GUERRE 1914-1918

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        Les textes en marron proviennent d’un éphéméride du Courrier Picard

(il apparaît que les faits peuvent être à des dates légèrement différentes)

 

28 juin 1914

           (2) Assassinat à Sarajevo de l’archiduc autrichien François-Ferdinand

 

Mardi 28 juillet 1914.

L'Autriche notifie aux puissances qu'elle est en guerre avec la Serbie.

L'Angleterre propose une médiation à quatre : Grande-Bretagne, Russie, France, Allemagne.

L'Allemagne décline cette offre.

(2) bombardement de Belgrade

          

Mercredi 29 juillet 1914.

La Russie commence la mobilisation de 14 corps d'armée. L'Allemagne informe la Russie que cette mobilisation même partielle amènera la mobilisation allemande.

Les Serbes font sauter le pont du Danube entre Semlim et Belgrade. Les Autrichiens commencent le  bombardement de Belgrade, ville ouverte, non fortifiée et habitée seulement par des femmes, des enfants, des vieillards, tous les hommes valides étant alors à l'armée.

(2) Le bureau de l'Internationale socialiste se réunit à Bruxelles pour définir sa position face à la crise.

 

 Jeudi 30 juillet 1914.

L'Allemagne demande à la Russie si l'assurance de la part de l'Autriche de ne viser à aucune conquête territoriale ne la déterminerait pas à arrêter sa mobilisation.

La Russie répond qu'elle exige l'assurance que l'indépendance et la souveraineté de la Serbie seront respectées. L'Autriche ne donne aucune garantie. Le tsar décrète la mobilisation générale pour le 31 juillet. L'empereur Guillaume proclame l'état de « menace de guerre ».

Continuation, du bombardement de Belgrade par les Autrichiens. Les Autrichiens tentent de passer par la Save et le Danube près de Belgrade; ils sont repoussés par les Serbes.

(2) Mobilisation générale en Autriche-Hongrie dans la nuit du 30 au 31 juillet.

 

Vendredi 31 juillet 1914.

L'Angleterre fait une suprême tentative pour éviter la guerre.

L'Allemagne s'isole en coupant ses voies ferrées et ses lignes télégraphiques et téléphoniques de la frontière de l'Est dont elle occupe les ponts. Elle adresse à la Russie un ultimatum lui enjoignant de cesser ses armements sous la menace de mobiliser elle-même.

L'Allemagne réclame la réponse de la Russie pour le lendemain samedi 1er août, à midi.

L'ambassadeur d'Allemagne, M. de Schoen notifie à 7 heures du soir cette démarche à M. Viviani et réclame sa réponse pour le lendemain samedi à 1 heure de l'après-midi. La Russie, pour bien manifester son désir de la paix, accepte une proposition de l'Angleterre tendant à arrêter simultanément les mobilisations russe et autrichienne.

       (2) Le gouvernement belge décrète la mobilisation générale.

       (2) Le dirigeant socialiste français Jean Jaurès, favorable à la paix, est assassiné par Raoul Villain. Les pacifistes perdent leur meilleur leader

M. De Schoen

M. Viviani

Août :

    (2) Pologne :

      Le socialiste Józef Piłsudski organise et prend la tête des légions de volontaires polonais qui combattront aux côtés des Austro-hongrois.

      En Pologne russe, les nationaux-démocrates et leur chef Roman Dmowski, hostiles aux empires centraux, s'allient à la Russie contre la promesse de l’unité et de l’autonomie de la Pologne au sein de l’Empire russe.

 

Samedi 1er août 1914.

A midi, au conseil des ministres à l'Elysée, le Président de la République signe le décret de mobilisation générale. A 4 heures est affiché l'ordre portant que le premier jour de la mobilisation est le dimanche 2 août. L'état de siège est proclamé.

L'ambassadeur d'Allemagne à St-Pétersbourg notifie la déclaration de guerre à la Russie.

(2) (3) Mobilisation générale en Allemagne.

(3) L’ « Appel à la nation française » apposé dans tous les bureaux de poste.

           (4) Lille est déclarée ville ouverte. Le décret de mobilisation est lu à 16h30 par le  maire sur le perron de la Grand’Garde,  Grand’Place, devant une foule silencieuse.

Dimanche 2 août 1914.

Premier jour de la mobilisation française.

Les Allemands, avant toute déclaration de guerre, violent le territoire du Grand-Duché de Luxembourg et entrent en territoire français à Long-la-Ville, près de Longwy dont les forts les arrêtent; ils passent également la frontière à Cirey-sur-Vezouze et Bertrambois d'où ils sont repoussés et à Suarce près Petite-Croix où ils emmènent en Allemagne les chevaux dont on faisait la réquisition et les hommes qui les accompagnaient; ils entrent également à Foucherey. Autant de violations de frontière, sans déclaration de guerre.

L’Allemagne notifie à l’Italie, l’état de guerre entre l'Allemagne et la Russie. L'Italie déclare qu'elle gardera la neutralité.

(1) Jules-André Peugeot (français) meurt ce jour à 10h07 à Joncherey (territoire de Belfort), c’est le premier mort de la guerre, il est tué avant la déclaration de guerre.

(3) Signature à Constantinople par le grand vizir Saïd Halim et l’ambassadeur d’Allemagne Hans von Wangenheim d’un traité d’alliance dirigé contre la Russie et dont les négociations menées par Enver pacha ont commencé le 22 juillet. L’Allemagne protège les territoires ottomans menacés par la Russie contre la promesse de l’intervention turque à ses côtés. Une convention militaire signée le 28 octobre prolongera ce traité.

(3) Au cours du congrès de la Fédération révolutionnaire arménienne (FRA) ouvert au mois de juillet à Erzeroum, des délégués jeunes-tircs demandent aux dachnaks de susciter une révolte parmi les Arméniens de Transcausie, pour faciliter la pénétration turque en Russie. Proposition rejetée par les trois chefs arméniens  Vramian, Rostom et Akjouni par fidélité à la politique de neutralité de la Turquie.

