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GUERRE 1914-1918 |
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(2) Les sous-marins allemands (U-Boot) font de grands ravages au sein des navires de la flotte alliée.
Mardi 1er septembre 1914.
(4) Craonne, Soissons et Compiègne sont conquises par les Allemands qui traversent l’Oise. Mercredi 2 septembre 1914. Les Allemands sont à 40 kilomètres de Paris. Le gouvernement lance un appel au pays, quitte Paris et se réfugie à Bordeaux. De nouveaux Taubes lancent des bombes sur Paris : les Parisiens les regardent avec curiosité, mais sans la moindre émotion. On s'attend à un siège : Paris est mis activement en état de défense. Quelques combats heureux en Lorraine.
La superficie du territoire français occupée début septembre est de 67107 Km2 soit 12,52% (1) Le gouvernement décide de se transporter à Bordeaux (1) Galliéni organise la défense de Paris (1) L’Empire ottoman décrète la mobilisation (3) Tandis que les Allemands entrent à Senlis, le gouvernement français quitte Paris pur Bordeaux, légitimant sa décision dans une proclamation au peuple français. La capitale est placée sous l’administration du Comité de sécurité formé par le préfet de police Emile Laurent et par le gouverneur militaire, le général Galliéni nommé à ce poste le 26 août. (4) Le gouvernement déménage à Bordeaux car les Allemands sont arrivés à Senlis dans l’Oise. (4) A Maubeuge, début de l’assaut de l’infanterie allemande. (4) Le général Von Moltke donne l’ordre à l’armée allemande de bifurquer au sud-est de Paris. Jeudi 3 septembre 1914.
En Autriche (Dalmatie), la flotte française bombarde Cattaro (port de Dalmatie, à 58 kilomètres S.-E. de Baguse). Les Russes poursuivent les Autrichiens en fuite après la victoire de Lemberg. (2) Offensive russe en Galicie orientale : prise de Lvov (Galicie autrichienne). (2) Von Kluck passe la Marne à Château-Thierry avec son aile gauche. (2) Le général Lanrezac est remplacé au commandement de la Ve armée par le général Franchet d'Esperey. (3) Guillaume de Wied, prince d’Albanie, est contraint de quitter le pays sous la pression du général turc Essad pacha. (3) Le général Franchet d’Esperey remplace le général Lanrezac à la tête de la Vème armée (3) Le général Galliéni, gouverneur militaire de Paris depuis le 26 août, décide de réquisitionner les taxis parisiens pour les mettre à la disposition de la VIème armée du général Maunoury, qui doit attquer le flanc de l’armée de Von Kluck. (3) Les armées françaises, qui battaient en retraite sur tous les fronts depuis l’échec de Charleroi, reçoivent l’ordre du chef de l’état-major, le général Joffre, dans un célèbre ordre du jour, de reprendre l’offensive dès le lendemain. Von Kluck, en effet, négligeant Paris et désobéissant aux ordres de Von Kluck. En effet, négligeant Paris et désobéissant aux ordres de Von Moltke, décide de couper la retraite aux Alliés, prêtant ainsi son flanc à une éventuelle contre-attaque. (4) L’Italien Giacomo Della Chiesa est élu Pape. Il prend le nom de Benoît XV. Vendredi 4 septembre 1914. L'armée allemande s'éloigne de Paris, dans la direction de La Ferté sous Jouarre (chef-lieu de canton (Seine-et Marne, sur la Marne à 21 kilomètres E. de Meaux) dépasse Reims, suit l'Argonne l'ouest de l'Argonne Maubeuge, très violemment bombardée, résiste. Combats très vifs en Lorraine et dans les Vosges. En Prusse orientale, les Russes continuent leur offensive; ils arrêtent une sortie de l'armée de Koenigsberg. En Pologne, nombreux combats : les Russes occupent la région du Styl, les Allemands évacuent Radom (ville de Pologne, à 97 kilomètres S. de Varsovie). (2) L'armée allemande occupe Reims. (2) Le général Gallieni réquisitionne les taxis parisiens pour le transport des troupes. (2) Le général Gallieni donne l'ordre au général Maunoury, commandant de la VIe armée de se porter le lendemain au nord de Meaux pour attaquer le flanc droit de la Ire armée du général von Kluck. (4) Les premiers obus tombent sur Reims et sur la cathédrale juste avant que les Allemands n’entrent dans la ville. Samedi 5 septembre 1914.
