgarie

  (3) En Serbie, début de l’offensive des troupes allemandes et autrichiennes placées sous le commandement du général von Mackensen

 

Jeudi 7 octobre 1915 (432ème jour de la guerre).

 

Sur les fronts Belge et Français:

L'ennemi bombarde violemment notre front au nord de la Scarpe ; il échoue partout ailleurs dans ses contre-attaques ; nous progressons légèrement près de la route d'Arras à Lille ; un de nos avions mitraille, en Champagne, un ballon captif allemand qui est incendié.

                        (3) Rapport du général Joffre, chef de l’état-major, au gouvernement qui annonce la suspension des opérations en Champagne, l’armée n’ayant pu percer la 2ème position allemande le 5.

 

Sur le front Russe:

Au nord-ouest de Dwinsk, une partie des tranchées russes sont prises par l'ennemi.

 

Dans le Balkans :

La flotte russe prépare le blocus des ports bulgares et de la mer Noire; la concentration des troupes allemandes sur la frontière hongroise, roumaine et serbe est terminée; le nouveau cabinet grec est présidé par M. Zaïrois qui représente la neutralité absolue; la Roumanie refuse le passage, pour la Turquie, de machines allemandes destinées à la fabrication du matériel de guerre.

 

Grèce :

(1) Le roi Constantin forme un nouveau gouvernement

             (3) Après la démission d’Eleuthérios Venizelos, Alexandros Zaïmis forme le nouveau cabinet. Partisan d’une « neutralité armée », il ne s’oppose pas au débarquement allié à Salonique mais repousse, par une note envoyée à Belgrade le 9, toute intervention armée aux côtés des Serbes

 

Vendredi 8 octobre 1915 (433ème jour de la guerre).

 

Sur les fronts Belge et Français:

Les Allemands bombardent violemment notre front, nos batteries répondent partout énergiquement; en Champagne, nous faisons de nouveaux et sensibles progrès dans le saillant conservé par l'ennemi en avant de sa deuxième ligne.

 

Sur le front Russe:

L'effort allemand se concentre sur Dwinsk : 700 000 hommes, soutenus par des canons de 300, sont destinés à prendre cette ville et la ligne de la Dwina.

 

Sur le front Serbe :

Des éléments autrichiens, partis du front de la Drina, pénètrent en territoire serbe : le  gouvernement serbe prend ses dispositions pour transférer à Pristina (au nord-ouest de Nisch) les ministères et les banques actuellement à Nisch.

 

Dans le Balkans :

L'Allemagne donne à la Grèce l'assurance que la Bulgarie n'attaquera pas cet Etat.

 

Samedi 9 octobre 1915 (434ème jour de la guerre).

 

Sur les fronts Belge et Français:

Trois assauts des Allemands, en vagues très denses, successives, contre Loos et les positions contigües, sont arrêtés par nos troupes : les pertes de l'ennemi sont extrêmement importantes; en Lorraine, de fortes reconnaissances ennemies sont rejetées, sauf une qui prend pied dans une portion minime de nos positions de première ligne ; les Allemands avouent officiellement la perte de 45 sous-marins.

 

Sur le front Russe:

Les navires de guerre russe du golfe de Riga détruisent, à Cholk, par un bombardement intense, les batteries allemandes : le forcement de la Dwina, vers Jacobstadt, par l'ennemi est arrêté par les Russes, mais le mouvement tournant des troupes allemandes vers Dwinsk s'accentue.

 

Dans le Balkans :

Le ministère Zaïmi déclare que « vis-à-vis des puissances de l'Entente, la neutralité grecque continuera à avoir le caractère de la plus sincère bienveillance »; l'ennemi qui est entré en Serbie en traversant le Danube à la forteresse de Belgrade est en partie anéanti par les troupes serbes.