           (4) La mobilisation générale en France débute à minuit.

           (4) Mort du caporal Peugeot et du lieutenant Mayer au cours d’une escarmouche avec des cavaliers allemands près de Joncherey (nord de Belfort) : premiers morts militaires français et allemand de la guerre.

           (4) L’armée allemande pénètre au Luxembourg.

           (4) L’Allemagne remet  un ultimatum à la Belgique. Elle demande le libre passage de son armée.

           (4) Le général Von Molte  est promu chef d’état-major de l’armée de terre allemande

Dans la nuit du 2 au 3 août 1914,

L'Allemagne adresse à la Belgique un ultimatum lui enjoignant de laisser passer sur son territoire les troupes allemandes se rendant en France. La réponse de la Belgique devait être reçue à 7 heures du matin. La Belgique refuse et les Prussiens fusillent à Metz Alexis Samain, le président du Souvenir Alsacien, à Moineville le curé de la paroisse, à Saales le maire, etc. (nota : ces informations bien que provenant du gouvernement français sont à prendre avec précaution car celle concernant Alexis Samain est fausse – le but était d’impressionner l’opinion française. En effet, « Le Républicain Lorrain » du 1er juillet 2011 publie un article et une photo montrant Alexis Samain le 18 novembre 1918 avec d’autres officiels)

Le Grand-Duché de Luxembourg est envahi par 60 000 Allemands.

En Angleterre, l'amirauté lance l'ordre de mobilisation de tous les hommes de la réserve de la flotte; la Chambre des Communes déclare :

1° que la flotte anglaise garantira les côtes de France contre la flotte allemande;

2° l'Angleterre affirme sa volonté de maintenir la neutralité de la Belgique. Le Parlement vote les dépenses de guerre.

 

Lundi 3 août 1914

 

M. Augagneur est nommé Ministre de la Marine, M. Sarraut Ministre de l'Instruction publique, M. Doumergue Ministre des Affaires étrangères, M. Viviani conserva sans portefeuille, la présidence du Conseil.

La mobilisation s'effectue dans l'ordre le plus admirable. Les Chambres sont convoquées pour le 4 août. Un aéroplane allemand lance trois bombes sur Lunéville. L'Allemagne déclare la guerre à la France.

             M. de  Schoen, ambassadeur d'Allemagne, quitte Paris par un train spécial à 10 heures du soir.

 M. Viviani

M. Augagneur

M. Sarraut

M. Doumergue

M. de  Schoen

(2) L'Allemagne déclare la guerre à la France et à la Belgique

           (2) Les troupes allemandes pénètrent en Belgique par la région d'Aix-la-Chapelle. Le roi des Belges lance un appel à la France et à la Grande-Bretagne, invoquant le traité de 1831 qui garantit la Belgique contre toute invasion et/ou annexion.

(3) Après avoir violé le territoire français la veille à Cirey près de Longwy, l’Allemagne déclare la guerre à la France sous le prétexte qu’un avion français aurait bombardé Nuremberg. L’Italie, la Roumanie et la Suisse proclament leurs neutralités, suivies le 4 par le Danemark, les Pays-Bas, la Suéde, la Norvège et le 15 par l’Espagne.

(4) L’Allemagne déclare la guerre à la Belgique et à la France ?

(4) Le gouvernement britannique garantit l’aide militaire à la Belgique en cas de violation par l’Allemagne de sa neutralité. Il ordonne la mobilisation générale et autorise la réquisition des navires

           (4) La Belgique rejette l’ultimatum allemand. Les troupes allemandes violent la neutralité de la Belgique, via la région d’Aix-la-Chapelle et, suivant le plan Schieffen, des fortifications de Liège.

 

Mardi 4 août 1914.

Les Chambres françaises, dans un magnifique élan, votent, à l'unanimité, les lois nécessaires à la défense nationale. Le président Poincaré proclame l’ «Union sacrée »

L'Angleterre adresse à l'Allemagne un ultimatum lui accordant jusqu'à minuit pour déclarer qu'elle respectera la neutralité de la Belgique : cet ultimatum est rejeté. L'Angleterre déclare la guerre à l'Allemagne. A 8h30 l'Allemagne déclare la guerre à la Belgique et l'armée allemande pénètre sur le territoire belge à l'est de Liège (village de Gemmenich près d’Aix-la-Chapelle), franchit la Meuse et brûle Visé. En Algérie, Bône et Philippeville, deux villes ouvertes, sont bombardées par le croiseur allemand le « Breslau ». Les Serbes tiennent en échec l'armée autrichienne.

(1) Le cavalier Fonck (belge) est la première victime de la guerre qui vient de se déclarer.

(2) En Belgique : les forts de Liège appuyés par l'armée belge combattant dans les intervalles se défendent avec acharnement.

(2) Le Royaume-Uni répond favorablement à l'appel du roi Albert 1er de Belgique et déclare la guerre à l'Allemagne après la violation par les troupes allemandes de la neutralité belge prescrite par un traité que l'Allemagne vient de renier en le traitant de « chiffon de papier ».

(2) La France répond favorablement à l'appel du roi des Belges (Albert 1er)Raymond Poincaré président de la République française appelle à l'Union sacrée devant les deux chambres parlementaires qui votent les crédits de guerre à l’unanimité.

(2) Les députés allemands sociaux-démocrates, majoritaires, votent à l’unanimité les crédits de la guerre au Reichstag malgré leurs engagements contre la course aux armements.

           (4) A Paris ont lieu les obsèques de Jean Jaurès. Léon Jouhaux (CGT) proclame le ralliement à la guerre.

           (4) Le général Joffre installe son état-major à Vitry-le-François (Marne), il y arrive le lendemain.