Les Japonais assiègent la ville allemande de Tsin-Tsao (ville de la possession allemande chinoise de Kiao-Tchéou). (2) Deuxième sortie de l'armée belge d'Anvers. (3) Signature d’un traité secret par lequel la Bulgarie garantit à l’Autriche-Hongrie une attitude « amicale » et son appui. (3) Début de la bataille de la Marne. Profitant d’une brèche de 50 kilomètres ouverte entre les armées von Kluck et von Bülow, les troupes françaises attaquent le flanc de von Kluck, et, du 6 au 13 septembre, l’offensive française se développe sur tout le front, de l’Ourcq à Verdun et de Verdun aux Vosges. Les succès remportés sur les deux Morins, sur l’Ourcq, dans les marais de Saint-Gond, à Vitry-le-François et en Argonne, contraignent von Moltke à ordonner le repli général allemand sur l’Aisne et le Vesle (10 septembre). C’est la victoire de la Marne, qui consacre l’échec du plan offenvise allemand. (3) Arrivé à Berne, la veille, Lénine participe à une réunion des bolcheviks et se prononce contre la guerre « bourgeoise, impérialiste, dynastique […] ». dénonçant l’attitude des chefs des partis sociaux-démocrates allemand, belge et français « comme une trahison pure et simple du socialisme » (4) Joffre lance son appel aux troupes : « Au moment où s’engage une bataille d’où dépend le salut du pays, il importe de rappeler à tous que le moment n’est plus de regarder en arrière ». (4) Lille est occupée pendant une journée, les Allemands reviendront plus tard. (4) Les forces allemandes atteignent Claye, à 15km de Paris. Dimanche 6 septembre 1914. Violent combat de l'armée de Paris sur l'Ourcq (rivière de France, affluent de droite de la Marne); une action générale s'étend de Paris à Verdun; les troupes anglo-françaises font replier les forces allemandes en arrière de Touquin (village de Seine-et-Marne, au S-O. de Coulommiers), Vaudoy (ville de Seine-et-Marne, au S. de Coulommiers) et Sézanne (chef-lieu de canton de la Marne, à 43 kilomètres S-O. d'Epernay). Malgré la destruction de trois de ses forts, Maubeuge tient encore. Les Belges battent les Allemands à Termonde (ville de Belgique, à 26 kilomètres de Gand) où, en ouvrant les digues, ils noient leur artillerie lourde. Les Russes chassent les Autrichiens de Lublin (ville de la Pologne russe, au milieu de lacs et de marais, à 150 kilomètres S.-E. de Varsovie) et entourent Przemysl (ville des Etats autrichiens (Galicie), a 100 kilomètres de Lemberg) en Galicie.