(1) (3) Au nord du front les armées austro-allemandes prennent Belgrade (Serbie)

             (3) (Afrique Occidentale Française) Décret ordonnant la mobilisation des indigènes de plus de 18 ans dans les formations de tirailleurs sénégalais, pour servir hors de l’AOF pendant la durée de la guerre.

 

Dimanche 10 octobre 1915 (435ème jour de la guerre).

 

Sur les fronts Belge et Français :

Même activité d'artillerie sur le front et, de tranchée à tranchée, lutte à coups de grenades et de torpilles; en Champagne, nous progressons en prenant une nouvelle tranchée allemande ; en Lorraine, nous reprenons le terrain perdu hier; une de nos escadrilles lance une centaine de gros obus sur les gares de l'arrière-front de Champagne et sur les troupes qui s'y trouvaient assemblées.

 

Sur le front Russe :

Le combat revêt un grand acharnement dans la région de Dwinsk; au sud du Pripet, l'ennemi  avance légèrement.

 

Sur le front Serbe :

Les Serbes font remarquer que l'occupation de Belgrade par l'ennemi n'a qu'une importance secondaire, puisque la ville était évacuée.

 

Lundi 11 octobre 1915 (436ème jour de la guerre).

 

Sur les fronts Belge et Français :

Les violentes contre-attaques contre les fronts anglais et français devant Loos et au nord, aboutissent à un coûteux échec de l'ennemi : plus de sept mille Allemands sont tombés devant nos tranchées; nous progressons très sensiblement dans la vallée de Souchez et sur les crêtes ; en Champagne, nouveau progrès également.

 

Sur le front Russe :

Le front allemand tend à se fixer dans la région de la Dvina où l'ennemi se retranche ; les Allemands avancent sur la rivière Pripriat ; dans la région de Loutsk, les opérations sont favorables à nos alliés qui occupent la rive du fleuve Styr.

 

En Italie :

Une note officielle déclare que l'absence momentanée de troupes italiennes à Salonique n'implique pas une abstention de l'Italie ou un refus d'intervenir.

 

Sur le front Serbe :

L'agression est triple : sur le front du Danube, de la Save et de la Drina ; l'effort allemand se porte surtout sur le front du Danube afin de s'emparer des deux chemins de fer : Belgrade à Nisch et Semendria-Nisch ; la Bulgarie vise la ligne Sofia-Nisch ; l'artillerie serbe, sauf devant Belgrade, arrête l'ennemi.

 

Mardi 12 octobre 1915 (497ème jour de la guerre).

 

.Sur les fronts Belge et Français:

Partout, canonnade intense et réciproque; en Champagne, notre progression continue ; en Lorraine et dans les Vosges, violente attaque de l'infanterie allemande complètement repoussée.

 

Sur le front Russe:

Des aviateurs allemands bombardent Dvinsk et les gares de chemin de fer voisines ; les Russes enfoncent le front ennemi sur la Strypa et font 2000 prisonniers, dont 160 officiers

 

Sur le front Italien:

Les attaques et contre-attaques se succèdent fréquemment : les troupes italiennes font quelques progrès.

 

Sur le front Serbe :

Les Bulgares commencent l'attaque dans la direction de Vlassina, à 25 milles au sud-est de Nisch : toutes les attaques sont repoussées par les troupes serbes ; le général Sarrail, commandant en chef de l'armée d'Orient, arrive à Salonique.

 

A la chambre Française :

M. Viviani, président du Conseil, lit une déclaration sur la situation dans les Balkans et fait connaître que l’expédition de Salonique a lieu en plein accord avec le gouvernement anglais et avec la coopération des

 

Le front Serbe

troupes russes ; M. Delcassé, ministre des Affaires étrangères, donne sa démission : M. Viviani prend ce portefeuille ; la séance de la Chambre est mouvementée : l'ordre du jour de confiance est voté par 372 voix, contre 9, sur 381 votants.