           (4) L’Angleterre déclare la guerre à l’Allemagne suite à la violation de la neutralité de la Belgique. Le Canada et les dominions de l’Empire britannique sont automatiquement impliqués.

           (4) Le gouvernement belge donne l’autorisation aux troupes françaises d’entrer en Belgique.

           (4) Les Allemands attaquent Liège (du 4 au 16 août).

Mercredi 5 août 1914. Quelques escarmouches à la frontière, aux environs de Briey. En Belgique, la ville de Liège résiste héroïquement aux violentes attaques des Allemands.

           (3) La Grande-Bretagne ordonne la mobilisation générale et déclare la guerre à l’Allemagne. Les crédits militaires avaient été votés le 3 et un ultimatum envoyé à l’Allemagne le 4, la sommant d’arrêter l’invasion de la Belgique.

 

Jeudi 6 août 1914.

A Montataire, près de Longwy, les Allemands fusillent deux jeunes gens de 15 ans qui auraient prévenu les gendarmes de leur arrivée. La bataille devant Liège continue avec acharnement. 40 000 Belges résistent vaillamment à une armée allemande beaucoup plus nombreuse. Deux officiers et six soldats allemands pénètrent dans Liège dans l'intention de tuer le général Leman gouverneur de la place, qui leur échappe. Le gouvernement anglais publie des révélations sensationnelles sur les projets de l'Allemagne et sur des propositions que le premier ministre qualifie d'infâmes. La flotte allemande bombarde Sweaborg sur la côte finlandaise. Le tsar fait appeler l'ambassadeur de France, lui donne l'accolade

Gal Leman

: « J'embrasse, dit-il, en votre personne, votre chère et glorieuse patrie. »

           (1) (2) L’Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Russie

           (1) Serbie déclare la guerre à l’Allemagne.

           (2) Les troupes françaises font une offensive par le sud de l'Alsace.

           (3) Devant la menace turque d’ouvrir les détroits à tous les navires de guerre belligérants, l’Allemagne cède à toutes les exigences du gouvernement ottoman, notamment sur la promesse de l’abolition des capitulations, c'est-à-dire la disparition des concessions d’extraterritorialité, le retour aux Turcs des iles de la mer Egée, des indemnités de guerre et la négociation d’une frontière commune avec les musulmans de Russie : en tout, six points qui définissent les buts de guerre de l’Empire ottoman.

           (4) Longwy assiégée.

           (4) Entrée des premiers corps d’armée français en Belgique. Des troupes  polonaises, formées par Jozef Pilsudski dans la partie de la Pologne sous domination autrichienne, franchissent la frontière russe : le combat pour l’Independence polonaise commence

 

Vendredi 7 août 1914.

La croix de la Légion d'Honneur est conférée à la ville de Liège. Les troupes françaises atteignent la frontière et occupent Vic et Moyen-Vic. Les Allemands subissent de grandes pertes à Liège; ils demandent pour enterrer leurs nombreux morts un armistice que les Belges leur refusent par crainte de leur déloyauté.

L'avant-garde russe passe la frontière de la Pologne prussienne. Les hostilités commencent aussi à la frontière austro-russe.

Les Monténégrins bombardent Cattaro.

           (2) Thann, sous domination allemande depuis 1871, est libérée et devient, jusqu'à la fin de la guerre, la capitale d'une portion de territoire alsacien redevenue française.

           (4) Bataille de Mulhouse (7 au 11 août). Les troupes française passent la frontière en Alsace et s’emparent de  Thann et d’Altkirch.

           (4) Lord Kitchener lance un appel à volontaires pour l’armée britannique.

           (4) Liège occupée par l’armée allemande.

Samedi 8 août 1914.

Après un violent combat, les Allemands sont battus à Altkirch; les troupes françaises poussent une pointe sur Mulhouse; dans leur joie de voir les Français, les Alsaciens-Lorrains arrachent tous les poteaux frontières. Après de vifs combats, les Français s'emparent des cols du Bonhomme et de Sainte-Marie-aux-Mines.

Les Serbes pénètrent en Bosnie.

Dans le Monténégro, les Autrichiens bombardent Antivari.

(2) Les Français poursuivent l'offensive vers Mulhouse qui est reprise par les Allemands deux jours plus tard.

(2) Union sacrée en Russie : la Douma vote les crédits de guerre. Division des socialistes (ralliement à l’Union sacrée, internationalisme, défaitisme).

           (3) La France et la Grande-Bretagne offrent une garantie territoriale à la Turquie en échange de sa neutralité. Le gouvernement turc continue de tergiverser, oscillant entre l’Entente et la Tripe Alliance.

           (3) Les troupes françaises entrent à Mulhouse, évacuée le jour même par les Allemands. Le 10, la ville est reprise par les Allemands obligeant la 1ère armée du général Dubail à se replier vers Belfort. Une seconde offensive, le 19, ne permettra pas de reprendre Mulhouse.

 

Dimanche 9 août 1914.

Le gouvernement français, informé que des troupes autrichiennes sont dirigées vers la frontière française, demande des explications à l'ambassadeur d'Autriche. Dans les Vosges, le combat a repris aux cols du Bonhomme et de Ste-Marie-aux-Mines.

La garnison du Dahomey avec l'aide d'un croiseur anglais s'empare de la colonie allemande du Togoland. (voir le 27/08/14)

Allemands dans les Vosges

En Belgique, les troupes allemandes commettent des excès de tous genres dans les régions qu'elles occupent entre Liège et Verviers; leur cavalerie se répand du côté de Tongres, au sud de Liège.

Les Serbes avancent du côté de Sarajevo.

L'Autriche fait inutilement tous ses efforts pour entraîner l'Italie dans la guerre.

 

Lundi 10 août 1914.

L'ambassadeur d'Autriche quitte Paris et l'ambassadeur de France quitte Vienne. Nos troupes d'Algérie débarquent en France et sont dirigées vers l'est.