Lundi 7 septembre 1914. Continuation des succès de l'armée de Paris sur l'Ourcq et des forces françaises à Montmirail (chef-lieu de canton (Marne), sur une colline dominant la vallée du Petit-Morin, à 39 kilomètres S.-O.. d'Epernay), Fère-Champenoise (chef-lieu de canton (Marne), à 38 kilomètres S. d'Epernay), Vitry-le-François; les Allemands reculent au delà, de Nanteuil-le-Haudouin (petite ville de Belgique, à 29 kilomètres d'Anvers), Meaux, Sézanne et Verdun. Quelques avantages au delà de la forêt de Champenoux, près de Nancy. Quelques succès aussi dans les Vosges. Les Belges battent les Allemands à Saint-Amand (chef-lieu de canton (Oise), à 20 kilomètres S.-E. de Senlis) et sous les forts d'Anvers. (1) Réquisition des taxis Renault appelés G7, pour transporter les troupes à Nanteuil-le-Haudoin (1) Les Allemands prennent Maubeuge (2) Von Kluck replie son centre sur l'Ourcq. Une brèche se forme entre lui et la IIe armée de von Bülow. Von Kluck doit faire face à Maunoury sur sa droite, à Franchet d'Esperey sur sa gauche. Von Bülowest attaqué au centre et sur sa droite par Franchet d'Esperey et menacé sur son aile gauche par la IXe armée de Foch. (4) 11ème jour du siège de Maubeuge. Le général Fournier fait hisser le drapeau blanc. (4) Les Allemands occupent Arras et laissent 2 bataillons d’infanterie à Valenciennes Mardi 8 septembre 1914. Anglais et Français progressent sur les rives de l'Ourcq et du côté de Vitry-le-François. Arrivée du Maroc de toutes les troupes françaises disponibles. Les Serbes s'emparent de Semlin (ville d'Autriche-Hongrie, sur le Danube, près de l'embouchure de la Save, vis à vis de Belgrade), en face de Belgrade. Retraite désastreuse des Autrichiens qui sont écrasés par les Russes sous Lemberg. (2) Victoire allemande des lacs Mazuriques en Pologne sur les Russes, qui confirme la victoire allemande de Tannenberg (Stębark) (fin le 15 septembre). Les Russes se replient vers la frontière russo-allemande originelle. (2) Maubeuge est prise par les troupes allemandes. (2) Les Russes écrasent les Autrichiens à Lemberg (fin le 12 septembre). (2) Siège de Przemysl, occupation de la Galicie orientale jusqu’au San et contrôle des cols des Carpates par l'armée russe en octobre. (3) investie le 26 par la IIème armée du général von Bülow)
Mercredi 9 septembre 1914. La bataille se continue sur la Marne; les Allemands, repoussés sur toute la ligne, reculent de 40 kilomètres. La garde prussienne est rejetée dans la vallée du Petit-Morin et dans les marais de Saint-Gond, où elle perd son artillerie lourde, par l'armée anglaise et l'armée de Paris. En Lorraine, l'armée française atteint la forêt de Champenoux. Les Belges battent les Allemands devant Matines (ville de Belgique, à 23 kilomètres S. d'Anvers). Les Russes continuent à poursuivre les Autrichiens en retraite au sud de Lemberg, battent les Austro-Allemands à Krasnik et s'emparent de plusieurs villes. (1) Le général en chef allemand Helmuth von Moltke donne l’ordre à son armée de se retirer sur l’Aisne (2) Le général von Moltke ordonne la retraite des armées de l'aile droite allemande et l'arrêt de l'offensive contre le Grand-Couronné où Castelnau résiste depuis le 5. (3) Le chancelier von Bethmann-Hollweg établit un programme d’action à l’Ouest qui dévoile les buts de guerre de l’Allemagne : la France vaincue sera amputée du bassin de Briey et paira une lourde indemnité de guerre, tandis que l’Allemagne, prenant la tête d’une vaste confédération européenne, regroupera sous son autorité la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Danemark, l’Autriche-Hongrie, la Pologne et, le cas échéant l’Italie et les pays scandinaves. (3) Le grand-duc Nicolas, commandant en chef du front de l’Est fait une déclaration solennelle qui promet au nom du tsar la reconstitution de la Pologne après la guerre, dans le cadre d’un Etat polonais autonome placé « sous le spectre de l’empereur de Russie » (4) La bataille de la Marne se solde par une défaite allemande : Paris est sauvé Jeudi 10 septembre au dimanche 13 septembre
(2) Retraite générale des armées allemandes jusqu’à l’Aisne, la Vesle et la Suippe.
Jeudi 10 septembre 1914. Les Allemands sont en retraite sur l'Oise et sur l'Aisne, et la garde prussienne est poursuivie au delà des marais de Saint-Gond; sur l'Argonne et sur l'Ornain (rivière de France, affluent de droite de la Marne, passe à Bar-le-Duc) nous maintenons avec avantage nos positions. En Autriche (Galicie), les Russes combattent jusqu'au Dniester.