  (3) Exécution à Bruxelles d’Edith Louisa Cavell, infirmière britannique, née le 4 décembre 1865 à Swardeston (Norfolk). Membre à Bruxelles d’une organisation qui aidait les prisonniers alliés à gagner les Pays-Bas, elle fit évader plus de 200 personnes avant d’être arrêtée, condamnée à mort par un tribunal militaire allemand et fusillée.

 

Mercredi 13 octobre 1915 (438ème jour de la guerre).

 

Sur les fronts Belge et Français:

Les attaques allemandes continuent : partout, elles sont repoussées, sauf sur le front du Linge, dans les Vosges, où l'ennemi prend pied dans nos tranchées, sur un front de 50 mètres environ ; nos avions bombardent la gare de Bazancourt et la bifurcation d'Achiet, près de Bapaume; des zeppelins survolent Château-Thierry ; d'autres zeppelins font un nouveau raid sur Londres, causant peu de dégâts.

 

Sur le front Russe:

La municipalité de Dvinsk retourne dans cette ville, à la suite des nouveaux succès russes; trois divisions ennemies sont en déroute sur la Strypa ; en Bukovine, dans la direction de Lemberg, les succès deviennent de plus en plus importants.

 

Sur le front Italien:

Le long de la frontière du Tyrol, les troupes italiennes avancent; en Carnie, les Autrichiens, après une intense préparation d'artillerie, essaient de prendre l'offensive: ils sont repoussés avec de graves pertes.

 

Dans le Balkans :

La pression austro-allemande au nord de la Serbie est très forte ; les Bulgares attaquent sur le front est et visent la gare de Kniazavatz ; plus au sud, ils menacent la voie ferrée de Vlassina : partout les troupes serbes tiennent tête à l'ennemi.

 

La quadruple-entente :

A la Chambre des Communes, sir Edward Grey expose la politique de la Quadruple-Entente en Orient et fait une déclaration analogue à celle de M. Viviani ; au Sénat français, M. Viviani annonce qu'il est autorisé à dire que l'Italie ne restera pas étrangère à l'action commune aux Balkans.

             (3) Démission du ministre de la Guerre Théophile Delcassé à la suite de l’échec des négociations menées avec la Grèce et la Bulgarie ; Le président du Conseil René Viviani assure l’intérim du ministère.

 

Jeudi 14 octobre 1915 (439ème jour de la guerre).

 

Sur les fronts Belge et Français:

Canonnade réciproque et presque continue sur tout le front; nos avions bombardent l'arrière-front ennemi en Champagne.

 

Sur le front Russe;

La poussée allemande, dans le nord, parait conjurée ; l'échec de l'ennemi, au sud, s'accentue : à partir des marais de Pinsk, la ligne fléchit; vers la Galicie et la Bukovine, les Austro-Allemands reculent ouvertement.

 

Sur le front Serbe :

Au nord de Belgrade, les Serbes résistent énergiquement ; ils sont victorieux à Kinajevatz où les Bulgares ont attaqué en force : le communiqué serbe constate que « la Bulgarie a commencé les hostilités, comme en 1913, traîtreusement, par surprise et sans déclaration de guerre. »

(1) La Roumanie et la Grèce se déclarent neutres dans le conflit bulgaro-serbe.

 

Vendredi 15 octobre 1915 (440ème jour de la guerre).

 

Sur les fronts Belge et Français:

Tirs de répression et de barrage et lutte très vive d'engins de tranchées ; en Champagne (à l'est d'Auberive) et dans les Vosges (au sommet du Vieil-Armand), l'ennemi peut reprendre pied sur quelques points, dans quelques éléments de tranchées.

 

Sur le front Russe :

Les sous-marins anglais nettoient la Baltique des unités allemandes; un contre-torpilleur allemand est coupé en deux, un autre contre-torpilleur et un croiseur ennemis fuient; l'importation de Suède est arrêtée.