En Belgique, la ville de Liège est occupée par les Allemands, mais les forts résistent. Les Allemands se répandent entre Liège et Bruxelles.

Les Monténégrins occupent des forts dominant Sculari, et plusieurs forts autrichiens en Herzégovine

           (4) Les troupes françaises engagent le combat à 30 km au nord de Verdun.

           (4) Bataille de Cirey (Lorraine), Retrait des troues françaises sous la protection de la place fortifiée de Belfort.

           (4) La cavalerie allemande est en contact avec l’armée belge entre Halen et Ehezée.

Mardi 11 août 1914.

Les troupes françaises violemment attaquées à Mulhouse, se replient sur des positions solides que l'ennemi attaque en vain. Longwy, sommé de se rendre par un corps d'armée important oppose le plus fier refus.

En Belgique, de nombreux combats auxquels prend part la cavalerie française sont livrés à St-Trond, à Tirlemont, à Landén.

La Hollande a achevé sa mobilisation.

           (2) La France déclare la guerre à l’Autriche-Hongrie

           (3) Les 2 navires allemands Göben et Breslau, qui ont bombarbé le 4 août Bône et Philippeville (Algérie), mouillent aux rives du Bosphore, poursuivis par la flotte britannique, sans que le gouvernement turc les invite à quitter les eaux turques.

           (3) La France suivie par la Grande-Bretagne, déclare la guerre à l’Autriche-Hongrie.

           (4) Incursion de la 7ème armée allemande en Lorraine. L’armée française subit un échec sanglant.

           (4) Mulhouse est repris par les Allemands.

           (4) La 1ère armée allemande, commandée par le général Von Kluck, commence à traverser Aix-la-Chapelle

 

Mercredi 12 août 1914.

Les Allemands bombardent Pont-à-Mousson. Un certain nombre d'habitants sont tués ou blessés. Les troupes françaises battent les Allemands sur l'Othain, dans le département de la Meuse.

En Belgique, les forts de Liège résistent toujours. Le gros des forces allemandes se concentre entre Liège et Luxembourg.  Les Belges battent les Allemands à Haelen dans la province de Limbourg.

(1) La France et la Grande-Bretagne déclarent la guerre à l’Autriche-Hongrie.

           (2) Mobilisation générale en Russie

           (4) Les premiers soldats britanniques, 75 000 hommes, débarquent en France.

           (4) Ils composent le corps expéditionnaire britannique (British Expeditionnary Force, BEF), placé sous le commandement du général French.

Jeudi 13 août 1914.

Quelques engagements du côté de Nancy et sur les crêtes des Vosges. Les cols du Bonhomme, de Ste-Marie-aux-Mines, de Saales, très violemment attaqués par les Allemands depuis plusieurs jours, restent en notre pouvoir. Un avion allemand jette quelques bombes sur Vesoul et sur Lure.

En Belgique, nombreuses escarmouches; à Eghésée, au nord de Namur, les Allemands sont battus et repoussés vers Huy.

Aux frontières allemandes et hongroises, violents combats des Russes contre les Autrichiens et les Allemands qui prennent une offensive énergique et s'emparent de plusieurs villes.

Les Russes d'autre part prennent l'offensive dans la Prusse Orientale; ils s'emparent de Tilsitt et se dirigent vers Koenigsberg et vers Lemberg.

Les troupes monténégrines ont fait leur jonction avec les troupes serbes et pénètrent avec elles en Bosnie. L’Herzégovine tout entière est déjà en leur pouvoir.

           (2) Victoire de l'armée belge dans une bataille de cavalerie où les Belges sont appuyés par de l'infanterie. C'est une bataille d'arrêt, la bataille de Haelen, au bord de la Gette qui permet de sauver le gros de l'armée belge en retraite vers la place forte d'Anvers où elle possède ses approvisionnements en munitions et en vivres.

           (4) Combat en Alsace

           (4) Les Allemands attaquent Mons et Charleroi.

           (4) L’armée russe pénètre en Prusse orientale et s’empare de Tilsitt.

Vendredi 14 août 1914.

Occupation de la ville de Saales et de l'important massif du Donon, par nos troupes. D'importantes forces françaises pénètrent en Belgique. Les Allemands bombardent une deuxième fois Pont-à-Mousson, sans causer de trop grands dégâts, toutefois l'hôpital est très endommagé. ,

           (2) En Lorraine, début de la Bataille de Morhange.

           (4) Début de l’offensive française en Lorraine et dans les Vosges.

           (4) Les troupes britanniques commencent à se rassembler entre Maubeuge et le Cateau.

           (4) Einstein écrit à Ehrenfest : »L’Europe, dans sa folie, s’est maintenant embarquée dans quelque chose d’incroyablement absurde ».

Samedi 15 août 1914.

Les Allemands sont repoussés dans la région de Blamont, Cirey, Avricourt, jusqu'à Lorquin et Sarrebourg. Nous occupons Thann. Deux avions français jettent des bombes à Metz sur le hangar des Zeppelins. Près de Dinant, les Allemands qui avaient passé la rive gauche de la Meuse sont après un long et violent combat rejetés sur Rochefort.

Une proclamation du tsar annonce aux Polonais de Russie, d'Autriche et d'Allemagne qu'il leur donne l'autonomie et  l'intégrité nationale, il les convie à s'unifier « sous le sceptre du tsar russe, libres dans leur religion, dans leur langue et dans leur autonomie ».

Par un ultimatum adressé à Berlin, le Japon exige :

1° le rappel des bâtiments de guerre allemands, présents dans les eaux japonaise et chinoise.

2° l'évacuation de Kino-Tchéou qui sera restitué à la Chine

           (2) Création de l’Office des matières premières de guerre en Allemagne dirigée par Walter Rathenau, président d'AEG.