Vendredi 11 septembre 1914. Depuis les quatre jours de la grande bataille de la Marne, les Allemands ont reculé de 75 kilomètres sur l'Oise et sur l'Aisne; ils abandonnent, en quantité, des prisonniers, des blessés, des armes, des munitions et du matériel de toutes sortes. Nouvelle protestation française auprès des États-Unis contre les atrocités commises par les Allemands et leur emploi de balles dum-dum (alors qu'ils nous accusent calomnieusement d'en faire usage). En Autriche (Galicie), les Autrichiens en retraite sont harcelés par les Russes. L'armée serbe, victorieuse, passe la Save (affluent de droite du Danube). (4) Joffre envoie un télégramme au gouvernement « la bataille de la Marne s’achève par une victoire incontestable ». (4) Les troupes allemandes battent en retraite en direction de l’Aisne et de l’Oise Samedi 12 septembre 1914. Retraite complète des Allemands depuis l'Oise jusqu'en Lorraine; nous progressons aussi à l'est et au nord de Nancy; nous réoccupons Lunéville. Les Belges réoccupent Termonde. Les Russes s'emparent de Tomaszow (ville de la Pologne russe, sur la frontière de Galicie); l'armée autrichienne est coupée. (4) Les Allemands quittent Reims. Sous la protection de leurs canons, ils sont en retraite sur tout le front. Dimanche 13 septembre 1914. Les Allemands se replient en désordre vers l'Est et vers le Nord, et sont vigoureusement poursuivis par nos troupes, Amiens, Pont-à-Mousson, Raon-l'Étape et quelques autres villes sont réoccupées par l’armée française. Les Belges ont repris Malines et Aerschott. Les Autrichiens, battus à Krasnik et à Tomaszow, poursuivent leur retraite désordonnée. Les Anglais s'emparent d'une des colonies de l'Archipel Bismarck (N.-E. de la Nouvelle-Guinée (Océanie)). (4) Victoire française au Grand Couronné de Nancy. La 6ème armée allemande se replie jusqu’à ma Seille où le front se stabilisera jusqu’en 1918 Lundi 14 septembre 1914. La poursuite continue, les alliés ont partout rejoint le gros de l'armée. Le fort de Troyon (au sud du camp retranché de Verdun) a été dégagé. De Nancy aux Vosges, le territoire est évacué. Les Belges retiennent, par leur résistance, deux corps d'armée allemands. (3) Le général Helmut von Moltke, chef de l’état-major allemand est lomogé par Guillaume II après la défaite de la Marne. Erich von Falkenhayn, ministre prussien de la Guerre en 1913, le remplace. (3) En Serbie, après avoir franchi la Drina, les autrichiens attaquent les armées serbes vers les monts de Gouchevo, les obligeant à reculer au centre du pays. (3) Le ministre russe des Affaires étrangères Serguei Sazonov présente le programme d’action de son gouvernement : évincer l’Allemagne, reconstituer un vaste royaume de Pologne, modifier les frontières balkaniques au profit de la Serbie et créer une triple monarchie au centre de l’Europe grâce à la fondation du royaume de Bohême. (3) Les ministres des Affaires Etrangères français et britanique, Théophile Delcassé et sir Edward Grey, le chancelier d’Allemagne, Théobald von Bethmann-Hollweg, répondent négativement à l’offre de médiation du président Wilson. (4) Le front se stabilise entre l’Oise et l’Argonne Mardi 15 septembre 1914. Premier jour de la bataille de l'Aisne: les Allemands reculent entre l’Argonne et la Meuse et résistent au nord de l'Aisne; ils reculent à notre aile droite. En Belgique, les Allemands évacuent Alost (S.-O. de Termonde). Les Russes occupent Cernowitz. Les Serbes battent les Autrichiens sur la Drina et sur la Save. (1) seconde victoire de Hindenburg sur l’armée russe du Niémen en Mazurie. Les Russes (du général Rennenkampf) sont chassés de Prusse orientale. (3) En Italie, premièress manisfestations de masse à Milan contre l’Autriche et en favur de l’intervention, organisées par les futuristes Filippo Tommaso Marinetti et Umberto Boccioni. (4) Sur l’ensemble du front, les troupes se retranchent et les combats s’enlisent. (4) Les troupes françaises et anglaises tentent de s’emparer du plateau du Chemin des Dames. C’est un échec. (4) Arras est occupée par les Allemands. (4) Un corps d’armée allemand (60 000hommes) traverse la ville de Denain. (4) A Douai, toutes les marchandises sont enlevées par les Allemands. (4) A Valenciennes, les Allemands réquisitionnent vélos et autos.