 

Sur le front Italien:

Les troupes italiennes prennent la forte position de Pregasina, point avancé du groupe fortifié de Riva, à l'ouest du lac de Garde.

 

Sur le front Serbe :

Envisageant toutes les éventualités, le Gouvernement serbe décide que, dans le cas d'une progression sérieuse de l’ennemi, le siège du Gouvernement et les administrations de l'Etat seront transférés à Mitrovitza, près de la frontière monténégrine; une lutte violente se poursuit dans le secteur de Semendria; les Serbes évacuent Prahovo, station de chemin de fer serbe, sur le Danube.

 

Samedi 16 octobre 1915 (441ème jour de la guerre).

 

Sur les fronts Belge et Français:

Nous repoussons partout les contre-attaques allemandes et reprenons les positions perdues la veille au Vieil-Armand; nos avions bombardent la gare des Sablons, à Metz, la gare d'Avricourt et des centres de ravitaillement ennemis ; les Allemands effectuent de bombardements aériens sur des villes anglaises, et un de leurs taubes lance deux bombes sur Nancy.

 

Sur le front Russe:

L'offensive allemande paraît arrêtée partout, la guerre de tranchées recommence.

 

Sur le front Serbe :

Les forces alliées quittent Salonique, se rendant sur le front serbe, à la frontière serbo-bulgare : on s'attend, en Macédoine, à une rencontre ; le Gouvernement invite toutes les femmes et les enfants en Macédoine serbe à émigrer ; de grosses forces bulgares s'efforcent d'atteindre la voie ferrée de Nisch à Salonique.

 

Dimanche 17 octobre 1915 (442ème jour de la guerre).

 

Sur les fronts Belge et Français:

En Artois, nous enlevons une barricade ; en Lorraine, nous gagnons 100 mètres de tranchées ; nos avions bombardent la ville de Trêves.

 

Sur le front Russe :

Des avions allemands bombardent la gare de Roemershof, au nord de Friedrichstadt; un zeppelin jette sur Minsk une quinzaine de bombes.

 

Sur le front Italien :

Les Italiens avancent dans la vallée de Ledro où ils s'établissent solidement.

 

Sur le front Serbe :

Les Serbes continuent à résister dans la région de Podejarevatz et de Belgrade ; sur la Save, leurs contre-offensives rejettent l'ennemi dans le lleuve; avec l'assistance de troupes françaises, les Serbes s'avancent de Houdovo vers Stroumitza.

  (3) L’ambassadeur britannique en Grèce, Francis Elliot, déclare au Premier ministre Zaïmis que son gouvernement cédera l’ile de Chypre à la Grèce si elle prend les armes en faveur de la Serbie. Refus de la Grèce le 20.

 

Lundi 18 octobre 1915 (443ème jour de la guerre).

 

Sur les fronts Belge et Français:

Les tentatives d'attaques de l'ennemi, à Souchez, au nord de Verdun et dans les Vosges, sont arrêtées par nos tirs de barrage d'artillerie et d'infanterie ; notre artillerie bombarde la gare de Blamont.

 

           Italie :

                      (1) Troisième offensive sans succès des italiens sur l’Isonzo

 

           Suisse :

(1) Un avion allemand bombarde 2 villes

 

Sur le front Russe :

Les attaques allemandes dans la région de Dvinsk sont repoussées ; sur la rive ouest du lac Pguinskoe, la ligne du front ennemi est enfoncée ; sur le Styr, les Russes gagnent quelques tranchées.

 

Sur le front Serbe :

Les troupes serbes et alliées avancent vers Stroumitza, en Bulgarie : dans la direction de Vrania, les  Bulgares essaient une attaque vers la voie ferrée Nisch-Uskub ; les Serbes, sur la Save, se retirent vers le sud-est: ils évacuent également, dans la région de Belgrade, les tranchées d'Avala; après avoir évacué Pojarevatz, ils se replient plus au sud.