(3) Le gouvernement japonais envoie un ultimatum à l’Allemagne lui demandant d’éloigner des eaux chinoises ses navires de guerre et de lui remettre avant la date du 15 septembre le « territoire à bail » de Kiaotechéou (Jiaozhou) pour le restituer à la Chine.

           (4) Bataille de Dinant (du 15 au 22 aout). Le sous-lieutenant Charles De Gaulle est blessé sur le pont de Dinant.

           (4) Le 1er corps d’armée français prend place sur la Meuse.

Dimanche 16 août 1914.

Occupation par nos troupes de la ville de Ste-Marie-aux-Mines.

Les troupes qui ont occupé le Donon, progressent après plusieurs combats dans la vallée de Schirmeck.

          Guillaume II se rend à Mayence au grand quartier général.

          Sur la rive droite du Danube, les Serbes chassent les Autrichiens de Chabatz.

        (2) Prise de Liège par les troupes allemandes, la ville n'étant plus défendue après la chute des forts.

        (4) Liège tombe aux mains des Allemands, L’armée Belge se replie sur Anvers

Guillaume II

Lundi 17 août 1914.

           Nos troupes progressent, la ligne de front passe par Abrechwiller, Lorquin, Azoudange et Marsal. Nous occupons Schirmeck, et au sud Villé et Ste-Croix-aux-Mines. En Alsace, nous occupons Thann, Cernay, Dannemarie; les Allemands se retirent vers le nord et vers l'est.

(2) Offensive russe en Prusse orientale.

           (2) Victoire allemande à la bataille de Stalluponen.

           (4) Le roi Albert 1er quitte Bruxelles devant l’avance allemande.

           (4) La 1ère armée russe pénètre en Prusse orientale

 

Mardi 18 août 1914.

Nous occupons presque toutes les vallées des Vosges sur le versant d'Alsace; l'ennemi est poursuivi au sud de Sarrebourg (ville de Lorraine annexée, sur la Sarre, à 72 kilomètres E. de Nancy); nous occupons Château-Salins (petite ville de Lorraine annexée, sur la Petite Seille, à 38 kilomètres N.-E. de Nancy).

Le tsar, à Moscou, atteste solennellement que « c'est contre ses intentions que s'est élevée, contre son peuple pacifique, la tempête militaire »

Le gouvernement belge quitte Bruxelles pour Anvers. Des forces allemandes considérables passent la Meuse entre Liège (ville de Belgique, de 175 000) habitants, sur la Meuse, au confluent de ce fleuve avec l'Ourthe et la Liège, à 105 kilomètres E.-S.-E. de Bruxelles) et Namur (ville forte de Belgique, au confluent de la Sambre et de la Meuse, à 56Km S.-E. de Bruxelles). Combat violent à Aerschott (ville de Belgique (Brabant), à 16 kilomètres N.-E. de Louvain), au nord de Louvain, à 30 kilomètres E. de Bruxelles); les Belges se retirent devant la très nombreuse armée allemande.

           (4) Les premières écoles ferment, elles seront transformées en infirmerie.

           (4) Prise de Sarrebourg (Lorraine) par l’armée française

Mercredi 19 août 1914.

Un communiqué officiel du ministère de la Guerre dénonce les atrocités commises par les Allemands en Alsace-Lorraine et constate, d'après les documents saisis, que la responsabilité de ces actes abominables et déshonorants retombe sur le commandement : ils ont été méthodiquement ordonnés. Nous progressons dans la Haute-Alsace : nous occupons Dieuze (petite ville de Lorraine annexée, sur la Seille, à 21 kilomètres E. de Château-Salins), Delme (petite ville de 700 habitants, à 12 kilomètres N.-O. de Château-Salins), Morhange (petite ville à 20 kilomètres environ au nord de Dieuze) et reprenons Mulhouse (ville industrielle de la Haute-Alsace, sur l’Ill et le canal du Rhône au Rhin).

Les Allemands fusillent le bourgmestre d'Aerschott et un certain nombre d'habitants.

(2) Les troupes allemandes entrent à Bruxelles.

(2) En Alsace, les Français reprennent l'offensive autour de Mulhouse et se rencontrent à Dornach.

(2) Échec de la percée française en Lorraine (19-20 août). Les IIIe et IVe armées se replient derrière la Meuse.

           (2) Woodrow Wilson, président des États-Unis d'Amérique, proclame la neutralité de son pays dans le conflit.

(3) Défaite en Serbie de l’armée autrichienne battue par les Serbes sur le front Jadar-Tser-Chabats.

           (3) Retraite de l’armée belge sur Anvers malgré l’offensive de Dinant menée par la Vème armée du général Lanrezac le 15. Les Allemands entrent à Bruxelles le 20 et prennent Namur le 21.

           (4) Les français pénètrent de nouveau dans Mulhouse après un combat à Dornach.

           (4) Louvain est occupée.

           (4) Début du siège de Namur.

           (4) Le président des Etats-Unis, Wilson Woodrow annonce que son pays restera neutre dans ce conflit.

Jeudi 20 août 1914.

En Alsace, nous occupons Guebwiller (ville d'Alsace, à 26 kilomètres S.-S.-O. de Colmar). En Lorraine, nos avant-gardes s'étant heurtées à des résistances extrêmement fortes se retirent sur nos positions de la Seille et du canal de la Marne au Rhin.

Un évêque alsacien aveugle est fusillé par les Allemands à Kembs (ville de la Haute-Alsace, près de Mulhouse).

L'armée belge se replie dans la direction d'Anvers. Les Allemands occupent Bruxelles.

(2) Échecs autrichiens sur le front russe à Gumbinnen face aux troupes du général Paul von Rennenkampf.

(2) Chute des forts de Namur. À la suite de quoi, l’armée belge du sud ne pouvant rejoindre le corps belge principal se replie sur la France tandis que le gros des Belges continue à reculer tout en combattant pour gagner la place forte d'Anvers.