Serbes occupent Semlin. Toutefois les Autrichiens continuent à bombarder Belgrade; les Monténégrins bombardent les environs de Sarajevo (capitale de la Bosnie). Les Japonais s'emparent de Tsi-mo (près de Kiao-Tchéou).
Vendredi 18 septembre 1914. Quatrième jour de la bataille de l'Aisne : les Allemands reculent légèrement à notre aile gauche. Les Russes talonnent les Autrichiens et s'emparent de Sandomir (ville de la Pologne russe, au confluent de la Vistule et de la San). Les Allemands se replient dans la Prusse orientale. Les Belges forcent les Allemands à se replier devant Termonde. (1) Les japonais assiègent Qingdao (4) Entre Reims et l’Argonne, les Allemands se fortifient, en construisant des tranchées abris (4) Des obus allemands touchent à nouveau la cathédrale de Reims (4) Les Allemands tentent encore une offensive au sud de Verdun. Samedi 19 septembre 1914. Cinquième jour de la bataille de l'Aisne : les Allemands continuent à reculer lentement à notre aile gauche qui s'étend dans la direction de Noyon; nos troupes progressent également dans l’Argonne. Les Allemands, ne pouvant avancer du côté de Reims, bombardent la cathédrale. Les Belges battent les Allemands près d'Yperen (en français Ypres, ville de Belgique, à 46 kilomètres S.-O. de Bruges). (4) Une offensive française entre Noyon et Péronne se solde par un échec (4) Offensive allemande sur les forts de la Meuse près de Verdun. (4) La cathédrale de Reims est ravagée par un incendie suite aux bombardements allemands. Dimanche 20 septembre 1914. Sixième jour de la bataille de l'Aisne : les troupes françaises continuent à avancer lentement sur tout le front, et atteignent Lassigny et l'ouest de Noyon; violents combats à Craonne ((Aisne), à 25 kilomètres S.-E. de Laon.), ainsi qu'au nord et à l'est de Reims; progrès sensibles dans les Vosges, mais les opérations sont bien retardées par les pluies incessantes qui, depuis quatre jours, rendent les chemins impraticables. Les Allemands se fortifient vers Château-Salins (ville d'Alsace-Lorraine, à 58 kilomètres N.-E. de Nancy). Les Russes battent la garnison de Przemysl. Brillantes victoires serbes et monténégrines en Bosnie, dans les environs de Sarajevo. (1) Reims est bombardée et la cathédrale gravement endommagée. (4) La ville de Landrecies est pillée par une colonne d’artillerie et d’infanterie allemande. Lundi 21 septembre 1914. Septième jour de la bataille de l'Aisne : continuation de l'avance très lente de nos troupes sur toute la ligne. De très violentes offensives allemandes sont repoussées en divers points. Réprobation de presque tous les États du monde contre le bombardement de la cathédrale de Reims. (4) Dans l’Aisne la contre-offensive allemande est bloquée et les troupes ont l’ordre de se retrancher. (4) Péronne est reconquise par la Allemands. (4) Les Français reprennet Noyon et avancent jusque Lassigny. (4) Proclamation de Guillaume II : « L’Allemagne n’a pas demandé la paix. L’Allemagne combattra jusqu’à la fin, jusqu’au dernier homme, car l’existence de la nation dépend du sort de la lutte ».23 septembre (4) Bataille de l’Aisne, violents combats à Péronne, bataille des Hauts-de-Meuse. Mardi 22 septembre 1914. Huitième jour de la bataille de l'Aisne : violents combats sur la rive droite de l'Oise, vers Lassigny; dans la Woëvre, au nord-est de Verdun, les attaques très vives de l'ennemi sont repoussées; en Lorraine et Vosges, les Allemands évacuent Nomény ((Meurthe-et-Moselle), petite ville à 30 kilomètres de Nancy) et Arracourt (petite ville de Meurthe-et-Moselle. à quelques kilomètres de la frontière d'Alsace.). Les troupes allemandes quittent Bruxelles pour se rendre, partie en France, partie en Russie; les troupes allemandes sont remplacées par des troupes autrichiennes. Les Belges battent à Malines les Allemands qui se retranchent dans la région de Louvain. Les Russes, en Galicie, s'emparent de la ville fortifiée de Yaroslaw (ville de Galicie, au N. de Przemysl). Les Serbes, après une bataille qui a duré plusieurs jours, écrasent les Autrichiens sur la Drina à Kroupagné.