(2) Troisième bataille de l’Isonzo

 

Mardi 19 octobre 1915 (444ème jour de la guerre).

 

Sur les fronts Belge et Français:

A l'est de Reims, l'ennemi tente, sur un front de 10 kilomètres, une attaque avec des  effectifs importants : cette attaque n'aboutit qu'à un échec complet; bombardement intense sur le reste du front;  nos avions bombardent le terrain d'aviation allemand de Burlincourt, au nord-est de Château-Salins.

 

Sur le front Russe:

L'ennemi est de plus en plus inactif : les troupes russes remportent des succès locaux importants, dans le secteur de Dvinsk, au sud du Priatet sur le Styr.

 

Sur le front Italien :

L'activité des troupes italiennes le long de la frontière du Tyrol augmente; l'Italie déclare la guerre à la Bulgarie.

 

Sur le front Serbe :

Les Serbe se replient en bon ordre sur tous les fronts où ils sont attaqués.

 

En Angleterre :

Un ministre anglais, sir Edward Carson, démissionne par suite de la divergence de vues, entre lui et le Cabinet, sur la politique balkanique.

(2) (3) L’Italie déclare la guerre à la Bulgarie

             (3) Le Japon adhère à la déclaration alliée du 5 septembre 1914 qui l’engage à ne pas signer de paix séparée.

 

Mercredi 20 octobre 1915 (445ème jour de la guerre).

 

Sur les fronts Belge et Français :

Les feux concentrés de nos batteries font sauter d'importants dépôts de munitions dans les lignes ennemies au nord de l'Aisne; à l'est de Reims, nouveau et violent bombardement allemand : notre artillerie y répond avec énergie.

 

Sur le front Russe :

Les troupes russes accentuent leur succès sur le Styr : les Austro-Allemands battent en retraite, laissant des milliers de prisonniers et une grande quantité de butin ; le tzar de Russie adresse aux peuples slaves un manifeste dénonçant la trahison du tzar Ferdinand de Cobourg, prince allemand en Bulgarie.

 

Sur le front Italien :

Appuyés par un feu intense de leur artillerie, les Italiens entament des actions offensives le long de la frontière du Trentin et du Tyrol, et y réalisent des progrès sensibles.

 

Sur le front Serbe:

Les Serbes se battent vaillamment pour empocher la jonction des troupes allemandes avec les troupes  Bulgares

 

Jeudi 21 octobre 1915 (446ème jour de la guerre).

 

Sur les fronts Belge et Français:

A trois reprises, les Allemands renouvellent, à l'est de Reims, sur un front de 8 à 9 kilomètres, leurs attaques : ils essuient un coûteux échec et ne peuvent en aucun point aborder nos premières lignes de tranchées.

 

Sur le front Russe:

Sur la rive gauche du Styr les Russes continuent à poursuivre l'ennemi qui, en retraite, se disperse à travers les forêts.

 

Sur le front Italien:

Nouveau succès italien dans la région du Tyrol et du Trentin, dans la vallée de Giudicaria; sur  l'Isonzo et sur le Carso, les actions d'artillerie continuent.

 

Sur le front Serbe :

Sur le front nord, les Serbes s'opposent avec ténacité à l'avance allemande; sur le front est, les Bulgares prennent Vrania et Velose : la ligne de Salonique est ainsi coupée en deux endroits, et l'armée serbe est, en ce moment, coupée de Salonique.

             (3) Les escadres franco-britanniques bombardent les ports bulgares jusqu’au 25

 

Vendredi 22 octobre 1915 (447ème jour de la guerre).

 

Sur les fronts Belge et Français:

En Belgique, nous arrêtons net les préparatifs d'attaques allemandes; en Champagne, le bombardement allemand se maintient très violent : nous ripostons avec des tirs de répression très efficaces ; un groupe de nos avions bombarde le parc d'aviation allemand de Cunel (entre Argonne et Meuse).