           (4) Le général Lanzerac (5ème armée) prend le commandement de la place et de la garnison de Maubeuge.

           (4) Batailles de Morhange et de Sarrebourg (défaites françaises).

           (4) Albert 1er, roi des Belges, ordonne à l’armée belge de se rabattre en direction de L’Escaut et de la mer vers la forteresse d’Anvers.

           (4) Bruxelles est aux mains des Allemands.

           (4) Longwy encerclée par les troupes allemandes.

           (4) A Andenne, 225 civils sont fusillés, 50 à Seilles.

           (4) Mort de Pie X.

Vendredi 21 août 1914.

Protestation officielle du Gouvernement de la République contre le bombardement de Pont-à-Mousson (chef-lieu de N.-O. de Nancy canton de Meurthe-et-Moselle, sur la Moselle, à 28 kilomètres), ville ouverte, en violation des conventions internationales.

Bruxelles est imposée d'une contribution de 200 millions. L'artillerie lourde ouvre le feu sur les forts de Namur. Les troupes allemandes, en quantité considérable, continuent leur mouvement vers la frontière française.

Les Serbes, vainqueurs dans plusieurs combats, poursuivent les Autrichiens qui, dans leur fuite, commettent presque autant d'atrocités que leurs alliés Allemands.

(2) La France perd la Bataille des Frontières (21-23 août).

(2) Lors de la contre-attaque à Morhange, la 1re armée du général Auguste Dubail et de la IIe armée françaises du général de Castelnau sont obligée de se replier.

(2) Début de la Bataille de Charleroi.

(2) Bataille des Ardennes : repli de la IVe armée française du général de Langle de Cary.

 

Samedi 22 août 1914.

Une grande bataille est engagée entre Namur et Charleroi (ville de Belgique (Hainaut), sur la Sambre, à 50 kilomètres S. de Bruxelles).

(2) Massacre de Tamines, en Belgique, où les troupes allemandes ravagent la ville, tuant et blessant des centaines de civils.

           (4) Premiers heurts sur le sol français à Gruson ; escarmouches à Baisieux et Quesnoy-sur-Deûle.

           (4) Les Allemands prennent Lunéville (Lorraine).

           (4) Bataille de Longwy.

           (4) Les Allemands ravagent la ville de Tamines, tuant et blessant 384 civils.

Dimanche 23 août 1914.

La grande bataille est générale depuis le Luxembourg jusqu'à Mons (ville de Belgique (Hainaut) à 52 kilomètres S.-O. de Bruxelles) : on se bat sur tout le front. Nos troupes du Donon (mont de la chaîne des Vosges) et de Saales (village d'Alsace, à 19 kilomètres N.-E. de Saint-Dié) sont ramenées en arrière. Lunéville (chef-lieu d'arrondissement du département de Meurthe-et-Moselle, à 26 kilomètres S.-E.de Nancy) est occupée par les Allemands. L'Angleterre et la France ont décidé de faire à la Belgique une avance de 500 millions, chacune de 250 millions. Un Zeppelin venant de Strasbourg est abattu.

Le Japon déclare la guerre à l'Allemagne.

L’hebdomadaire « le Point » précise dans son article du 16 août 2012, « sur les mensonges des hommes politiques » pour ce jour : « notre état-major annonce tout de même que nos troupes entrent dans Mulhouse, alors qu’en réalité on se bat sur la Somme. »

(2) Fin de la Bataille de Charleroi : repli de la Ve armée française du général Charles Lanrezac.

(2) Bataille de Mons : repli des troupes britanniques.

(3) La Vème armée française (Lanrezac), menacée d’enveloppement, se replie sur la ligne Beaumont-Givet après deux jours de combats à Charleroi contre la IIème armée allemandes (von Bülow)

(3) Défaite française dans les Ardennes. Les IIIème et IVème armées françaises des généraux Rulfen et Langle de Cary, opposées aux armées allemandes de von Hansen (IIIème), du duc de Wurtemberg (IVème) et du Kronprinz (Vème), sont repoussées derrière la Meuse.

 (3) : Le gouvernement japonais rompt les relations diplomatiques et déclare la guerre à  l’Allemagne non sans avoir déjà débarqué le 20 août un contingeant dans la baie de Kiao-tchéou (Jiaozhou).

           (4) Défaite française dans les Ardennes.

           (4) La cavalerie allemande fait des incursions sur le territoire de Roubaix-Tourcoing.

           (4) Les troupes anglaises descendent vers Le Cateau-Cambrésis.

           (4) Franchissement de la Meuse par les Allemands qui s’installent à Charleroi, Namur et Mons.

           (4) 674 civils sont passés par les armes à Dinant.

Lundi 24 août 1914.

La grande bataille est arrêtée. Notre offensive générale n'a pu percer les lignes allemandes. La cavalerie allemande arrive à Tourcoing ((Nord), près de la frontière de Belgique, à 12 kilomètres N.-E. de Lille et 3 kilomètres de Roubaix.) et à Roubaix ((Nord), sur le canal de Roubaix, à 10 kilomètres N.-E. de Lille). Nos troupes font une contre-attaque dans la région de Nancy.

Les Serbes repoussent les Autrichiens qui tentaient de reprendre Chabatz (ville de Serbie, 69 kilomètres O. de Belgrade, sur la Save, affluent du Danube).

(2) Échecs autrichiens de Conrad von Hötzendorf sur le front serbe dans les monts Cer.

(2) Bataille de la trouée de Charmes

(2) Début de la Grande Retraite

           (4) Les Allemands envahissent le territoire français. Joffre ordonne le repli général.

           (4) A 15 heures, les derniers trains d’évacuation des populations quittent Maubeuge.

           (4) Les armées alliées se replient sur une ligne reliant Arras à Verdun.

Mardi 25 août 1914.