Mercredi 23 septembre 1914. Neuvième jour de la bataille de l'Aisne : continuation assez générale de notre avance, particulièrement à Roye (petite ville de la Somme, à 18 kilomètres E.-N.-E. de Montdidier.); Péronne est occupée après une très vive résistance. Actions très violentes sur les Hauts-de-Meuse et à l'est de l'Argonne, où il y a eu des alternances d'avance et de recul. Des aviateurs anglais ont bombardé les hangars des Zeppelins de Cologne et de Dusseldorf. Les Serbes et les Monténégrins entourent la capitale de la Bosnie, Sarajevo. (C'est à Sarajevo que l'archiduc héritier d'Autriche et sa femme furent assassinés, et c'est cet assassinat qui fut le prétexte de la guerre actuelle.) (1) Offensive allemande en forêt d’Argonne et prise de Varennes (3) Après de violents combats sur l’Aisne (13-17 septembre), des affrontements éclatent sur la Somme, qui suivent la progression des armées anglo-françaises et allemandes vers la mer.
Jeudi 24 septembre 1914. Dixième jour de la bataille de l'Aisne : avance de l'aile gauche de l'armée française vers le Nord; accalmie au centre et à l'aile droite. Les Russes investissent complètement Przemysl et continuent leur marche sur Cracovie (ville de la Pologne autrichienne, sur la Vistule). En Prusse orientale, les Allemands, battus par les Russes, se replient sur la ligne Kalish (ville de la Pologne russe, sur la frontière prussienne.) Thorn (ville fortifiée de Prusse, sur la rive droite de la Vistule) et s'y fortifient. En Belgique, un Zeppelin jette, pendant la nuit, trois bombes sur Ostende.
Vendredi 25 septembre 1914 Onzième jour de la bataille de l'Aisne : combats violents entre la Somme et l'Oise, recul et avance successifs au nord de Noyon; progrès sensibles à l'est de Reims; les Allemands prennent pied sur le promontoire d'Hattonchâtel, sur les Hauts-de-Meuse, et poussent jusqu'à Saint-Mihiel; nous les empêchons de passer la Meuse; au sud de Verdun, nos troupes se sont avancées jusqu'à Beaumont; dans la Woëvre, l'ennemi se replie vers le Rupt de Mad (rivière de France, affluent de gauche de la Moselle); les Allemands lancent encore quelques obus sur la cathédrale de Reims. (3) Les quotidiens socialistes qui s’opposent aux autorités militaires et à l’appareil du parti sont victimes d’une sévère répression (3) Le gouvernement italien envoie à Pétrograd un plan en seize points précisant les conditions sous lesquelles l’Italie pourrait entrer en guerre aux côtés de l’Entente. (4) La ville d(Orchies est complétement rasée. Noyon et Lassigny reprises par les Allemands. (4) Reims à nouveau bombardée. (4) Bataille d’Albert. Samedi 26 septembre 1914. Douzième jour de la bataille de l'Aisne : les Allemands attaquent sur tout le front et partout sont repoussés; nous progressons même sur toute la ligne. En Woëvre, l'ennemi, qui avait passé la Meuse, a été rejeté sur la rivière. Reprise du Congo cédé par la France à l'Allemagne. Les Russes, en Galicie, s'emparent de Rzeszoa, sur la voie ferrée de Cracovie. En Posnanie, les Allemands se fortifient au nord de Kalish. (3) Empire ottoman. Après avoir proclamé le 9 l’abolition des capitulations à dater du 1er octobr, le gouvernement turc ordonne la fermeture du détroit des Dardanelles. (4) Des troupes indiennes débarquent à Marseille. Dimanche 27 septembre 1914. Treizième jour de la bataille de l'Aisne : avance générale de nos troupes sur presque toute la ligne; attaques très vives à la baïonnette entre l'Oise et la Somme, et même au nord de la Somme. De Reims à Souain (village de la Marne, à l'E.