 

Sur le front Russe:

Pas de changement important ; les Austro-Allemands continuent à employer presque exclusivement des balles explosives.

 

Dans le Balkans :

La flotte alliée bombarde la côte de Thrace bulgare et continue à bombarder Dedeagatch ; les troupes françaises continuent à quitter Salonique, se rendant sur le front serbe; les Serbes ayant semé des mines dans le Danube, la navigation est suspendue sur ce fleuve; l'Angleterre aurait offert l'île de Chypre à la Grèce pour que cette puissance exécute les clauses du traité gréco-serbe : la Grèce aurait refusé.

 

Samedi 23 octobre 1915 (448ème jour de la guerre).

 

Sur les fronts Belge et Français :

 Nous arrêtons toutes les tentatives de l'ennemi, qui essaie d'avancer ; sur le front de Lorraine, nous prenons quelques tranchées.

 

Sur le front Russe:

Des combats importants continuent sur la rive gauche du Styr.

 

Sur le front Italien:

L'offensive, plus énergiquement conduite, continue partout avec des succès importants.

          

Dans le Balkans :

Les communications entre la Grèce et la Serbie sont interrompues par suite de la destruction d'un pont de chemin de fer reliant Zimpevojoï  à Destorvn; les troupes bulgares ont à souffrir des pluies torrentielles qui rendent difficile toute marche en avant.

 

Conseil des ministres en France :

Le ministre de l'Intérieur soumet au Conseil un projet tendant à donner aux maires et aux préfets le droit de taxer toutes les denrées et matières nécessaires à la subsistance, le chauffage et l'éclairage.

             (3) En guerre avec la Serbie depuis le 11, les Bulgare prennent Skopje en Macédoine.

 

Dimanche 24 octobre 1915 (449ème jour de la guerre).

 

Sur les fronts Belge et Français:

Les Allemands, pour la huitième fois depuis cinq jours, sont refoulés au sortir de leurs tranchées, dans le secteur du bois de Givenchy ; nos batteries effectuent des tirs de destruction efficaces sur les tranchées et ouvrages ennemis en Champagne, entre Meuse et Moselle, et en Lorraine.

 

Sur le front Russe:

Une importante bataille est en cours, avec tendance manifeste en faveur des forces russes, sur tout le front du Styr ; les Russes concentrent de forts contingents avec de l'artillerie lourde à la frontière de Bessarabie.

 

Dans le Balkans :

Les Austro-Allemands ne pouvant actuellement ni forcer le passage, ni opérer leur jonction avec les Bulgares, gardent la défensive en attendant des renforts; la flotte russe bombarde très efficacement, dans la mer Noire, les ports bulgares de Varna et de Bourgas ; les journaux grecs estiment que 180 000 Anglo-Français ont débarqué jusqu'ici à Salonique, à Cavala et à Katerina; les Bulgares occupent Koumanovo.

 

Lundi 25 octobre 1915 (450ème jour de la guerre).

Sur les fronts Belge et Français.

             En Champagne, nos troupes remportent un important succès, en prenant le saillant dit «la Courtine», très fortement organisé par les Allemands ; le roi George V, M. Poincaré, président de la République, et M. Millerand, ministre de la Guerre; visitent une partie du front des troupes britanniques.

 

       Sur le front Russe:

George V

              Lutte opiniâtre au front nord, vers Riga, à l'ouest, et Dvinsk, à l'est : les troupes couchent sur leurs positions ; au sud de Dvinsk, jusqu'à la Vilna, les Russes précipitent leurs efforts : situation stationnaire en Galicie.

 

Sur le front Italien:

Le bombardement de Goritza est interrompu pour permettre à l'infanterie italienne de se lancer en avant : de nombreuses positions sont prises.