La cavalerie allemande apparaît dans la région de Douai ((Nord), sur le canal de la Scarpe, à 32 kilomètres S. de Lille).

Dans la Haute-Alsace, nous battons en retraite. En Lorraine, nous opérons une vigoureuse contre-attaque dans la vallée de la Vezouze (rivière de France, arrose Cirey et Blâmont; affluent de droite de la Meurthe, se jette dans cette rivière à Lunéville).

Les Belges font une sortie à Anvers; l'armée atteint Vilvorde, à 11 kilomètres de Bruxelles.

Sans l'avertissement préalable conforme aux lois de la guerre, un Zeppelin jette, dans la nuit, trois bombes sur Anvers.

En Angleterre, le ministre de la Guerre affirme que le gouvernement est résolu « à la poursuite implacable de la guerre et prêt à tous les sacrifices nécessaires ».

(2) Repli des Alliés sur le Grand-Couronné au nord-est de Nancy.

(2) Bataille de Rozelieures.

(2) Fin de la bataille de Lorraine qui se termine par un statu quo.

(3) Après 5 jours de combats, la 3ème offensive française échoue à Sarrebourg et à Morhange et conduit à repli général sur le Grand-Couronné de Nancy.

(3) Le général Joffre, chef d’état-major, crée 2 armées nouvelles : la VIème, commandée par le général Maunoury, massée dans la région parisienne, et la IXème, constituée le 27, commandée par le général Foch et chargée de faire la jonction entre les armées de faire la jonction entre les armées Lanrezac et Langle de Cary.

           (4) Valenciennes et Cambrai sont aux mains des Allemands à Landrecies.

           (4) Contre-offensive française en Lorraine.

           (4) Bataille de Neufchâteau, retraite des Français qui subissent de fortes pertes.

           (4) Louvain est détruite, 1500 maisons sont incendiées parmi lesquelles la bibliothèque de la plus vieille université du continent

Mardi 25 août 1914 et Mercredi 26 août 1914.

           (2) Première sortie de l'armée belge du camp retranché d'Anvers, retenant 150 000 soldats allemands avec une importante artillerie de siège, soulageant ainsi la pression sur l'armée française suivant le rôle assigné par le général Joffre à l'armée belge.

Mercredi 26 août 1914.

              M. Viviani est chargé « d'élargir le ministère » : MM. Briand (vice-président du Conseil et Justice), Delcassé (Affaires étrangères), Millerand (Guerre), Ribot (Finances), Sembat (Travaux publics), Guesde (sans portefeuille) sont nommés.

Des uhlans qui avaient pénétré dans le Nord-Ouest ont été capturés.

Les Japonais bloquent la colonie allemande de Kiao-Tchéou (possession allemande de la Chine orientale, du côté sud de la presqu'île de Chan-Toung).

(3) René Viviani, président du Conseil, donne la démission de son cabinet pour former un ministère de Défense nationale avec Théophile Delcassé aux Affaires Etrangères et Alexandre Millrand à la Guerre. Jules Guesde et Marcel Sembat sont respectivement ministre sans porte-feuille et ministre des Travaux publics. En raison des circonstances, le parti socialiste a en effet accepté de participer à ce gouvernement.

 

M. Briand

M. Delcassé

M. Millerand

M. Ribot

M. Sembat

M. Guesde

(2) Bataille de Tannenberg : les Allemands stoppent l'offensive russe (fin le 31 août).

(2) Poursuite de la retraite de l'aile gauche française.

(2) Constitution de la VIe armée française du général Maunoury placée au Nord-Est de Paris, à l'extrême gauche du dispositif allié.

(2) Le général Gallieni nommé gouverneur de Paris.

(2) Démission du gouvernement français présidé par René Viviani qui forme un ministère de Défense Nationale. L'Union sacrée se concrétise en France par l'entrée des socialistes au gouvernement avec Delcassé aux Affaires étrangères et Millerand à la Guerre.

           (2) Capitulation des troupes coloniales allemandes à Kamina au Togo.

(3) Envahie dès le 6 août par les troupes franco-britanniques, la colonie allemande du Togo capitule. Le 30, une convention provisoire sur le partage du territoire sera signée entre les gouverneurs du Dahomey et de la Côte-de-l’Or.

           (4) Formation d’un gouvernement d’Union sacrée, dirigé par René Viviani, avec l’entrée des socialistes (Delcassé aux Affaires étrangères et Millerand à la Guerre).

           (4) Bataille du Cateau, les troupes britanniques bloquent pendant douze heures l’avancée de la 1ère armée allemande au prix de lourdes pertes.

           (4) Les Allemands passent par Le Cateau, puis se dirigent vers Guise.

           (4) Prise de Cambrai et de Landrecies.

           (4) Début du siège de Maubeuge.

Jeudi 27 août 1914.

La très vieille forteresse de Longwy (chef-lieu de canton (Meurthe-et-Moselle), à 2 kilomètres de la frontière belge), bombardée depuis le 3 août, capitule après avoir résisté vingt-quatre jours. La garnison se composait d'un seul bataillon; plus de la moitié de ses défenseurs ont été tués. Sur la Meuse, plusieurs combats très violents; les attaques allemandes sont repoussées.

(1) Les forces franco-anglaises occupent le Togo allemand.

           (4) Combats à Douai et Cambrai.

           (4) La forteresse de Longwy capitule après avoir résisté 24 jours.

           (4) Moltke donne l’ordre de marcher sur Paris.

Vendredi 28 août 1914.

Les Allemands ralentissent un peu leur marche en avant.

Bataille navale dans la mer du Nord, aux environs d'Helgoland (ou Héligoland, île anglaise dans la mer du Nord, au N.-O. de l'embouchure de l'Elbe) : plusieurs navires allemands sont coulés, les pertes de la flotte anglaise sont légères.

En Belgique, les Allemands, furieux d'un échec subi sous les murs de Louvain, brûlent la ville.