-S.-E. de Reims), la garde prussienne, qui avait opéré une vigoureuse offensive, est repoussée jusqu'à Béru (village de la Marne, au N.-E. de Reims) et Nogent-l'Abbesse (village de la Marne, à l'E. de Reims). Les attaques allemandes se font sans cesse, la nuit comme le jour. Un Taube, profitant du brouillard, survole Paris et laisse tomber trois bombes qui tuent un vieillard et blessent très grièvement une fillette, avenue du Trocadéro. Les Russes poursuivent les Autrichiens en Galicie; ils pénètrent même en Hongrie. En Prusse orientale, les Allemands, battus dans plusieurs combats, battent en retraite. Les Serbes et les Monténégrins battent encore les Autrichiens dans plusieurs combats. (3) Cameroun allemand. Chute de Douala, occupée par une colonne anglo-française convoyée par plusieurs navires de guerre. (4) Première bataille de l’Artois. Lundi 28 septembre 1914. Quatorzième jour de la bataille de l'Aisne : nos troupes progressent sur les Hauts-de-Meuse. Dans la Woëvre, un brouillard très épais arrête les opérations. La colonie allemande du Cameroun est prise par les troupes anglo-françaises. Les Belges font subir un grave échec aux Allemands qui, par vengeance, bombardent de nouveau Malines. Les Russes poursuivent en Hongrie les Autrichiens, en complète déroute. (2) Siège d'Anvers. Après la chute des deux ceintures fortifiées entourant la ville à distance, les troupes allemandes commencent l'attaque du noyau urbain. (3) En Galicie, les Russes assiègent Przemyl après avoir infligé une défaite à l’armée austro-hongroise à Lemberg (Lvov) [3 septembre] et à Rava-Russka (12 septembre). Retraite austro-hongroise entre les Carpates et la Vistules, vers Cracovie. (3) Les Allemands entreprennent le sièges d’Anvers par le bombardement de la première ligne des forts. (4) Neuves-Chapelle est reprise parles Anglais (4) Siège d’Anvers. Mardi 29 septembre 1914. Quinzième jour de la bataille de l'Aisne : les attaques allemandes se renouvellent constamment, nuit et jour, entre l'Oise et la Somme; ces attaques sont toutes repoussées. Légère avance de nos troupes entre l'Argonne et la Meuse. En Galicie, la déroute autrichienne s'accentue. Les Serbes et les Monténégrins sont sous les murs de Sarajevo. En Dalmatie, les troupes anglo-françaises s'emparent de Lissa, devant Cattaro.
Mercredi 30 septembre 1914. Seizième jour de la bataille de l'Aisne : l'aile gauche de notre armée s'avance vers le Nord; progrès sensible en Woëvre et en Argonne. En Galicie, la garnison de Przemysl tente une sortie et est battue par les Russes. Les Russes, dans les Karpathes, battent les Hongrois, et commencent à investir Cracovie. Les Serbes reprennent Semlin, dont les Autrichiens s'étaient emparés de nouveau. (3) Le plan allemand d’invasion de la Pologne est contrecarré par la résistance de l’armée russe du général Rennenkampf, victorieuse de l’armée allemandes du général Schubert à Augustowo. (4) La décision est prisepar les Français d’attaquer plus au nord dans la région d’Arras. (4) Les troupes française occupent Lille et Arras. (4) Siège d’Anvers. (4) La base d’Ostende est prête à accueillir le gouvernement et l’armée belge. |