 

Sur le front Serbe :

Les Austro-Allemands passent le Danube à Orsova et s'emparent de Tékia; les Bulgares avancent aux environs de Prahovo : c'est, à bref délai, la jonction des deux forces ; les Bulgares s'emparent d'Uskub, évacuée par les Serbes.

 

Mardi 26 octobre 1915 (451ème jour de la guerre).

 

Sur les fronts Belge et Français :

Lutte vive en Champagne, autour de l'ouvrage « la Courtine » que nous conservons en partie ; le roi d'Angleterre, le prince de Galles, le président de la République et le général Joffre parcourent une partie d'un secteur du front français, malgré le bombardement.

 

Sur le front Russe:

Riga, base navale et port de refuge très important, est l'objectif principal des troupes allemandes du front nord : de violents combats continuent tout le long de la Dvina.

 

Sur le front Italien :

Sur le plateau de Carso, la droite italienne perce les lignes ennemies sur 8 kilomètres ; les défenses autrichiennes sont complètement anéanties.

 

Dans le Balkans :

La situation des Serbes devient de plus en plus difficile : les ennemis dessinent contre eux de vastes mouvements d'encerclement ; le corps expéditionnaire français mène une action énergique dans la vallée du Vardar; les Alliés débarquent à Dédéagatch des troupes qui visent à couper la ligne de Salonique à Constantinople.

 

Mercredi 27 octobre 1915 (452ème jour de la guerre).

 

Sur les fronts Belge et Français :

Au sud de Loos, nous dispersons de fortes patrouilles : en Champagne et à l'est de Reims, les  Allemands tentent de nouvelles attaques complètement enrayées ; le général Joffre porte à la connaissance de nos troupes un ordre du jour du roi d'Angleterre affirmant que ses « armées sont fières de se battre à côté de leurs camarades français » : la Commission de l'hygiène publique à la Chambre se prononce contre l'incorporation de la classe 1917 au 15 novembre et pour son incorporation au 15 mars prochain.

 

Sur le front Italien:

Dans la vallée de Lédro, les troupes italiennes complètent la conquête de la rive gauche du fleuve du Panola, en occupant plusieurs localités.

 

Patrouille allemande dans l’Aisne

 

Patrouille allemande en Argonne

 Dans le Balkans :

Les premiers succès de l'expédition française entre Krivolak et Stroumitza forcent les Bulgares à abandonner la ville d'Ichtip : nos troupes sont à 18 lieues d'Uskub et les Serbes reprennent Velès.

 

Jeudi 28 octobre 1915 (453ème jour de la guerre).

 

Sur les fronts Belge et Français:

Des actions d'artillerie particulièrement intenses et prolongées sont signalées en Belgique, ainsi qu'au nord d'Arras et en Champagne.

 

Sur le front Italien:

L'artillerie italienne bombarde de plus en plus violemment Rovereto.

 

Dans le Balkans :

Le Gouvernement serbe maintient sa capitale à Nisch qui est mis en état de défense ; un service de ravitaillement de l'armée serbe est organisé à travers le Monténégro en employant le chemin de fer d'Antivari ; des routes similaires sont ouvertes à travers le Sandjak de Novibazar.

(2) (3) Le président du Conseil roumain Ion Bratianu refuse le libre passage sur le territoire roumain de l’armée russe qui viendrait renforcer les Serbes.

             (3) En Artois, malgré la suspension des grandes offensives, les Français atteignent la cote 140 qui domine la plaine de Douai.

 

Vendredi 29 octobre 1915 (454ème jour de la guerre).

 

Sur les fronts Belge et Français :

Au cours des combats incessants qui se poursuivent en Champagne pour la possession des ouvrages de « la Courtine » encore occupés par les Allemands, nous réalisons un très sensible progrès en enlevant à l'ennemi plusieurs tranchées, sur un front de 150 mètres environ : sur le front de Lorraine, bombardement particulièrement violent : notre artillerie atteint un train militaire en gare de Burthecourt.