Malines (ville de Belgique (province d'Anvers), sur le Dyle et le canal de Louvain à l'Escaut, 26 kilomètres S. d'Anvers et 20 kilomètres N.-E. de Bruxelles) est bombardé.

Les Allemands attaquent le Congo belge qui est défendu par les Français et les Anglais.

L'Autriche déclare officiellement la guerre à la Belgique. (Il est à remarquer que l'Autriche avait été la première puissance à reconnaître la neutralité de la Belgique !)

Les Russes continuent leur marche victorieuse sur Koenigsberg (ville forte des Etats prussiens, capitale de la Prusse orientale, sur les deux rives du Prege)) et sur Lemberg. Ils occupent Tilsitt (ville de la Prusse orientale, sur le Niémen).

(2) Début du siège de Maubeuge.

(4) Saint Quentin est occupée par les Allemands qui incendient 25 maisons à Landrecies, brûlent Louvain et bombardent Malines

 

Samedi 29 août 1914.

              Bataille sur la droite de l'armée allemande : à Guise (chef-lieu de canton (Aisne), sur l'Oise, à 34 kilomètres N.-O. de Vervins), Les Français repoussent victorieusement la garde et un corps d'armée, mais, à la gauche, les Allemands progressent vers La Fère (ville du département de l'Aisne, au confluent de l'Oise et de la Serre, à 22 kilomètres O.-N.-.O. de Laon). Plusieurs violents combats sans résultats décisifs dans les Ardennes, entre Rethel (chef-lieu d'arrondissement (Ardennes), près de l'Aisne et du canal des Ardennes, à 50 kilomètres S.-O. de Mézières) et Mézières (chef-lieu du département des Ardennes, sur la Meuse, à 260 kilomètres E.-N.-E. de Paris).

En Lorraine, les forces françaises progressent et occupent la ligne de la Mortagne (rivière de France, affluent de gauche de la Meurthe).

              Le général Galliéni met en état de défense le camp retranché de Paris : la zone des forts détachés est évacuée et les constructions qui l'occupaient sont détruites.

             En Prusse, les Russes investissent Koenigsberg et accomplissent un audacieux raid  de

Guise

Rethel

 cavalerie dans la direction de Berlin.

           En Autriche (Galicie), les Russes continuent leur marche sur Lemberg (place forte d'Autriche-Hongrie, capitale de la Galicie, à 580 kilomètres E.-N.-E. de Vienne); le front de leur armée est d'environ 300 kilomètres.

           (2) Bataille de Guise : La Ve armée française du général Lanrezac fait face à l'aile droite allemande et évite aux troupes britanniques d'être encerclées.

          (3) Victorieux sur les troupes allemandes en Prusse-Orientale à Gumbinnen le 20, les Russes battent en retraite à Tannenberg après trois jours de résistance.

         (4) Retraite sur la Marne.

         (4) L’armée française abandonne la Somme aux Allemands et se replie en Normandie.

         (4) Bataille de Guise, remportée par l’armée française

         (4) Début du bombardement de Maubeuge.

Du samedi 29 août au mercredi 2 septembre

           (2) Le gouvernement français quitte Paris menacée par l'avancée allemande et s'installe à Bordeaux laissant la capitale sous le gouvernement militaire du général Gallieni.

 

Dimanche 30 août 1914.

Les progrès de l'aile droite de l'armée allemande nous obligent à reculer.

Dans les Vosges et en Lorraine, la bataille reprend.

Un aéroplane laisse tomber sur Paris trois bombes qui ne produisent que quelques dégâts matériels; il lance en même temps une proclamation sommant Paris de se rendre !

En Prusse, vive panique à Dantzig (ville et port des Etats prussiens à l’embouchure de la Vistule et près de son embouchure, à 107 kilomètres O-S.-O. de Koenigsberg et 387 kilomètres N-E. de Berlin), où deux corps d'armée sont encerclés.

Guillaume II, à l'occasion des progrès foudroyants des Russes, envoie aux populations de la Prusse orientale un télégramme de « douloureuse sympathie» !

(1) L’armée russe du Narev est encerclée et battue par les Allemands (90000 prisonniers).

 

Lundi 31 août 1914.

Les Allemands envahissent tout le nord de la France : Lille (chef-lieu du département du Nord, à 250 kilomètres N-N.-E. de Pans), Roubaix, Amiens (chef-lieu du département de la Somme, à 133 kilomètres N. de Paris), Saint-Quentin (chef-lieu d'arrondissement (Aisne), sur la rive droite de la Somme), Péronne (chef-lieu d'arrondissement (Somme), place de guerre, sur la Somme) sont occupées; les forces françaises, débordées, reculent en livrant de très violents combats.

Quelques avantages sont remportés en Lorraine.

L'ambassadeur des Etats-Unis proteste énergiquement contre les atrocités commises par les Allemands et invite son gouvernement à agir sur Berlin.

Max, le bourgmestre de Bruxelles, refuse de payer la contribution qui frappe la ville : « Allez chercher l'argent à Anvers », dit-il.

(2) Les Franco-Britanniques franchissent la Marne.

(2) L'aile droite allemande, Iere armée du général von Kluck et IIe armée du général Bülow, atteint Compiègne et La Fère.

(2) Les Allemands sont signalés à Roye et Noyon, à proximité de Senlis.

(3) L’armée Lanrezac et le détachement britannique commandé par le maréchal French qui ont échappé aux troupes des généraux von Kluch et von Bülow le 26 à  Cambrai et le 29 à Guise parviennent à franchir la Marne, à Château-Thierry

(3) La capitale Saint-Pétersbourg prend le nom russe de Petrograd.

           (4) Les Allemands envahissent le nord de la France. Les forces françaises reculent en livrant de très violent combats.

           (4) Les fusiliers marins britanniques abandonnent Ostende

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