 

Sur le front Italien :

Les avions italiens accomplissent des raids heureux sur le plateau de Bainsizza et sur le Carso, bombardant sur plusieurs points le chemin de fer de Valle-Laca (Idria), le chemin de fer de Goritza  à Trieste, et atteignant des campements et des colonnes en marche.

(1) Les italiens enlèvent des positions autrichiennes dans les Dolomites

 

Dans les Balkans:

Le ministre de Grèce fait à M. Sonnino, ministre des Affaires étrangères à Rome, une communication où il est dit que, « contrairement à des bruits tendancieux répandus par la presse austro-allemande ou bulgare, la Grèce a rendu et continue à rendre à la Serbie et aux puissances de l'Entente des services inappréciables».

 

En France :

Le cabinet Viviani démissionne ; un nouveau ministère est constitué ayant à sa tête M. Briand ; les ministres sont : MM. Viviani, de Freycinet, Combes, Bourgeois, Guesde, Cochin, Ribot, Malvy, général Galliéni, amiral Lacaze, Painlevé, Méline, Clémentel, Sembat, Doumergue.

 

M. Briand

M. De Freycinet

M. Combes

M. Bourgeois

M. Guesde

M. Doumergue

M. Cochin

M. Ribot

M. Malvy

Gal. Galliéni

M. Painlevé

M. Méline

M. Clémentel

M. Sembat

M. Viviani

             (3) Démission du président du Conseil René Viviani. Après 16 mois d’exercice et des difficultés extérieures croissantes, il juge nécessaire de céder sa place à Aristide Briand pour mettre au point une autre combinaison ministérielle

 

Samedi 30 octobre 1915 (455ème jour de la guerre)

 

Sur les fronts Belge et Français:

En Artois, nous progressons en occupant quelques tranchées ; au sud-est de Neuville-Saint-Vaast, les Allemands réoccupent quelques éléments de tranchées ; en Champagne, nous repoussons quatre attaques successives : le bombardement est extrêmement violent.

(1) Paris : Pour lutter contre la hausse des prix, la préfecture fait placarder les prix de vente atteints pendant la semaine.

             (3) Formation du 5ème cabinet Briand avec le général Galiéni à la Guerre, Ribot aux Finances, Malvy à l’Intérieur et Viviani à la Justice. Briand prend aussi les Affaires étrangères.

Sur le front Russe:

A la suite du succès des Russes sur la rivière du Styr, les Allemands évacuent Kovel où ils avaient accumulé des provisions et des munitions.

 

Dans le Balkans :

Les troupes anglaises de Salonique opèrent leur jonction avec les troupes serbes.

 

Dimanche 31 octobre 1915 (456ème jour de la guerre).

 

Sur les fronts Belge et Français:

Après une violente préparation d'artillerie, en Champagne, les Allemands mènent quatre attaques à fond avec d'importantes masses d'infanterie : les vagues d'assaut sont décimées par notre feu et, sauf sur une petite partie de la butte de Tahure, l'ennemi est repoussé et rejeté dans ses tranchées de départ ; les pertes allemandes sont très importantes.

 

Sur le front Russe:

Ralentissement de toutes les attaques austro-allemandes.

 

Sur le front Italien:

Les progrès des troupes italiennes continuent lentement sur tout le front et particulièrement sur les hauteurs de Podgora.

 

Sur le front Serbe :

La situation des Serbes est la suivante: au nord, entre Belgrade et l'arsenal serbe de Kragouivats, nos alliés interdisent aux Allemands toute progression ; à l'ouest, les Autrichiens avancent de quelques kilomètres ; à l'est, les Serbes se replient devant les forces bulgares qui, maîtresses de Zaietchar, de Kniajevats et de Pirot, s'efforcent de s'ouvrir les routes de Paratchin et de Nisch ; au sud, la coopération serbo-franco-anglaise met en danger l'aile gauche bulgare.

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